Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:00

ankh hiero

 

La mort "totale"

était impensable pour les Égyptiens.


  BD_Mummy_and_Ba.jpg

Bâ survole la momie pour la vivifier, au-dessus du coeur...

Le défunt repose sur son lit funèbre...

L'unification du bâ et du corps momifié fut nécessaire pour la survie de bâ après la rupture.

De chaque côté on peut remarquer des lampes...

Papyrus d'Ani.

Planche 17.

Préambule... 

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet... Si cela vous est nécessaire :  

 

Pour en savoir davantage sur ce principe spirituel des temps anciens, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !


Tout commença le jour de la rupture...

 

Celle d'un être qui s'éteint !

 

"Tu montes,

tu descends...

tu glisses,

comme ton cœur le désire,


tu sors de ton tombeau chaque matin,

 

tu y rentres chaque soir"     

 

Neferoubenef.jpg

La sortie au jour du bâ

et

de l'ombre de Neferoubenef.

Vignette du chapitre 92.

Musée du Louvre.

Source : © Soutekh67

                                     Provenant du : site Licence Creative Commons 

 

Qu'avons nous donc découvert sur ce grand principe, jusqu'à présent ?


Pour conserver son Bâ, il était nécessaire que le corps du défunt soit intègre : il devait garder sa forme humaine !

• La momification était donc une étape obligée... indispensable...

• Lors du décès, le Bâ s’envolait, reprenant, en quelque sorte sa liberté !

• Les nétèrou, contrairement aux humains, pouvaient apparaître sous différentes formes et, ceci grâce au fait qu'ils possédaient de multiples Baou.


→ Comme il avait la capacité de s'envoler...  il avait aussi celle de passer d'un plan du réel à un autre ! 

• Mais surtout, il ne fallait pas le confondre avec l’âme Humaine !


→ Il n'était pas pour autant autonome : il était bien lié... à son corps d'origine !


→ Bâ pouvait aussi être représenté à coté de l'ombre... De plus, il semblerait que celle-ci fut liée à la sexualité du défunt : visiblement, ce dernier souhaitait garder cette activité dans l'au-delà...

 

Les ailes de Bâ incarnaient bien sa mobilité ! Et, ceci devait s'opérer de l'être... vers le sur-être ! 

• Une interdépendance existait, puisque Bâ devait d'être reconnu par Ka (le ka divinisé) afin que le défunt puisse s'animer.

 

 A l'origine, il y avait Bâ... à la fin y eu Bâ ! Au milieu, il y avait aussi bâ qui était en toutes choses !

• Il existait donc trois différentes conceptions du Bâ, à savoir le :

        → Bâ "âme" cosmique,
        → Bâ "âme" naturelle",
        → Bâ "âme" humaine.


Le bâ des nétèrou évoluait selon des règles différentes par rapports au bâ humain !

• Le monde divin était que très peu concerné par la mort !

Chacune des étoiles du ciel était perçue comme étant le bâ d'un nétèr !

Le nétèr Nout... la voûte céleste divinisée, était "celle aux milles baou" !

 

 Quand bâ animait les statues

• Tout comme les nétèrou eux-mêmes, les baou pouvaient se syncrétiser, fusionner...

• Les statues furent, en vérité, animées par Bâ.

 

"Ka" par rapport à "bâ" !

• Par opposition au bâ, le ka était une faculté statique.

Mais Ka avait besoin de Bâ pour...

 

Embaumer afin que puisse vivre le bâ...

• La non-conservation du corps, après la rupture, devait être bien inconcevable si  d'emblé on désirait atteindre la deuxième vie !

  

  Nekken âme

de Nekhen.
Règne de Sésostris I (1 961-1 917 avant J.-C.).
Calcaire peint, du temple de la pyramide de Sésostris I.

Lisht.
Fonds Rogers, 1909 (09.180.41).


Chapitre 89 du "Livre pour sortir au jour":

(avec la traduction de Paul Barguet)

 

Attention, quand vous lirez "âme", comprenez bâ :

 

"Formule pour permettre à l'âme de se réunir à son corps dans l'empire des morts. (...), grand dieu, fais que mon âme vienne à moi, en quelque lieu qu'elle soit !

 

Si l'on me tarde à me ramener mon âme, en quelque lieu qu'elle soit, alors tu trouveras l'œil d'Horus dressé contre toi, comme cela. (...)

 

O dieux qui tirez la barque du maître des millions d'années,

 

qui amenez le ciel à la Douat,

 

qui éloignez le ciel inférieur,

qui faites que les âmes se rapprochent des momies,

 

que vos mains tiennent vos cordages (...)

et

faites que cette âme du (défunt que je suis) monte auprès des dieux sous vos fesses,

de l'horizon oriental du ciel,

pour accompagner jusqu'au lieu où elle était hier, en paix,

 

en paix, à l'Occident !

 

Qu'elle voie son corps,

qu'elle repose sur sa momie !

(Ainsi) il ne périra pas,

 

il ne sera pas anéanti, jamais." 

 

Improprement traduit par "âme", le bâ était un principe spirituel !

 

Il devait prendre son envol lors de la rupture fatidique !


Paradoxalement, Bâ était néanmoins lié à la vie.


Mais, à la vie post mortem du défunt !

 

Ainsi, demeurent de nombreux textes funéraires qui devaient être non seulement gravés sur maints supports, mais aussi lus, lors des rituels funéraires et, ceci afin d'aider cette dichotomie que fut cette séparation entre :

- Le bâ,

- Et la momie du défunt.

 

De fait :

- Bâ se devait d'aller au ciel,

- Et, le corps avait cette nécessité de reposer intact dans l'hypogée, cacher dans la Douât, ce monde souterrain...

 

"On t'a rendu ton cœur de ta mère, le viscère du cœur de ton corps ;

 

on a placé ton âme-bâ au ciel,

 

ton corps dans la terre."

Chapitre numéros 169 du "Livre pour sortir au jour". 


Mais ne nous trompons pas !

Si ce lien devait logiquement se rompre au moment de la rupture, cela ne devait pas être de façon pérenne !

    ani pl 17

 

Aucun culte ne fut rendu à bâ…

 

Bâ fut vénéré probablement des millions de fois et, cela à travers le culte rendu au bâ de chaque :

- Être ayant été mortel auparavant !

- Pharaon,

- Nétèr,

-…


Sans lui être spécifiquement réservés, on l'adulait néanmoins au niveau :

- Des temples,

- Et des hypogées…


Vénérer la statue d’un nétèr, que cela soit :

- Au sein d'un sanctuaire,

- Ou lors de processions… Cela correspondait bien à la vénération du bâ de la divinité !


Mais le bâ qui importait le plus aux yeux de nos antiques Égyptiens fut forcément celui correspondant à chaque mortel, qu’il fut :

- Pharaon,

- Ou alors un simple sujet de sa majesté !


Une adulation qui devait s’effectuer de manière bien différente selon le niveau social de l’individu !

 

Une trinité spirituelle...

 

→ Le Ka...

 

→ L'Akh...

 

→ Le bâ... 

 

L'homme aurait été ainsi, riche de par une trinité : lui concevant ainsi l'esprit !  

 

Mais, cette trinité ne fut pas le propre de l'Homme !

