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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:30

 ankh hiero 

 

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Dalle calcaire...

Relief sculpté et peint...

On y voit bien pharaon accomplissement un rite pour le netjer...

 Temple d'Ahmôsis I...

Abydos.

Musée de Manchester

Source / Lien

 

Nous sommes bien en cette fin de la Deuxième Période Intermédiaire, et plus précisément au sein du retour des princes thébains...

Fort de leur domination au Moyen Empire, ils ne furent pas demeurés inactifs ! Ainsi...

La 17e dynastie qui régna à Thèbes dès la disparition de la 13e (Celle-ci compta pas moins de 453 ans!), prépara en quelque sorte sa revanche tout en payant son tribut aux Hyksôs et en acceptant probablement des garnisons ennemies sur son territoire.

 

Ainsi après les règnes :

- D'Antef V,

- De Réhotep,

- Des Sébekemsaf I et II,

- De Djehouty,

- De Saoudjen,

- Des Nebiryeraou I et II,

- Des Antefs VI et VII,

- De Senakhenrê,

- De Séqenenrê Taâ II,

- Et enfin de Kamôsis... Ainsi, dans leurs sépultures implantées à Dra Abou el-Naga, les pharaons furent ensevelis en de vastes cerceuils appelés richis ("Plumes") creusés à même le roc et surmontés parfois de petites pyramides en brique.

 

 

Voici une vue de cette nécropole de Dra Abou el-Naga !

Située au Nord-Ouest du temple de Séthi I.

Source / Lien

 

La situation à Thèbes fut devenue certainement très fragile : depuis l'occupation Hyksôs, elle ne pouvait plus commercer ni avec la Phénicie, ni d'ailleurs avec la Syrie-Palestine.

Elle était également coupée des ressources aurifères nubiennes par les princes de Kerma qui furent remontés jusqu'à la première cataracte.

 

Ainsi :

- Au sud...

La frontière se situait à Eléphantine, à Assouan.

- Et au nord...

A Cusae, juste au sud de la future Tell el-Armana / Akhet-Aton.

 

Les thébains s'efforceront cependant de redresser la situation au sud. Ils recruteront même des mercenaires nubiens, redoutables guerriers comme vous savez, puis mobilisèrent les gouverneurs autonomes égyptiens et ce entre Thèbes et Assouan ! Ceux d'el-Kab...

D'Hiérakonpolis...

Et même d'Edfou. Ils commencèrent certainement à tester la résistance des garnisons Hyksôs en terre Thébaine comme à Gebelein et puis plus au nord.

 

Préambule... 

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !

 

Pour en savoir davantage sur Ahmôsis I, le libérateur, je vous convie donc à suivre les liens : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !  

 

Qu'avons-nous donc découvert, sur ce sujet, dans les précédents articles ? 

 

Tout un programme... !

Que nous venons simplement d'effleurer ici... 

 

→ Article n°1 : Ahmôsis et les cheikhs du désert oriental !


→ Article n°2 : quand les Hyksôs occupaient le delta !

 

→ Article n°3 : Ahmôsis, quand la reconquête militaire fut décidée...

 

Voici quelques éléments constitutifs d'un bracelet en or

au nom d'Ahmôsis !

Il fu découvert sur la momie du pharaon Kamosé, son frère.

Antiquité égyptienne, au Louvre, niveau pavillon sully...

Source / Greudin

 

Plan de l'article...

 

Ahmôsis I...

 

→ Rappelons-nous, les fameux Hyksôs...

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile !

 

La grande victoire d'Ahmôsis...

 

Kemet fut alors réunifiée !

 

Dague portant le nom Ahmôsis...

Elle est exposée au Royal Ontario Museum de Toronto !
Source / Lien

 

Ahmôsis I...

 

Ouadjkhépérou

"Aux devenirs grandioses"

ˁȝ ḫpr w

Nom d'Horus.

 

Tetmestou

"Celui aux belles naissances"
 twt ms w t

Nom de Nebty.

 

Tjestaouy

"Qui lie le Double Pays"

ṯs tȝ.wy

Nom d'Horus d'Or.


Nebpehtyrê

" Râ est le Seigneur de la  Force"

nb pḥty rˁ

Nom de couronnement.


Iahmès, Ahmose

"La Lune l'a mis au monde ou la Lune est née"

ỉˁḥ ms

Nom de fils de Râ.

 

"Né de Iâh" comme vous savez, il participa ainsi à la fondation même de la légendaire 18e dynastie : savez-vous qu'elle dura pas moins de 263 années !

 

D'ailleurs...