 

Tout être vivant en était muni, voir même certains nétérou...

 

De plus, il ne vous aurait pas été possible, lors d'une autopsie par exemple, d'identifier physiquement cette trinité !

Elle fut en vérité, cette trinité et, vous l'aurez bien compris, qu'un concept métaphysique !

 

De plus les trois éléments qui la composent sont dépendants les uns par rapport aux autres !


Vous ne trouverez certainement jamais... 

 

Il est fort probable, que vous ne trouviez jamais de traduction à la fois de :

- Bâ,

- Et de Ka !

 

Cela vous faciliterait certainement la compréhension s'il existait un terme adéquate, correspondant à notre culture !

 

Le peu de traduction que vous seriez à même de rencontrer, pour bâ notamment, serait "âme".

 

Hors, non seulement cela serait :

- Inadéquate,

- Mais de plus, quelque peu erroné !

 

Aussi, nous garderons cette dénomination de bâ et de ka !

 

Dès le Nouvel Empire Égyptien...

 

Bâ fut représenté :

- Sous la forme d'un oiseau,

- Dont la tête fut humaine.

Ba-Vogel Hildesheim

 

Au chapitre (1) du "livre pour sortir au jour", bâ vole dans la descenderie de l'hypogée située entre :

- La chambre du sarcophage,

- Et la chapelle funéraire !

 

Ainsi, bâ devait-il être apte à passer d'un plan à un autre !

 

L'univers dans ce paradigme ancien devait être composé de 3 parties :

- Le monde des vivants,

- Le monde des défunts,

- Le monde des nétèrou !

 

Tout en changeant de forme, Homme comme nétèrou, avait la capacité, grâce au bâ, de passer d'un plan vers un autre.

 

De cette manière, les nétèrou pouvaient très bien accéder au monde des vivants !

 

Théologie d'Amon...

 

Ainsi, selon cette théologie, le bâ du nétèr se manifestait dans l'ensemble de la création ! 

Ce nétèr primordial, pouvait ainsi transmettre le Ka...

 

Transférer cette potentialité de vie à tous ce qui existait !

 

De fait, cette manifestation discernable quant à son potentiel créateur fut dénommé bâ !

 

Il fut composé d'au moins 10 baou :

- Le soleil,

- La lune,

- L'air,

- L'eau,

- Le feu,

- Le bétail,

- Les oiseaux,

- Les animaux aquatiques,

- Les reptiles,

- Le Ka royal. Ce dernier fut en vérité la représentation de l'humanité dans son ensemble ! 

 

Libérer Bâ... 

 

Une certitude cependant, ce ne fut pas la "rupture" qui libérait bâ du corps du défunt dans lequel il avait vécu dans le monde des vivants !

 

Une libération rituelle devait avoir lieu pour l'accomplir !

 

Cela constituait sans doute l'élément cultuel le plus important relatif à bâ.

 

Une fois que la momie fut "achevée"...

Par conséquent, prête à être enterrée...

Les prêtres embaumeurs allait se saisir d'une herminette rituelle et toucher certaines parties du corps.

 

Lorsqu'il en vint au visage, l'officiant pratiquait au moyen de son instrument "l'ouverture de la bouche".

Non content d' "ouvrir les sens" du défunt (ce qui lui permettait de manger et de parler dans l'au-delà), ce rituel libérait :

- Le bâ,

- Et le ka, afin qu'ils puissent voyager à leur guise dans l'autre monde.

 

Ainsi bâ naissait-il par la bouche de tout Homme embaumé.

 

Alors, et alors seulement, le corps pouvait être inhumé en son hypogée.

 

était finalement le vrai interlocuteur des vivants lorsque ceux-ci s'adressaient : 

- A leurs nétèrou,

- A leurs défunts...  

 

 

  ba

 

A suivre... 


Désinences... prochainement sur le même sujet... à savoir les Baou...

   

- Au tombeau, 

- ...  

 

A voir également... 

 

Naître quand l'être s'éteint ! ? (Bâ n°1) en Égypte antique !

 

Dans l'anthropologie (Bâ n°2) en Égypte antique !

 

Le Ba n'est pas autonome : (Bâ n°3) en Égypte ancienne !

 

L'ombre et le Ba : (Bâ n°4) en Égypte ancienne !

 

Un concept bien dynamique... Bâ : (n°5) en Égypte ancienne !

 

Les différentes conceptions du Bâ : (n°6) en Égypte ancienne !

 

Les "baou" divins... Bâ : (n°7) en Égypte ancienne !

 

Quand bâ animait les statues... (n°8) en Égypte ancienne !

 

"Ka" par rapport à "bâ"... (n°9) en Égypte ancienne !

 

Embaumer afin que puisse vivre le bâ !... (n°10) en Égypte ancienne !

 

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

 

     • Sources...

 

Initiation aux Livres des Morts égyptien, éditions Albin Michel, 1991.

 

Égypte, les mystères du sacré, Éditions du Félin, 1987.

 

Guilmot, Max, Le Message spirituel de l'Égypte ancienne, Édition du Rocher, Monaco.

 

Gaston Maspero, Études égyptiennes, Éditions Imprimerie Nationale, 1879. 

 

Preys, R., Schrauwen j.p "Le papyrus d'Ani" sur Egyptologica.be.

 

Symbolique de l’Égypte, éditions du Huitième jour.

 

Paul Barguet, Textes des Sarcophages égyptiens du Moyen Empire, Paris, Éditions du Cerf, 1986.

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003.

 

Catherine Chadefaud,  L'Écrit dans l'Égypte Ancienne, Paris, Hachette, 1993.


 

     • Sitographie…

 

Wikipédia

 

www.egyptologica.be_papyrus_ani_pa_planche10.

Clé de VIE

 

Apophtegme... 

 

Voici en quelque sorte un "Bâ" refusant cette rupture...


"Si tu songes à la tombe, c'est amertume de coeur;


C'est ce qui fait venir les larmes, et qui accable l'homme.


C'est arracher un homme de sa maison, l'abandonner sur la montagne.


Tu ne sortiras plus au jour, pour voir le soleil.


Ceux qui ont bâti en granit rose et ouvré dans une pyramide
De belles salles en beau travail,
Une fois que de constructeurs ils sont devenus dieux,
Leurs tables d'offrandes sont vides.


Ils sont comme des misérables morts sur la berge,
Sans héritiers, à la merci du flot et de l'ardeur du soleil,
A qui parlent les poissons du bord de l'eau.


Ecoute-moi donc;


vois,

 

il est bon pour l'homme d'écouter.


Obéis au beau jour et oublie le souci."

(Traduction de Pierre Gilbert, 1949, La poésie égyptienne, Bruxelles, F.E.R.E.)   

 

 

Fichier en PDF 

 

Libérer bâ !... (11) en Égypte ancienne ! Libérer bâ !... (11) en Égypte ancienne !  

 

 


 

 

aimé

 

jean-claude

 

 

ânkh oudja seneb


vsf001


n(=w), w(=w), snb(=w) 


"Qu'il soit vivant, intact et en bonne santé !"


La traduction littérale en français est quelque peu fausse, nonobstant, les voici :

 

vie, santé, force (v.s.f.)

                                                                              

 vie, force et santé.

 

 


Par ânhk - Publié dans : "Le LIVRE pour SORTIE au JOUR" en Egypte antique - Communauté : blog culture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 23:50

ankh hiero

 

Afin que le défunt puisse jouir :

- D'une deuxième vie sereine,

- Du bien être de ce paradigme...

 

La magie fit que l'Égypte élabora des textes...

 

→ Ils étaient d'ailleurs lus lors des :

- Embaumements,

- Des funérailles,

- Durant le culte,

-...


→ Ils étaient aussi gravés ou peints :

- Sur les murs des tombes,

- Sur le mobilier funéraire,

- Sur les papyrus,

-...

 

  Dessins-preparatoires-des-illutrations-du-Livre-des-Portes.jpg

  Dessins préparatoires des illustrations du "Livre des Portes".

Hypogée d'Horemheb de la 18e dynastie.

Vallée des rois.

 

Il existe divers types de littératures :


→ Celles relatives à la sagesse...

 

La littérature concernant cette fameuse sagesse Égyptienne :

- Apparaît aux alentours 3 000 avant J.C,

- Et, jusqu'à Alexandre Le Grand, on ne dénombre pas moins de 17 oeuvres de sagesses !


La nature première de cette sagesse Égyptienne antique est bien d'enseigner :

- Des normes de conduite,

- Et, de comportement,

-...

 

On pourrait l'apparenté de nos jours, à une norme, à une charte quant à la vie sociale ! 

 

→ Les textes funéraires...

 

Ces textes avaient bien une fonction magique !

 

Ils étaient bien à la disposition du défunt !

 

Cela devait lui donner les moyens de se défendre envers les dangers qui pouvaient le guetter dans le monde de l'au-delà...

 

Tout ceci avait un objectif de limiter les risques inhérents à un deuxième trépas...

 

Mais, ses textes funéraires n'ont pas été statiques puisqu'ils ont évolué avec le temps ! De recopies en recopies...

...

 

→ ...

 

 

Préambule... 

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet... Si cela vous est nécessaire :   

 

Pour en savoir davantage sur ce que furent les textes funéraires en Égypte ancienne,  je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Nous avons donc découvert dans les précédents articles :

 

Introduction...

 

Les textes les plus importants...

---> Le Livre de l’Amdouat ou le livre de la salle cachée !

---> Le Livre des Portes, 

---> Le Livre des cavernes,

---> Le Livre de la terre ou d'Aker,

---> Le Livre de Nout,

---> Le Livre du jour, 

---> Le Livre de la nuit, 

---> Le Litanies de Rê,

---> Le Livre de la vache du ciel.

 

Mais d'autres œuvres demeurent à savoir :

---> Les textes des pyramides,

--->Les textes des sarcophages,

--->Le Livre des deux chemins,

---> "Livre pour sortir au jour",

---> Livre des respirations,

---> Second livre des respirations,

---> Rituel de l'ouverture de la bouche,

---> Rituel de l'embaumement,

--->...

 

Hypogee-et-Seti-I-_-Extrait-du-Livre-funeraire-de-l-Amdo.jpg

Hypogée de Séti I.

Extrait du Livre funéraire de l'Amdouat.

 19e dynastie dans la vallée des rois. 


Concernant la Sagesse on pouvait remarquer divers textes :

 

Au Moyen Empire : (2 000 - 1 550 avant J-C) 


L'enseignement d'Hordjedef,
L'enseignement pour Kagemni,
L'enseignement de Ptahhotep,
L'enseignement pour Mérykarê,
L'enseignement d'Amménémès I,
L'enseignement de Chéty,
L'enseignement loyaliste,
L'enseignement d'un homme à son fils,
L'enseignement de la tablette de l'Ashmolean Museum,
Recueil d'aphorismes,

...

Au Nouvel Empire : (1 550-1 000 avant J-C) 


L'enseignement d'Ani,
L'enseignement du papyrus Chester Beatty IV,
L'enseignement d'Amennakht,
L'enseignement de Hori,
Le recueil de prohibitions,
L'enseignement d'Aménemopé, 

...

 

Mais aussi à la Basse Époque : (VIIe siècle - IVe siècle avant J-C) 

 

L'enseignement du papyrus Brooklyn.

 

Quant aux textes funéraires, les plus importants furent :

 

 

Thoutmosis-III-en-adoration-devant-la-figure-solaire-d-Amon.jpg

Intérieur de l'hypogée de Séti I.

Portant les extraits du "Livre funéraire de l'Amdouat".

19e dynastie.

Vallée des rois.

 

→ L'Amdouat,

→ Le Livres des portes,

→ Le Livres des cavernes. 

 

Ces derniers décrivaient, heure par heure :

- La course nocturne du soleil,

- Ainsi que tous les dangers que la barque de Rê devait rencontrer jusqu'à l'aube où il éclairait à nouveau le monde des vivants.

 

Ce voyage souterrain fut également un retour dans l'océan primordial, le Noum, où retrouvait toutes ses forces.

 

Lors de son voyage nocturne, , était représenté avec une tête de bélier.

 

Il ne se contentait pas de passer et d'éclairer l'au-delà :

- Il s'arrêtait afin de récompenser les bienheureux,

- Et punir les damnés dont les supplices étaient décrits avec une grande minutie !

 

Pharaon accompagnait dans son voyage, montrant par là qu'il fut devenu comme lui, un nétèr !

 

Parmi les autres textes funéraires... 

 

Nous citerons les :

- Livres du jour,

- Le Livre de la nuit, peint sur les plafonds de la salle du sarcophage, qui décrivaient la course diurne et nocturne du soleil !

 

Un autre texte, les Litanies de , présentait :

- Les noms,

- Et les représentations des soixante-quinze formes connues de .

 

Le Livre de la Vache du ciel racontait alors :

- Que les nétèrou résidaient sur terre,

- L'histoire de la révolte des hommes contre ,

- La punition de ceux-ci par Hathor,

- Puis par la grâce de envers les survivants,

- Et enfin le départ de  pour le ciel, sur le dos d'une vache qui devint dès lors le ciel.

 

Ces textes furent gravés :

- Soit en totalité,

- Soit en partie, sur les murs et les piliers de l'hypogée ainsi que sur la cuve et les sarcophages contenant la momie royale.

 

Quand ces textes n'étaient plus utilisés par les pharaons, certains passèrent dans le domaine "public" et se retrouvaient dès lors recopiés, le plus souvent sous la forme d'extraits, dans les hypogées de particuliers, voire inscrits sur les papyrus (Livre de l'Amdouat). 

 

  Tombeau de Sennedjen - Illustration du livre des morts

A suivre...

 

Désinences... prochainement sur le même sujet à savoir les textes funéraires royaux.

 

- Citons les autres textes comme les Livres du jour et le livre de la nuit,

- Mais comment se présentaient-ils ?

- ...  

 

sortir-au-jour.jpg


" Sortir au jour"


ou  


"Sortir pendant les heures de la lumière solaire représente le désir suprême du mort de s'unir au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"


Ses expressions furent simplement et véritablement un symbole de la vie !