La 17e (151 années d'existence !) comme la 18e dynastie semblaient bien avoir été dirigées par la même lignée royale, c'est-à-dire celle des princes Thébains.

 

Quant à cette différence de dynastie, ne serait-ce point due à une certaine rupture ? Celle qui engendra finalement la reconquête du nord de Kemet.

 

Et cela se fit bien certainement sous une dure sujétion, contrainte, et ce tant à la fois matérielle que morale,..., provenant des fameux "faux amis" que furent les Hyksôs !  C'est bien ainsi que leur occupation a été maintes fois décrite, comme un événement extrêmement traumatisant pour le peuple égyptien. Cependant, il me semble que cela n'est pas toujours très clair, c'est-à-dire quant au point de vue des Égyptiens contemporains, ceux qui vivaient sous leur contrôle...

 

Rappelons-nous, les fameux Hyksôs...

 

Ils furent bien ce peuple d’envahisseurs venant comme vous savez de Canaan et ce durant la Deuxième Période Intermédiaire (vers 1 650 à 1 550 avant notre ère).

Visiblement il semblerait qu'ils furent des sémites poussés par des Indo-Européens…

 

Des "faux amis" en quelque sorte...

Ils envahirent le nord de Kemet ! Un terme qui proviendrait probablement d'un hasard phonétique ! Apophis est traduit du grecque : les Hyksôs, de véritable Apophis Humains !

 

Ils établirent ainsi une capitale dénommée Avaris, dans le delta du Nil devenue par la suite Pi-Ramsès sous le grand Ramsès II. Elle sera alors abandonnée par la suite et plus précisément vers 1080 avant notre ère, au profit de Tanis, qui fut du reste véritablement toute proche : quelques mètres !
Elle serait devenue aujourd'hui Tell el-Daba...

Heqa khâseoue domina donc pendant deux dynasties en régnant ainsi pas moins de 108 ans sur le royaume d'Égypte.

 

char-hittite

 

Char Hittite.

 Source 

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile !

 

Le souverain Hyksôs devait certainement connaître l'habileté de Kamôsis ! Tout comme d'ailleurs ceux de ses propres soldats, galvanisés qu'ils furent certainement par leur succès vis-à-vis des Nubiens !

Par la même occasion, il devait probablement imaginer leur nouvel enthousiasme ! Celle du genre "Qu'il ne savait pas que s'était impossible, alors ils l'ont fait"...

 

Deuxième Période Intermédiaire.

Les zones vertes (clair et foncé) forment approximativement le domaine de Kamosé à son avènement !

Source / Joël Guilleux /Antikforever.com

 

Ne devait-il pas alors craindre le fait que nos anciens puissent avoir retrouvés une certaine valeur combative ?

Fut-ce pour ce genre de raison que les fameux Hyksôs semblèrent éviter le combat en rase campagne ?

Ne se réfugièrent-ils pas alors au sein de leur cité fortifiée, leur capitale, Avaris ?

 

Les arrières gardes Hyksôs furent en tout cas balayées par les troupes de Kamôsis qui atteignirent Avaris, en y réalisant un siège.

Nonobstant...

L'armée égyptienne sembla bien démunie paradoxalement au fait qu'elle refoula l'ennemi loin vers le nord puisqu'elle n'arriva pas à prendre la cité : le symbole même de cette occupation étrangère. Un très long siège débuta dès lors !

 

On imagine la fin particulièrement violente de Kamosé !

A droite, son frère Amhôsis...

Source / Lien

 

A son tour, Kamôsis trouva la mort au combat !

 

Il fut alors remplacé à la tête de l'armée par son propre frère, Ahmôsis comme vous savez. Ce dernier, dont la nomenclature signifiait "La lune est née", devait être un bien jeune prince : certainement peut-on même l'imaginer de fait énergique, brave et ce à l'image de son aîné...

 

Cependant il devait avoir au moins les qualités qui convenaient pour entreprendre une guerre de siège : ne devait-il pas être patient et méthodique ?

Ahmôsis avait également la chance d'avoir à ses côtés un homme de guerre confirmé en la personne d'Ahmès. Un général, qui avait derrière lui une longue carrière, alliant je le suppute intelligence, expérience et bravoure. Ce fut donc sous sa direction que commença le siège d'Avaris !

 

La grande victoire d'Ahmosis...

 

Bien peu de détails semblent nous être cependant parvenus jusqu'à nous au sujet de cette campagne. Nous savons qu'elle fut longue et bien difficile et qu'elle sera couronnée de succès, du côté de nos anciens bien évidemment !

Après des mois...