 

 

sortir-au-jour-copie-1.gif

 

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser :

 

Les textes funéraires royaux du Nouvel Empire... (1) en Égypte ancienne !

 

Pharaon l'intermédiaire... Les textes funéraires royaux du Nouvel Empire... (2) En Égypte ancienne !  

 

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources...

 

Pascal Vernus, "Sagesses de l'Égypte pharaonique", La Salamandre, Imprimerie Nationale, Paris, 2001. 

 

Jacques Marchand, Sagesses, Montréal. Liber, 2001. tome 1 p. 261-262.


     • Sitographie…

 

Wikipédia

 

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_sagesses_dans_la_litterature_pharaonique.asp

 

   Taggé avec :

  

  Les textes funéraires en Égypte ancienne !

 

  Clé de VIE

 

Ode antique...

 

Terminons avec cette ode, cet élément de la littérature Égyptienne antique, fut en quelque sorte un éloge à cette rupture que représente la mort !

 

Elle vous paraîtra très probablement fort pessimiste...

 

Mais il faut la replacer dans son contexte d'origine historique à savoir l'effondrement de l'Ancien Empire : période de grands troubles et d'exactions !


Voici donc "le Dialogue du Désespéré avec son Bâ"...

 

Ce texte, particulièrement connu, est issu d'une traduction de Claire Lalouette et est daté de 1981, 33 :

 

  "Dialogue du Désespéré..." 


"La mort est aujourd'hui devant moi
comme la guérison devant un malade,
comme la première sortie après une maladie.

La mort est aujourd'hui devant moi
comme le parfum de la myrrhe,
comme lorsqu'on est sous la voile, par grand vent.

La mort est aujourd'hui devant moi
comme le parfum du lotus
comme lorsqu'on se tient sur la rive de l'ivresse.

La mort est aujourd'hui devant moi
comme un chemin connu
comme lorsqu'un homme revient de guerre vers sa maison.

La mort est aujourd'hui devant moi
comme un ciel qui se dévoile
comme lorsqu'un homme découvre ce qu'il ignorait..."
 

 

 

Fichier en PDF

 

Les principaux textes funéraires royaux du Nouvel Empire ( Les principaux textes funéraires royaux du Nouvel Empire (3) en Égypte ancienne !  

   


  aimé

 

 

jean-claude

 

ânkh oudja seneb


vsf001


n(=w), w(=w), snb(=w) 


"Qu'il soit vivant, intact et en bonne santé !"


La traduction littérale en français est quelque peu fausse, nonobstant, les voici :

 

vie, santé, force (v.s.f.)

                                                                              

 vie, force et santé.

 

 


Par ânhk - Publié dans : Les textes funéraires en Egypte ancienne ! - Communauté : blog culture
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 23:50

ankh hiero

 

Le pharaon n’est autre que le roi d’Égypte...


 

"Quiconque tient l'histoire d'un peuple tient son âme,

 

mais quiconque tient la spiritualité d'un peuple


le contraint à vivre sous le joug d'une servitude éternelle."
Cheikh Anta DIOP

 

Cet extrait provient d'un discours prononcé en 1985, ceci à Atlanta en Géorgie aux État Unis d'Amérique à l'occasion d'une distinction.


30 dynasties pour au moins 250 souverains !

 

Il fut directement responsable :

- De tout...

- De tout ce qui se passe sur terre,

-...

 

Il se devait :

- De maintenir et d'assurer la survie,

- Mais aussi le bien-être de son peuple...


 

"Mes remarques sur l’Égypte seront longues,

 

car aucun autre pays ne possède autant de merveilles,

 

ni autant d’ouvrages dont la description est un défi."

 Hérodote.

 

 

L'Égypte ancienne fut une civilisation gouvernée par les pharaons.

 

Le sens même du mot pharaon n'a pas toujours été le même !

 

Au commencement cela signifiait la "Grande Maison" : en vérité "Per-aa" i.e. le palais du roi !

 

Per-aa commença à être utilisé pour le roi vers 1 450 avant J.-C !

 

Il fallu attendre encore plusieurs siècles afin qu'il devienne d'un usage courant.

 

Ainsi, devait-on utiliser plus tôt le mot de "nesou" afin de désigner pharaon !

 

Le titre de "pharaon" vient de la langue grecque et de son utilisation dans l'Ancien Testament : vous l'aurez compris, ce mot provenait d'une époque bien tardive par rapport à la réalité de cet empire "pharaonique" !


Pharaon fut donc rajouté au titre du roi !

 

Hypogee-de-Peshedu.jpg

Hypogée de Peshedu.

Au sommet de ce sentier qui vous amène à la tombe de Pashedu (100 m de marche environ...) vous pourrez admirer les contours du fameux village de Deir El-Médinet !

 

Deir-El-Medineh.jpg

Rappelez-vous de Deir El-Medineh...

 

Deir-El-Medineh-copie-1.jpg

 

La beauté et la richesse des tombes des nobles à Louxor laissent présager de leur fortune et de leur puissance.


Lorsque le pouvoir de pharaon déclinait celui des élites locales s'affirmait.

 

pachedu406.jpg

  La tombe de  Pached.

La montagne à l'oeil oudjat.

 Osiris sur son trône.


La nature des pouvoirs du pharaon...

 

Fut heureusement bien souvent décrite de par moult textes...


En voici donc un parmi tant d'autres découverts au niveau du temple de Louxor.

 

Il fut daté de la 18e dynastie : néanmoins, il représente un duplicata car son origine remonte bien plus loin... :


"Rê a placé le roi sur la terre des vivants,

pour toujours et à jamais,

pour juger les hommes

et

satisfaire les dieux,

pour faire advenir maât et anéantir iséfet,

en donnant des offrandes aux dieux et des offrandes funéraires aux défunts.

Le nom du roi est dans le ciel comme Rê,

et

il vit d'exaltation comme Rê-Horakhty ;

à le voir, les pat (notables) exultent,

et les rékhyt (sujets) lui adressent des acclamations,

sous son apparence de nouveau-né,

au lever de Rê sous la forme de Khépri."

 

Pharaon fut :


- Le grand prêtre de tous les temples,

- Il devait agir selon la Maât,

- Le commandant des armées,

- Seul au sein de son splendide palais,

-...

 

Les Égyptiens devaient le considérer comme étant :

- Mi-homme,

- Mi-dieu.

De fait, seul le pharaon et les prêtres furent autorisés à pénétrer dans les temples... La seule période qui permit au peuple de participer à l'activité des temples fut celle, souvenez-vous, d'Akhetaton !

 

Les pharaons furent bien les "fils de "...


Au niveau de la Ve dynastie, Héliopolis et son culte solaire s’affirma. A tel point qu'Héliopolis devança Memphis et ceci, au nom de .

 

De fait, nombres de temples solaires furent érigés...

 

Ainsi, tous les pharaons se firent baptiser "Fils de Ré".


Pharaon furent effectivement d'essence divine, mais pas seulement, ils devenaient des enfants du soleil !

 

Il décidait en toute autorité...

 

Mais sait-on aujourd'hui comment :

- Ses décisions,

- Ses décrets,

- Et ses lois furent finalement appliquées ?

 

Ce fut au vizir, collaborateur omniprésent du pharaon et garant de la bonne marche de l'administration, qu'il revenait de s'en assurer !

 

L'image habituelle que nous avons de pharaon est celle de ce personnage :


→Tout puissant,

Mi-divinité, comme nous venons de le voir,

Et grand intercesseur entre les Hommes et les nétèrou,

Garant de l'ordre universel,

Gardien de l'équilibre de la création,

Régnant en maître incontesté sur l'un des plus fabuleux empires du monde antique,

...

 

Et le fait est que ce souverain occupait le sommet d'un immense édifice Pyramide khephren qu'il paraîtrait trop évident de nommer "pyramide", où la hiérarchie était strictement vouée au fonctionnement de l'État centralisé.

 

La comparaison a souvent été faîte, de cette administration égyptienne avec une machine parfaitement réglée dont les engrenages et les courroies transmettaient et diffusaient la volonté du souverain au point le plus reculé de Kemet !

 

Mais, dans la réalité, les faits furent moins idylliques ...

 

Tout ne fut pas aussi simpliste ! Jamais, on ne devrait se fier aux apparences, la réalité est bien trop souvent et fortement différente !

 

Le siège central du pouvoir fut bien situé au palais royal où le souverain résidait avec ce qui constituait son entourage habituel et en tout premier lieu sa famille !

 

Or, celle-ci, loin d'être un soutien pour pharaon, constituait dans la plupart des cas, une menace permanente :

- Pour lui !

- Pour son autorité,

- Voire même, pour sa propre vie !

 

Si elle fut ordinairement raffinée dans ses usages et en apparence policée dans ses moeurs, la cour Égyptienne fut dans la réalité brutale et sans état d'âme, surtout lorsqu'il s'agissait d'exercer le pouvoir, à plus forte raison, de s'en emparer...

 

  Hypogée de Séti I

Hypogée de Séti I.

 

La splendeur de pharaon...

 

Celle-ci, que l'on a découverte notamment avec l'enfant-roi, Toutankhamon, ne doit pas nous faire oublier :

- Les dangers inhérents à sa charge !

-...

- Que de cette immense richesse, de ce luxe post-mortem, le peuple (90% environ), lui en était bien loin,

-...

 

Les complots ne furent pas absents de l'Histoire de l'Égypte, bien au contraire...

 

 

 

A suivre...


Désinences... prochainement sur le même sujet... pharaon gouvernait-il réellement l'Égypte ? 

 

- Assassinés par ses propres eunuques,

- Gouvernés ne fut pas chose si facile,

- Le vizir la clé de voûte de cette administration,

- Transmettre les décisions de pharaon,

- ... contrer les monarques.

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

    

    • Sources...   


Collection "Passion de l'Égypte" Éditions Atlas 2003

 

Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell Edition Parragon 2004

 

Nicolas Grimal. A History of Ancient Egypt . Wiley-Blackwell 1994


David P. Silverman . Ancient Egypt. Oxford University Press 2003


Elizabeth Payne . The Pharaohs of Ancient Egypt. Random House Books for Young Readers 1981  

 

 

    • Sitographie... 

 

wikipedia  

 


 

Clé de VIE

Apophtegme...

 

"Nombreux sont ceux
Qui veulent apprendre,


Rares sont ceux
Qui acceptent d'écouter."
Max Guilmot

 

 

 

Fichier en mode PDF

 

Pharaon gouvernait-il réellement l'Égypte (1) en Égypte Pharaon gouvernait-il réellement l'Égypte (1) en Égypte ancienne !

 

 


 

aimé

 

jean-claude

 

 

 

ânkh oudja seneb


vsf001


n(=w), w(=w), snb(=w) 


"Qu'il soit vivant, intact et en bonne santé !"


La traduction littérale en français est quelque peu fausse :

 

vie, santé, force (v.s.f.)

                                                                              

 vie, force et santé.

Par ânhk - Publié dans : PHARAONs et PERSONNALITEs en Egypte antique - Communauté : blog culture
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 23:55

ankh hiero

 

  Tree goddess

Couvercle de boîte en ivoire.

Ugarit-Minet el-Beida.

1 550-1 200/1150 avant J.C. S. Beaulieu.

© dans Patai 1990, Plate 19. 

 

  Patai, Raphael 1990 (1978).  

The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition.

Detroit, MI : Wayne State University.

 

 

Préambule... 

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet... Si cela vous est nécessaire :   

 

Pour en savoir davantage sur ce nétèr que fut Astarté que l'on confondait aisément avec Kadesh  en Égypte ancienne,  je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Nous avons donc découvert dans les précédents articles :

 

Astarté, Nétèr de la Fertilité, de la beauté, de la Guerre, de l'Amour... 

• Elle était aussi une reine Babylonienne !

• "La fille de Ptah", fut irascible et violente.

 

Une arrivée tardive !

• Au début de la XVIIIe dynastie : c'est à dire entre 1 600 et 1 500 avant JC.

 

Née dans un œuf... Astarté !

• C'était le nétèr de l'amour et celui de la médecine. 

• "On raconte qu'un œuf..."  

 

Élevée à la dignité de Déesse Égyptienne...

•  On subodore qu'il fut écrit sous le règne d'Horemheb... (Une petite incitation à suivre ce lien !)

• ... depuis lors, Astarté fut Égyptienne ! 

 

  Statuette Goddess Louvre AO20127

Statuette de femme nue !
Figurine d'Astarté avec une coiffe cornue.
Peut-être de la Grande Déesse babylonienne !
Albâtre ou, Rubis et terre cuite, IIe siècle av. / ap. J.-C.
Provenance : nécropole d'Hillah, près de Babylon.
H. 15,4 cm, Largeur 11,8 cm

  © Marie-Lan Nguyen (2006)

 

 

Astarté était un nom d'origine sémitique...

 

Comme le fut d'ailleurs Kadesh et Anat !


Sa transcription hiéroglyphique varie selon les lieux et les époques.


Voici d'autres appellations du nétèr que vous serez à même de rencontrer :

- Asteret,

- Astcherty,

- Ashteret,

- Astaroth, déesse des Phéniciens.

L'Écriture la nommait souvent du nom pluriel d'Astaroth, qui signifiait proprement des troupeaux de brebis ou de chèvres (De XII,13.)

- Atcheret,

- Ashcheretchet,

- Aserach, le bocage (ou Aseroth / Aserim), des bois (Asera, Aserot, Aserim), parce qu'on l'adorait dans les bois !

De plus elle fut la déesse des bois : ils étaient proprement son temple.

On lui consacrait des Asera, des bois, où l'on commettait d'ordinaire des impudicités qui ont rendu son culte infâme.

- Asterty(ten),

- Astertenten,

- Ashtart,

- La Reine du ciel (Jer 12 :18 ; 44 :17,18) ; et quelquefois on désignait son culte par celui de milice du ciel (2Ro 18 :4).

Les auteurs sacrés la joignaient presque toujours au dieu Baal, et lui donnaient le nom de dieu (1Ro 11 : 5 ; 13 : 33), n'ayant point de nom particulier pour exprimer une déesse.

-...


astarte.gif

Astarté.


Ces variantes témoignaient certainement de la difficulté, pour les Anciens Égyptiens :

- De correctement saisir les nouveaux sons,

- De les analyser... Sans doute étrangères à leurs oreilles... Du nom de ce divin...