Peut-être même faisant suite à plus d'un an de siège, Avaris finira par tomber. Cela devait représenter une très grande victoire, remportée par Ahmôsis, ses prédécesseurs bien sûr et ses soldats.

 

Le jeune général, qui voulait certainement balayer à jamais toute trace de cette présence étrangère sur le sol égyptien, ne se contenta pas visiblement de prendre cette capitale ennemie.

Il fit un nouveau siège et cette fois-ci devant une seconde place forte des Hyksôs à savoir Sharouken ; nous sommes alors dans le sud-ouest de la Palestine. La ville résista visiblement trois ans avant la capitulation, mais cette fois-ci, le danger d'invasion était totalement conjuré !

 

Dans le même temps...

Ahmôsis fit entreprendre une véritable épuration à travers le territoire récemment libérés afin de châtier nos anciens Égyptiens qui auraient pu collaborer avec les Hyksôs.

Parallèlement...

Il organisa une expédition punitive en Nubie dans le but d'anéantir toute velléité future, comme une alliance avec un éventuel ennemi de l'Empire Égyptien.

 

Amhôsis rentra de fait à Thèbes, cette ville aux cent portes, sa cité, auréolé de la gloire du libérateur.

Il fut alors couronné pharaon !

 

C'est probablement lors de cet avènement qu'une nouvelle dynastie, la 18e, fut proclamée... Ce fut en tout cas une autre ère qui commença alors, le début du Nouvel Empire qui allait s'épanouir dans la paix.

 

Kemet fut alors réunifiée !

 

Ainsi...

Nous rentrons en quelque sorte en cette ère de la réunification des Deux-Terres ! Ce qui signa visiblement la fin de cette époque dite de la Deuxième Période Intermédiaire ! L'effondrement d'une ère représente le prélude à bien d'autres évènements, et là en l'occurrence, au Nouvel Empire !

Notons cependant...

Le pharaon Ahmôsis arriva à chasser les Hyksôs que bien tard au cours de son règne : il devait être aux alentours de l'an 18 ! Les alliés des fameux Hyksôs, ceux du sud, s'affaiblirent aussi considérablement, à tel point qu'une partie du pays de Kouch redevint une "colonie" égyptienne !

 

Souvenez-vous...

De cet hypogée, celui d'un autre Ahmosé, un soldat d’el-Kab, une petite cité de la Haute-Égypte, et qui visiblement avait son père au service de Séqénenrê Taâ II : il provenait d'une noble famille !

 

Aussi, ce soldat Ahmès, fils d'Abana, nous aurait laissé des inscriptions sur les murs de son hypogée au sein même d'el-Kab, Urk. IV 3,2-5,2, publié par Lepsius (Denkmäller III, 12)...

 

→ C'est un des seuls documents relatant l’expulsion de Hyksôs d’Égypte ainsi que les campagnes militaires des premiers souverains de la 18e dynastie.
 

→ Au sujet par exemple de la cité d'Avaris, la capitale Hyksôs, qui fut en fait assiégée par les troupes Thébaines ! Les attaques semblèrent provenir visiblement à la fois de la terre comme du fleuve...

La cité finit par être prise par le pharaon Ahmôsis I, comme nous venons de le voir, fondant par la même occasion la légendaire 18e dynastie !

 

→ ...
 

→ Il mentionna également Sharuhen, située comme vous savez en Palestine. Nous sommes alors en plein désert du Negev, entre Rafa et Gaza.  Elle fut véritablement le dernier bastion ennemi : elle sembla du reste ne céder qu'après trois années de siège !

Il semblerait du reste, que cette peuplade, les Hyksôs, aient totalement disparu de la documentation après la prise de Sharuhen ! (?)

 

Ainsi...

Kemet n'avait-elle point récupérée les frontières équivalentes au Moyen Empire ?

 

Dixit Ahmès fils d'Abana :

(Notons au passage que l'hypogée N°5 d’el-Kab a été réalisée par le nomarque Paheri pour son grand père, Ahmès-fils-d’Abana)
 

"Quand sa Majesté s'en retourna vers l'aval,

son cœur était en joie :

par ses mérites et sa force,

elle avait conquis les pays du sud et du nord"

 

Quelques tranches de vie intéressantes...

Le soldat Ahmosé précisa qu’il suivait à pied le char du souverain Ahmôsé. Ce fut certainement la première fois qu’il est fait mention de chevaux et de chars par nos anciens Égyptiens.

Ce fut ainsi qu'il sembla combattre près d'Avaris et fit même visiblement des prisonniers ! Croyez-le, il coupa même des mains ! Cela lui permit d'être récompensé en recevant l’Or des Braves...