 

S'il en est encore besoin...

 

Cela peut démontrer, que parmi la pléthore de divinités, qui faisait ce paradigme antique, il n'en demeurait pas moins maintes interactions entre eux !


Comme dans la nature, tout est interdépendant !  


Souvenez-vous de cet effet dénommé Papillon !


De fait, toutes les deux, à savoir Kadesh comme Astarté, étaient des nétèrou importés !

 

Montrant par la même Kemet comme ayant tout de même été, du moins à une certaine époque, et surtout après Thoutmosis III, un pays ouvert...

 

La Bible la mentionnait même comme étant la déesse de Sidon ! (1 Re 11:5)

 

De la sorte Astarté fut nétèr :

- De Sidon,

- Et de tyr !

 

"Quand Salomon fut vieux,

 

ses femmes détournèrent son coeur vers d'autres dieux et son coeur ne fut plus tout entier à Yahvé son Dieu comme avait été celui de son père David.


Salomon suivit Astarté,

 

la divinité des
Sidoniens, et Milkom, l'abomination des Ammonites.

(I Rois 11:4 et 5). 

 

Elle fut ainsi la "maîtresse des batailles"...

 

La Bible lui concéda même :

- La fertilité,

- Et rien de plus que l'amour !  

 

Astarté avait tant d'analogie avec Anath, qu'elles avaient pu être considérées comme étant une seule et même déité !


Ne furent-elles pas liées à la déesse Araméenne à savoir Atargatis ?

 

Adorée, Astarté le fut :

- En Égypte comme nous le savons,

- Chez les Hittites aussi,

- Dans le Canaan,

- En Akkadie comme Ishtar !

-...

 

Comme bien des nétèrou avant, elle fut syncrétisée avec :

- Isis,

- Hathor,

- ...

- Et, bien plus tard, à l'Aphrodite des Grecs !

 

Revenons donc à Sidon de la Bible ! 

 

"Le premier né de Canaan" selon la Bible !

 

Bien avant Tyr...

Elle fut fondée aux premiers siècles du IIIe millénaire av. J.-C...

 

Les Hyksos ruinèrent la ville mais de fait, elle fut érigée à nouveau...

 

Au Nouvel Empire Égyptien on la retrouve citée comme étant une des bases maritimes des pharaons :

- Concernant leurs expéditions asiatiques,

- Mais aussi afin de récupérer les tributs annuels !

 

 

On y vénérait une triade, union des divinités courante en Égypte antique, avec :

 

Baal : sous les règnes des ramessides il fut syncrétisé à Montou et à Seth ! 

La Bible le condamna d'ailleurs...

 

Astarté, bien répandue dans la Phénicie...

 

Et Echmoun : le dieu dominant de cette triade !  

 

Il demeure des passages...

 

Dans le premier Livre des Rois (11 : 33)...


Ainsi le roi Salomon aurait commis une erreur, celle d'élever un lieu de culte, et ceci à Astarté...

 

Elle fut de ce fait désignée comme la "déesse des Sidoniens", nonobstant les condamnations :

"(...) et cela,

parce qu'ils m'ont abandonné et se sont prosternés devant Astarté, déesse des Sidoniens,

devant Chamos, dieu de Moab,

et

devant Melchom, dieu des fils d'Ammon,

et parce qu'ils n'ont pas marché dans mes voies pour faire ce qui est droit à mes yeux

et

pour observer mes lois et mes ordonnances, comme l'a fait David, père de Salomon."

(Crampon) 

 

Seth pour époux et Ptah pour père...

 

Une famille lui fut donc accordée avec :

 

Ptah comme père,

 

→ La mère n'est, de nos jours, pas connue !

 

→ Et, Seth pour époux.

 

Le hasard ne semblait pas être de cette partie...

 

Yam (voir le papyrus d'Astarté) avait de nouveau exercé de plus belle son chantage...

 

Ce fut Seth qui aura finalement raison de l'outrecuidant.

 

Astarté ne sera pas insensible à cette victoire !

 

Mais cette union fut surtout le résultat d'une histoire bien plus fameuse : celle opposant Seth à Horus !

 

Assurément, ce dernier s'était finalement vu céder la couronne d'Égypte !

 

Il ne restait somme toute qu'à dédommager Seth !

 

A cet effet, deux épouses lui furent donc offertes :

- Anat ; dont la virilité n'était pas pour lui déplaire,

- Astarté au tempérament non moins belliqueux.

 

Si l'on se rappelle que Seth fut assimilé au nétèr sémitique à savoir, Baal, Astarté se retrouvait de fait, en terrain bien connu, avec des époux de même origine qu'elle !

 

 

As-Julia_Maesa-Sidon_AE30_BMC_300.jpg  

Astarté !

En "équitation" dans un char à quatre branches en saillie du toit.

Sur le revers d'une pièce de monnaie de Sidon (mentionné dans la Bible !).

© Lien

GNU Free Documentation License

 

A suivre...


Désinences... prochainement sur le même sujet... à savoir sur le nétèr Astarté !

 

- Sensuelle mais stérile,

-

-... 

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

    

    • Sources...   


Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Mythes et légendes du monde entier Éditions de Lodi 2006

 

Encyclopédie de la mythologie d'Arthur Cotterell Edition Parragon 2004

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte 

 

Religion & histoire, n° 29 novembre/décembre 2009, p 16.

 

Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.

 

Les Phéniciens : Aux origines du Liban de F. Briquel-Chatonnet et E. Gubel ; Poche -2007-

 

 

    • Sitographie... 

 

wikipedia  

 

http://www.michelledastier.com/index.php/2011/01/23/2040-tunisie-quand-le-jasmin-sent-labsinthe-la-chronique-de-michel-andre

 

Religion amp histoire, n° 29 novembre/décembre 2009, p 16

 

       Taggé avec :


NETEROU en Égypte antique  

 

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser :

 

Une des trois épouses de Seth... Anat (1) en Égypte ancienne !


Une arrivée tardive... Astarté (2) en Égypte ancienne !

 

Née dans un œuf... Astarté (3) en Égypte ancienne !

 

Élevée à la dignité de Déesse Égyptienne... Astarté (4) en Égypte ancienne !


 

Tout sur sa sainteté Kadech... en Égypte ancienne !

 

Tout sur le maître des artisans et de la vérité, la divinité Ptah, en Égypte ancienne !

 

 

 

 

Clé de VIE

 

 

 

 

Fichier en mode PDF

 

Seth pour époux, Ptah pour père... Astarté 5 en Égypt Seth pour époux, Ptah pour père... Astarté (5) en Égypte ancienne !  

 

 

 


 

aimé

 

jean-claude

 

 

ânkh oudja seneb


vsf001


n(=w), w(=w), snb(=w) 


"Qu'il soit vivant, intact et en bonne santé !"


La traduction littérale en français est quelque peu fausse :

 

vie, santé, force (v.s.f.)

                                                                              

 vie, force et santé.


Par ânhk - Publié dans : NETEROU en Egypte antique - Communauté : Histoire
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 16:30

ankh hiero

 

  Le grand savant-scribe :


Amehotep "fils de Hapou"


(1 435 – 1 356 av JC)


  Celui qui, probablement, inspira

Akhenaton dès sa jeunesse !

 

 

  Thoutmosis III en adoration devant la figure solaire d'Amon

  Thoutmosis III.

En adoration devant la figure solaire d'Amon, Rê-Horakhty.

Temple Amada en Nubie,  de la XVIIIe dynastie.

 

Amenhotep sera un des artisans d'un retour aux anciens cultes solaires qui préfigureront les réformes d'Akhénaton dont il deviendra un des proches !

 

 

Préambule... Incroyable mais, vrai !

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet... Si cela vous est nécessaire :  

 

Pour en savoir davantage sur ce grand personnage que fut Amenhotep "fils de Hapou" en Égypte ancienne, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !

 

− C'est un sujet qui peut générer certaines confusions !

 

Car une homonymie pratiquement remarquable coexiste entre deux personnages typiquement Égyptien, de l'ancien temps, malgré une séparation de 1 100 années entre :

• Imhotep,

• Et, le sujet d'aujourd'hui, à savoir Amenhotep qui était bien le "fils de Hapou" ! 

 

Une ascension bien tardive ! 

  Amenhotep avait plus de cinquante ans à son apogée, en 1 931 av JC ! 

 • Alors que son roi, Aménhophis III, n'avait alors que dix ans lorsqu'il monta sur le trône de Tawy ! 

 

− Une épithète "familiale":

• Son père s'appelait Hapou,

• Alors afin de le différencier de son homonyme on parla d'Amenhotep "Fils de Hapou" !

 

Des chefs d'œuvres bien connus...

 

Un proche de Rê...

Issu des collèges héliopolitains, liés à , il fut un grand serviteur du culte solaire !

• Il éclaira le jeune pharaon Amenhotep III sur l'existence du nétèr unique et visible celui-là : qu'il se nommait à Héliopolis ou Aton à Akhetaton.

 

 

800px-GD-EG-Louxor-126

Musée de Louxor, Memphis.

Source © Gérard Ducher.

Licence Creative Commons.

 

Malgré toutes les qualités...

 

L'humanisme de cette société Égyptienne fut bien un des caractères que nous retenons le plus souvent !

 

Nonobstant, la nomination d'un grand personnage à une plus haute fonction dépendait pour beaucoup de ses relations personnels, voir familiales,... !

 

Le mérite personnel n'était probablement pas le facteur essentiel !

 

De fait pouvait-on observer des dynasties familiales concernant une fonction.

 

Ainsi...

 

→ On peut mentionner cet arriviste, que fut en son temps, certainement, le général Horemheb qui fini par acquérir une des plus hautes fonctions, celui de pharaon de la XVIIIe dynastie !

 

Bien sûr, dans cette grande histoire, il ne fut point le seul...

 

→ Souvenez-vous de ce prêtre de Karnak à savoir Hérihor grand prêtre d'Amon, qui devint lui aussi, pharaon !


pic04192006.jpg

Hérihor jouant au Senet.

  Photographe © : Peter A. Clayton

http://www.touregypt.net/featurestories/picture04192006.htm

 

 

Il y en eu bien d'autres encore, des opportunistes...

 

Amenhotep fils de Hapou...


Aurait-il été de ceux là ?

 

Fort probablement...

 

Cependant, ce qui semble bien le différencier d'Hérihor par exemple, fut bien son "auréole" qui perdura longtemps après sa mort ! Sans pour autant atteindre les sommets comme Horemheb !

 

Sa destinée posthume dépassa, et de loin, bien des pharaons !


Amenhotep, au surnom de "Houi" était né à Athribis (dans la delta) !

 

Hapou son père fut en vérité un petit fonctionnaire...

 

Houi donc, fit des études de scribe : pendant de longues années, il dû se contenter de rester dans l'ombre !

 

Jusqu'au moment, ou me semble-t-il, le pharaon de l'époque (encore un homonyme en la personne d'Amenhotep III, 1 390 - 1 353 av. J.-C., futur père d'Akhénaton, dû le remarquer !

Es-ce du fait de ses dons :

- D'organisation ?

- Son érudition dans le domaine des sciences traditionnelles ?

-... ?

 

Toujours est-il, que dès lors, ses promotions s'accélérèrent au point de lui voir confié notamment :

- Les finances,

- Mais aussi la main-d'oeuvre du royaume !

- La défense nationale,

-Tous les services de l'Etat,

-...

 

Nonobstant, officiellement et paradoxalement aussi, Amenhotep "fils de Hapou" n'eut, me semble t-il, qu'une position moyenne dans l'administration pharaonique...

 

http://ancien.reynier.com/Art/Egypte/XVIII18.gif

Amenhotep fils de Hapou.

Provenant de la cachette de Karnak !
Musée du Caire.


Son apogée se concrétisa lors des premières fêtes Sed de pharaon !

 

A ce moment là, il joua le rôle du prince héritier et ceci dans un jeu dramatique retraçant l'évènement du roi.

 

Ultérieurement, le pharaon lui fit le très grand honneur de pouvoir construire son propre temple funéraire sur la rive occidentale de Thèbes.

Ce dernier fut proche de son pharaon !

C'est là qu'on aurait retrouvé, en 1935, une fresque traduite par Alexandre Varille et Clément Robichon.

Selon Joseph Davidovits, ce passage citerait et cela mot pour mot, un passage biblique : Genèse 41...

 

D'humble et obscure fonctionnaire, il devint à l'instar de son homonyme (rappelez-vous, d'Imhotep il y a 1 100 ans en arrière !) :

- Un autre serviteur de pharaon,

- Un nétèr guérisseur,

-...

 

Ce fut un homme d'une grande sagesse...

 

Son existence fut telle qu'il eu une très bonne réputation !

 

Pendant la période ptolémaïque, Amenhotep "fils de Hapou" fut honoré et adoré comme le nétèr de la guérison sous le nom d'Amenhotep le sage.

 

Au temple de Deir el-Bahari, on y retrouve une chapelle qui lui fut dédiée !

 

De plus...

 

Si d'aventure il vous est possible de visiter le musée du Caire, alors vous aurez l'occasion d'admirer une statue, accueillant d'ailleurs le visiteur, et qui représente Amenhotep "fils de Hapou" et ceci sous les traits d'un homme âgé : il avait 80 ans, GC 42127 !


L'artisan qui créa l'oeuvre, semble avoir voulu représenter l'homme sage et juste qu'il fut : selon moi il a parfaitement réussi !

 

Elle fut offerte par Aménophis III, et disposée dans la cave des fêtes du grand temple, sur le chemin des processions entre Karnak et Louksor

 

Mais cela n'est pas tout, des hiéroglyphes gravés sur la statue mentionnent  qu'Amenhotep "fils de Hapou" atteignit l'âge de quatre-vingt ans!

 

Mais qu'il souhaitait atteindre l'âge vénérable de cent dix ans !


→ Les statues d'Amenhotep trouvées à Karnak sont au nombre de sept.

 

→ Une huitième provient d'Athribis, rappellez-vous, sa ville natale !

 

Amenhotep "fils de Hapou", le privilégié !

 

A bientôt 80 ans, Amenhotep avait atteint là cet âge vénérable.