Alors, à suivre...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

img1.jpg

Ihamès = Ahmose...

Ici nous sommes en présence d’Iahmès Sapaïr...

Fils de Sequenenrê-Taâ...

Et de la reine Âhhotep I...

Frère d'Ahmôsis I...

Ce dernier étant le fondateur de la 18e dynastie....

Source / lien 

 

Sapair2.jpg

Détail du pagne, Ỉˁḥms Sȝpȝỉr...

    Statue d'Iahmès Sapaïr...

Le prince Iâhmès.
Vers 1550 avant notre ère, fin 17e dynastie...
Calcaire autrefois peint, incrusté, et doré !
Il s'agit peut-être du futur pharaon Ahmosis ?

© Musée du Louvre / C. Décamps / Louvre E15682.

Source / Lien

 

  http://antikforever.com/Egypte/Dyn/Images/Dynastie%2011-17/hyksos04.jpg

  Char royal Hyksôs.

Musée du Caire.

Source

 

http://ferrelljenkins.files.wordpress.com/2009/06/horse_skeleton_tel-daba-t.jpg?w=500&h=345 

Squelette de cheval Hyksôs découvert à Tell el-Daba !
Les chevaux ont été introduits en Égypte par les Hyksos.

L'emplacement de la sépulture près du palais du roi Hyksos Khayan suggère que cette jument était un animal de compagnie du roi.

Photos © : Archäologisches Österreichisches Institut (OAI) Kairo...

Source

 

http://www.imageshotel.org/images/dwfineart2009/archeo3dd.jpg
 Statuette pouvant être un cheval Hyksôs !
Le style correspond à la Mésopotamie mais est aussi compatible avec l'Égypte...

© Sculpture en bronze.
Hauteur 50 mm - Longueur 65 mm
Épaisseur 20 mm - Poids 87 gr
  I ou II millénaire avant JC.

 

EGINT2SCUHYKSOS002

  Voici des amulettes Hyksôs en forme de scarabée !

Source

 

Les "guerriers Hyksos" …

Au retour d'une bataille victorieuse…

Se devaient de montrer les mains droites coupées à leur souverain afin de réclamer leur récompense...  

 

hands.jpg

 Source

 

http://resources3.news.com.au/images/2012/08/11/1226448/144311-hands.jpg

Several severed hands uncovered in a pit at Tell el-Daba !

© Axel Krause 

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Ahmôsis I, le libérateur...   

 

-  La grande victoire d'Ahmosis I,

- Voici deux Femmes particulièrement influentes.  

- Sous son règne, une tempête exceptionnelle

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

       • Sources...

 

Nicolas Grimal : Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.    

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dominique Valbelle, "L’Egypte ancienne, les secrets du Haut-Nil" 

 

Audran Labrousse et Jean Leclant :

- Les Reines Ânkhnespépy II et III (fin de l'Ancien Empire) : campagnes 1999 et 2000 de la MAFS, De Boccard, Paris, 2001.

 

Silke Roth :

- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.

 

Ipouser, Les Admonitions d’un Sage, cité par J. Pirenne dans Histoire de la civilisation de l’Egypte ancienne, tome I, Editions de la Baconnière, 1961.

 

Cheikh Anta Diop, Civilisation ou Barbarie, Editions Présence Africaine, 1981.


Claude Vandersleyen, Iâhmès Sapaïr, fils de Séqénenrê Djéhouty-âa (XVIIe dynastie) et la statue du Louvre E 15 682, Safran, 2005 (ISBN 2-87457-002-8)

 

      Sitographie...

 

Wikipedia   

 

      •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique...

 

Clé de VIE

Aphorisme...   

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...    

 

Voici quelques paroles du sage Ptah-Hotep... 

Les maximes de la parole accomplie de Ptah-Hotep sont philosophiquement représentatives des besoins, désirs et espoirs de la classe-Etat dominante ainsi que les probables plaintes de l’oasien, de ceux de la classe-peuple exploitée. 

 

Voici donc quelques phrases écrites il y a 4 500 ans, avec cette nécessité d'un caractère lucide, ferme et accompli...

 

 

"Connais ceux qui sont à tes côtés

et

tes biens dureront ;

 

ne sois pas faible de caractère envers tes amis ;

 

Ils sont une rive cultivable qui reçoit l’inondation,

elle est plus importante que ses richesses.

 

Car les biens de l’un peuvent échoir à l’autre.

 

La vertu du fils de l’homme lui sera utile ;

 

une nature accomplie sera un mémorial." 

 

aimé

 

Vie, santé, force (v.s.f.).

                                                                            

 Vie, force et santé.

Il fut ce rédempteur, ce sauveur, ce libérateur des Deux-Terres : Ahmôsis, un siège bien long et difficile... (4) En Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Pharaons et Personnalités en Égypte antique
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 20:20

ankh hiero  

 

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Menmaâtrê "Que demeure la Vérité de Rê"

Nom de couronnement.

 

Sethy-Merenptah "Celui du dieu Seth, l'aimé de Ptah"
Nom de Fils de Râ.

 

Fut-il véritablement ce que d'aucuns suggèrent, à savoir, le redresseur de Kemet ?

 

Ainsi :

- L'Amourou avançait de façon bien inquiétante et ce jusqu'en Galilée...

- Le Hatti était au moins à Qadesh et de plus devait presque atteindre Damas.

- ...

 

Alors que le Mitanni semblait bien s'être effondré !

Ainsi...

Le fils de Ramsès I commença son règne par le fait de repousser les bédouins du désert Libyque, et ce à l'ouest bien évidemment.

Puis il sera contraint de pacifier en quelque sorte le Nord du Sinaï.

Et enfin, il remontera jusqu'à Megiddo, fonçant visiblement sur des adversaires levantins.

 

Et que dire de la grande épouse royale, Touy ? Elle le devint d'ailleurs bien avant que ce haut personnage puisse monter sur le trône d'Horus ; probablement lorsqu’il occupait le poste de vizir sous le règne de son père.

Mère comme vous savez de Ramsès II, elle sembla avoir tenu un rôle politique éminent auprès de son époux et probablement avec son fils également.

 

Très belle prise de vue !

Nous sommes au niveau du 3e pylône du temple d'Amon-Râ de Karnak.

Séthi I guerroyant.

SourceNeithsabes / Lien

 

Séti I fut pourtant infatué de sa grandeur, il multiplia visiblement les constructions monumentales :

- Le temple des millions d'années en l'honneur d'Osiris.

- Le cénotaphe.

- L'osireion à Abydos.

- Le temple funéraire de Gourna, le plus septentrional de la nécropole thébaine, et ce avec de splendides bas-reliefs du pharaon et de son fils Ramsès II.

- Le temple évidemment de Kanark (Au niveau de la grande salle hypostyle en remplaçant l'allée processionelle d'Horemheb, entre le deuxième et le troisième pylône, dotée de 134 colonnes et ce sur près de 6 000 mètres carrés.).

 

Vue aérienne de la grande salle hypostyle Karnak

et

l'Obélisque de Thoutmosis II.

Crédit : Werner Forman Archive / N. J Saunders

Source

 

- Le palais d'Avaris,

- Les obélisques d'Héliopolis,

- ...

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !  

 

Pour en savoir davantage sur ce pharaon Séti I, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Qu'avons-nous donc découvert, à ce sujet, dans les articles précédents ? 

 

→ Article n°1 : plaçons Séti I au sein de ses contemporains… 

 

→ Article n°2 : ses frontières de l'Est furent menacées...

 

→ Article n°3 : il mena une campagne éclaire...

 

→ Article n°4 : le temple dédié à sept divinités...

 

1907848 877311108975770 5069256252848471306 n

Séti I

faisant une offrande au netjer Amon-Râ !

Temple d'Abydos...

Voyez ce rouge (Desher) ce fut bien une couleur ambivalente tout au long de l'histoire égyptienne !

La couleur fut associée aux déserts...

Deshret aux "terres rouges"...

Source Lien

 

Plan de l'article...    

 

→ Séti I...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !)...

 

Alors souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine"…

 

Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance...

 

Méhy, cet énigmatique héritier...

 

Cependant...

 

Toutefois...

 

Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I...

 

 vallée des rois

La Vallée des Rois...

 

Séthi I...

 

Ne devait-il pas être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône d'Horus, celui laissé bien prématurément par son propre père, Ramsès I ?

Ce dernier fut d'ailleurs le fondateur de la 19e dynastie comme vous savez.

 

Le règne de Séthy I est particulièrement passionnant car il semble reposer sur trois bases d'importances :

- Celle bien sûr du Nouvel Empire et plus spécifiquement si nous nous rapportons à Thoutmosis III et Aménophis III,

- L'art amarnien en particulier resta toujours pérenne finalement et ce sous moult aspects,

- N'oublions pas l'élaboration de cette dynastie ramesside, qui à n'en pas douté, puisa ses propres racines sur la "refondation" d’Horemheb.

 

Visiblement...

Le pharaon, sujet de cette thématique, grandit au sein d'une tradition militaire !

Ne devait-il pas être alors fort vaillant ?

Brave... ?

"Conquérant", peut-être pas tant que cela d'ailleurs... ? Il sembla du reste débuter sa carrière sous le pharaon Horemheb qui bien certainement l'envoya vers les frontières de l'Est de Kemet ! N'oublions pas à cet effet, cette présence, celle d'un des ennemis pérenne vis-à-vis de l'empire, du moins à certaine époque, c'est-à-direr les Hittites ! Souvenons-nous...

Ils sembleraient même avoir été quelque peu oubliés, voir pratiquement négligés en tout cas, et ce, au cours d'une partie de la 18e dynastie !

 

Cela fut probablement un des paramètres qui conduisit à une sorte de révolte, celle des pays vassaux de l'Égypte !

D'ailleurs, ne fut-il pas logique finalement qu'ils puissent tenter de s'affranchir de la tutelle de pharaon ?

Pour cela, ne jouèrent-ils pas de cette carte maîtresse, celle du Hatti ? Nous sommes donc en cette ère de la 19e dynastie au sein de cette révolte et ce dans la vallée de Bet Shean !

Beït Shéan...

Beit-Chean...

Beit Chéan...

Bet She'an...

Beth Shean en Israël, fut bien l'une des villes les plus anciennes d'Orient ! Ainsi, nous sommes sur la rive sud-ouest du lac de Tibériade, à Beth-Shean, un lieu ou Seti I fit ériger une stèle en l'honneur de ses victoires avant de poursuivre visiblement sa marche vers le nord : à Quadesh, nous sommes sur l'Oronte, il se heurtera comme vous savez aux Hittites.

 

Visiblement...

Même si pharaon était de nature bien guerrière, Séthi I ne fut-il point contraint quand même à prendre les armes ?

A organiser une campagne militaire et ce jusqu'en Amourrou...

 

Ainsi...

Au cours de la première année du règne de Séthy I, autour de 1294 avant notre ère, pharaon se mit en conquête de cette région. Cela finit du côté de nos anciens par une victoire totale. Il établit "une sorte de domination égyptienne" en terre de Canaan ! Séthy I "semblait" alors posséder la région, celle qui correspond aujourd'hui à Israël comme vous savez.

Et propagande oblige, ces combats seront relatés sur le mur Nord de la salle hypostyle de Karnak, qu'il fit bâtir certainement à cet effet. Nous pouvons alors y admirer le siège de la citadelle de Dapour...

Nonobstant...

Pharaon fut-il à peine de retour en terre divine, celle de Kemet bien sûre, que le prince de Qadesh concocta une nouvelle alliance !

...

 

On peut "aisément imaginer" les objectifs qui traversèrent l'esprit de Séti I :

- Garantir les routes commerciales égyptiennes,

- Percevoir davantage encore de taxes pour l'état central,

- Il va même ré-ouvrir les puits du Sinaï comme ceux d'ailleurs de Nubie ce qui rendra les ressources économiques, celle que l'Egypte avait bien perdues et cela depuis longtemps !

- Maintenir bien évidemment la sécurité de la vallée du Nil,

- ...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !)...

 

Voici un sceau véritablement de facture égyptienne.

Il est du reste recouvert d'or !

Il semble avoir été fixé à un anneau et probablement d'ailleurs utilisé afin de sceller des documents... (?)

 

On y découvrit la nomenclature du pharaon Séthy I ! Le sceau comporte même l'Uraeus ailé...
 

goldring.jpg

Bague en or...

Chevalière au nom du pharaon Séthy I.

© Clara Amit / Israel Antiquities Authority.

Source / Lien

 

"Le nom de Séti sur le sceau

symbolise la puissance

et

la protection,

ou

la force du dieu Râ, le dieu du Soleil,

une des divinités les plus importantes du panthéon égyptien"

Edwin van den Brink...

 

51-550x300.jpg

Source / Lien

 

"L'Uraeus ailé [cobra],

protecteur

du nom du pharaon,

ou

du souverain lui-même,

est clairement visible sur le sceau."

Edwin van den Brink...

 

Des objets similaires auraient été d'ailleurs trouvés dans certaines dernières demeures exhumées à :

- Deir el-Balah,

- Bet Sh'an qui furent bien des centres administratifs égyptiens.

 

13972279202965_464x0.jpg

© Autorité des Antiquités Israéliennes...

Source / Lien

 

De pharaon, souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine"…

 

Nous sommes bien au sein de la belle vallée des Rois au niveau de l’hypogée de Séti I !  Et ce autour de 1 305 à 1289 avant l’ère du Christianisme…

Ainsi...

En suivant l’exemple de ses prédécesseurs, le nouveau pharaon sembla avoir choisi l’emplacement de son hypogée ! Cela devait représenter probablement l’un des plus importants chantiers de son règne, mais évidemment pas le seul comme vous savez !

 

Prêtres…

Architectes…

Scribes…

Vizirs… Tous devaient bien certainement participer à situer l’emplacement idéal de cette dernière demeure !

Pharaon validait-il ensuite cet emplacement ?

Ou alors l’imposait-il… ? En tout cas, et ce avec certitude, le jeune souverain devait accomplir le rite des fondations !    

 

Etant donné la magnificence réalisée, ce souverain, comme bien d'autres certainement, devait désirer un somptueux hypogée !

Référons-nous à ses dimensions.

Sa qualité...

La richesse quant aux ornements picturaux,

...

 

Vous pourrez ainsi y découvrir notamment des litanies :

- De Râ,

- Du "Livre pour Sortir au Jour",

- Celui également du Livre des Portes,

- Du rituel de l'ouverture de la bouche,

- Du Livre de la Vache Merveilleuse,

- Ainsi que des scènes astronomiques et ce dans la chambre funéraire,

- Des représentations de Séthi I avec des déités,

- D'autres encore, avec le souverain seul,

Ainsi, quelle ne devait pas avoir été la surprise, l'admiration même en 1817 lorsque le légendaire Giovanni Bastita Belzoni découvrit cette magnificence, cette "Chapelle Sixtine de l’art égyptien"

 

Nonobstant…

Les pilleurs de tombes avaient fait leurs œuvres !

Ce qui du reste, je vous l’accorde, n’enlève rien quant à notre admiration vis-à-vis de certains décors que vous pouvez d’ailleurs voir au musée du Louvre, et n’oublions pas aussi celui de Florence… Quelques éléments furent détachés des parois, ce que vous me permettrez peut être, de déplorer… ! Comme vous savez, ceci fut réalisé à la suite d’une expédition dont fit partit Champollion lui-même, une composition franco-toscane, et ce de 1828 à 1829.

 

Souvenez-vous aussi, de cette grande salle funéraire, vous apprécierez alors certainement l’Amdouat !

Les barques sacrées…

Les différentes heures de la nuit…

Le netjer Râ bien évidemment, naviguant…

...

 

  10420269_828047077234813_3408198771908884567_n.jpg

Source Lien

 

Ainsi Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance...

 

Et ce bien sûr, à part le futur et légendaire Ramsès II...

Le couple royal semble alors avoir eu une fille, nommée Tia, qui épousera visiblement un haut dignitaire de la cour...

 

En fait...

Il subsiste un mystère de plus !

Ce dernier semble tenir à la présence d'un énigmatique personnage répondant au nom de Mehy (MHj) au sujet duquel beaucoup croient qu'il aurait été le premier prince héritier de Séti I...

 

On voit souvent en effet ce mystérieux Mehy représenté sur les reliefs du pharaon Séti I, notamment sur ceux relatant ses premières campagnes militaires... 

 

Parfois, nous subodorons que Ramsès II chercha à justifier sa légitimité et ce dans ses premiers textes !

Serait-ce vraiment à cause d'un autre prétendant au trône qui pourrait être ce Mehy. Il apparaît derrière le char royal sur des reliefs du mur nord de la salle hypostyle de Karnak.

 

Mehy, cet énigmatique héritier...

 

Ainsi...

Certains spécialistes semblent penser, à tords ou à raison du reste, qu'il serait le fils ainé de Séthi I !

D'aucuns vont même supputer que le prince, le futur pharaon Ramsès II, l'aurait fait assassiner afin évidemment de supprimer toute conccurence ! (?)

 

Et si nous nous référons à :

Breasted...

Méhy serait même représenté six fois !

Une sorte de prince aîné...

- Murname...

Il serait alors un haut fonctionnaire !

- Claude Obsomer...

Méhy n'aurait eu aucun rôle particulier dans une bataille.

Il aurait été cependant un des commandants des troupes…

Flabellifère avec certitude…

- ...

 

Ce personnage mythique deviendra même l'un des héros de la fabuleuse saga des Ramsès de M. C. Jacq et ce, souvenez-vous, sous le nom de Chénar, frère de Ramsès...

 

Cependant...

 

D'autres pensent qu'il y aurait en fait une confusion entre le fameux Mehy et un prince appelé Neb-ekhaset-net, que l'on pourrait voir au sein de bas-relief du fameux temple de Karnak, mais qui visiblement n'aurait pas joué de rôle dans une éventuelle succession sur le trône d'Horus !

Cette probabilité est bien celle qui est actuellement retenue.

 

Toutefois...

 

Qu'il fut :

- Mehy,

- Ou un autre...

 

Projetons-nous maintenant à Karnak...

Nous sommes devant une représentation d'un combat contre les fameux Tjéhénou. Nous y voyons effectivement le prince Ramsès (Khéred répât). Quant à son père, le pharaon Séti I, il harponnait visiblement un ennemi ! En vérité la représentation de Ramsès semble bien avoir été substituée par celle du flabellifère Mehy.

Ainsi selon cette auteur, Julie Masquelier-Loorius, ceci devait certainement vouloir démontrer au peuple que le "dauphin" outre le fait qu'il fut formé aux arts de la stratégie, de la tactique, des opérations militaires, le fut tout autant quant à ses capacités à conduire le pays !

 

La présence même de ce mystérieux personnage, relevé à plusieurs reprises près du souverain tend cependant bien à nous démontrer qu'il devait jouir d'une importance considérable et ce, à la cour de Séti I !

 

Qui était-il exactement ?

Un mystère de plus, un de ceux qui demeure encore aujourd'hui !

 

La thèse du frère semble trés contestée !

 

Mehy le fils ainé de Séti I ?

Un favori ?

Ou alors... ?

 

Voici un poème au sujet de Mehy, dans le papyrus Chester Beatty :

 

Source / Lien

i

Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I...
 
The Royal name of King Sethi I as "Son of Ra"
(That is the Birth-name)
written in hieroglyphics inside the cartouche,
Stẖj mry n Jmn ,
"He Who belongs to Seth, the Beloved of Amon" Detail from the ceiling of the Great Temple of Amon-Ra at 'Ipet-sut'
 

SetiI-KneelingStatueOfferingToOsiris-CloseUp_MetropolitanMu.png

Statue du pharaon Seti I...

19e dynastie vers 1294 - 1279 avant notre ère... 

© Keith Schengili-Roberts

Source / Lien

Séti I.

 

 

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Le visage de Séti I !

Statue d'albâtre...

Elle est colossale et aurait été trouvée à Karnak !

Source / Lien

 

Voici aussi la fameuse liste des cartouches royaux érigée par Séthi I.

    19e dynastie...

Abydos.

 

speos1.gif

Pakhet est coiffée du globe solaire !

Et Séthy I offrait ici une libation

et

une fumigation à la netjeret Pakhet...

P3ḫ t.

© J.L. Chappaz et S. Bickel

 

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Temple de Seti I...

Abydos.

Source 

 

sethi-Ier.jpg

Séthi I.

Détail de la peinture de son hypogée dans la Vallée des Rois.
La netjeret Hathor accueillait Séthi I...

Musée du Louvre...

Son temple à Thèbes ouest.

Source / Lien

 

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Admirez...

Temple de Sethi I.

Abydos...

Source / © Danielle Discours.

 

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Détail d'un relief d'Abydos, celui du fils du pharaon Séthy I !

Ramsès II !
Nouvel Empire 19ème dynastie.

Source / © Mohamed Bakier

 

95c5f246.jpg

Séti I.

  Source / Lien 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière


Galina A.Belova, TT320 and the history of the royal cache during the twenty-first dynasty, page 73-80, Egyptology at the dawn of the twenty-first century 1, Le Caire, 2003. 

 

Carl Nicholas Reeves, Richard H. Wilkinson, The Complete Valley of the Kings, Thames and Hudson, London, 1996

 

Alberto Siliotti, Guide to the Valley of the Kings and to the Theban Necropolises and Temples, A.A. Gaddis, Cairo, 1996 

 

 

Et plus particulièrement :

 

"Séthi I" de Julie Masquelier-Loorius, Flammarion 2013.

 

Claude Obsomer, "Ramsès II" en page 57 à 59.

 

E. Hormung, "The tomb of pharaoh Seti I" Artemis et Winkler, 1991.

 

Wolfgang Helck "l'Encyclopédie de l'égyptologie" IV 1982 SP 4 et 5.

 

The Temple of King Sethos I at Abydos, Volume I: The Chapels of Osiris, Isis and Horus.

 

Sitographie...

 

Wikipedia

 

Lien

 

http://drhawass.com/blog/press-release-tunnelseti-i-tomb

 

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Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique...

 

Clé de VIE

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

 

"Vivre,

 c'est naître lentement :

 

il serait un peu trop aisé

 

d'emprunter des âmes toutes faites !"
Antoine de Saint-Exupéry.

Pilote de guerre en 1