 

Il le reconnaît lui-même, estimant toutefois que bien des choses lui restaient à faire :


"Celui qui m'a connu souhaitera être semblable à moi,

 

tant est grand ce qui m'est advenu.

 

La vieillesse doit être le témoignage d'une vie juste.

 

J'ai maintenant atteint ma quatre-vingtième année et ma faveur demeure grande auprès du souverain.

 

Puissé-je atteindre cent dix ans"

 

Amenhotep est alors le proche conseiller d'Aménophis III.

 

Il le sera aussi de son successeur qu'il a bien connu durant sa jeunesse.

 

Par ces qualités innombrables, Amenhotep bénéficia de l'admiration de ses royaux protecteurs.

 

Celle-ci se matérialisa dans les faits ; et en particulier par l'octroi de terres.

 

Mais le privilège suprême dont eu à jouir Amenhotep "fils de Hapou" fut bien celui de pouvoir se faire construire à Médineh-Habou, un temple funéraire.

 

Un privilège exceptionnel réservé jusqu'alors uniquement aux :

- Souverains,

- Et aux princes de sang !

 

 

 

  colosse de Memnon

  Colosses de Memnon. 

 

A suivre ...

 


Désinences
...
prochainement sur le même sujet à savoir "Amenhotep fils de Hapou"...

- Les statues d'Amenhotep,
- Une personnalité populaire,
- Le messager divin,
- ...

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser :


       

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

    

    • Sources...

 

Joseph Davidovits :  La Bible avait raison, Paris, Jean-Cyrille Godefroy, 2005 - ISBN 2865531821 - 

  Dans ce livre, Davidovits tente d'établir des liens entre le récit biblique de Joseph (Genèse, chapitres 37-47) et des faits historiques.

Il assimile Amenhotep fils de Hapou au patriarche Joseph, qu'il fait vivre de -1 430 à -1 350, juste avant le règne d'Akhénaton le pharaon monothéiste.


Christiane Desroches Noblecourt, Le Patrimoine de l'Égypte ancienne, publication Edhasa, 2006.  

 
    • Sitographie...

 

wikipedia

 

Clé de VIE

 

 

Apophtegme... Parole du sage PTAH-HOTEP 

 

Les maximes de la parole accomplie de Ptahhotep sont philosophiquement représentatives :

- Des besoins,

- Des désirs,

- Et des espoirs de la classe-État dominante et des plaintes de l’oasien, de ceux de la classe-peuple exploitée ! 

 

A tous ceux qui pensent détenir la vérité... 

 

Veuillez, S.V.P, vous inspirer de ces quelques phrases écrites il y a 4 500 ans !

 

Ptah-Hotep, enseignait donc cette sagesse qui ne venait point en partage à la naissance !

 

Cela se devait d'être un apprentissage...

 

Il fallait ainsi apprendre :

- A écouter avec discernement,

- A écouter avec équité, ce que l’autre disait, qui fut légitime et qui venait du cœur !

 

La transmission :

- De la sagesse,

- De la connaissance,

- Et de la rectitude... 

 

Ainsi peut-on conclure que la connaissance devait être source :

- De sagesse,

- Une manière d’agir juste, témoignant de la noblesse de cœur,

- Le sage enseigne que la rectitude vient de la justesse et de la qualité des propos et de leur utilité.

 

Aussi, je présume que la pensée de Ptah-hotep rejoint celle de Socrate lorsque celui-ci parle du test des 3 passoires !

 

Le sage s’attachait donc à transmettre les règles :

- Du savoir-parler,

- Inséparables du savoir, dans cette société où les mots primaient la force.

 

Face à tous cela, à savoir :

→ Concernant l’apprentissage...

→ Concernant la transmission du savoir... 

→ Concernant la transmission de la connaissance... on se devait de rester humble !

 

De rester à l’écoute... Sans y apposé ses préjugés...

 

Il fut un temps où il était également nécessaire de puiser son savoir dans des sources bien différentes !

 

Par conséquence, il faut s’ouvrir à la différence !

 

La connaissance est toujours imparfaite...

 

De plus, elle peut parfaitement se cacher là où on ne l'attend pas à la trouver ! 


Le sage parlait de :

- La rectitude,

- De la nécessité d’établir des règles,

- De les respecter bien sûr, sinon à quoi bon d'avoir des règles ?

 

Mais il enseignait également, dans le cadre de la mission confiée, à respecter scrupuleusement le message à transmettre :

- Sans interpréter,

- Sans juger,

- Sans forcer sur les mots,

- Sans y mettre d’intention ou de passion.

 

 S’en tenir aux faits, aux dires !

 

Alors, quand vint l'art du débat avec un supérieur :


"... ne serre pas ton cœur contre lui car tu ne l’égaleras pas."

Alors, quant à l'art du débat avec un égal :


"...agis en sorte que ta supériorité sur lui se manifeste par le silence, alors même qu’il parle mal"


Alors, quant à l'art du débat avec un inférieur :


"...que ton cœur ne soit pas agressif contre lui à cause de ta faiblesse…

 

Ne lui réponds pas pour soulager ton cœur,

 

ne lave pas ton cœur à cause de celui qui s’oppose à toi." 

 

Dans cet art, que représente le débat, nous remarquons en vérité :

- Cette distanciation,

- Ce lâcher prise,

-...

"... ne pas prendre pour soi, ce qui ne l’est pas"


Ptah–hotep expliquait ainsi qu'il est nécessaire de :

- Contrôler ses émotions,

- De conseiller le silence,

-...



  Clé de VIE

 

Fichier en PDF


Amenhotep fils de Hapou, le privilégié... (6) en Égypte Amenhotep fils de Hapou, le privilégié... (6) en Égypte ancienne !  

 

 

 

d(w) ˁnḫ nb, ḏd(.t) nb, wȝs nb, snb nb ; ˁnḫ(=w) ḏ.t

"Doué de toute vie,

de toute stabilité,

de tout pouvoir

et de toute santé ;

qu'il soit vivant à jamais"

 

 

aimé

 

jean-claude

 

Par ânhk - Publié dans : PHARAONs et PERSONNALITEs en Egypte antique - Communauté : Egypte
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Présentation

  • : ânhk - le blog d'Aimé jc
  • ânhk - le blog d'Aimé jc
  • : Culture Littérature art histoire découverte Culture
  • : Ensemble, découvrons ma réalité... S'intéresser à l'histoire, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, c'est appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir... Ce blog s'adresse aux personnes qui souhaitent découvrir et partager la passion de l'Égypte antique. "Décrire l'Égypte" ... quelle belle ambition ! ...... Antonio Baldini ne disait-il pas " Le sens de l'Histoire s'acquiert en y participant un peu"...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Profil

  • ânhk
  • ânhk - le blog d'Aimé jc
  • FRANCE VENDEE OISE MARNE VIENNE
  • ART CULTURE HISTOIRE DECOUVERTE EGYPTE
  • Ensemble, découvrons ma réalité... Avide de connaissances. Très ouvert à la diversité ... des sites, des personnes, des pensées, des cultures... TOLERANT: il n'y a aucune vérité absolue et éternelle.

Rechercher

Partager

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés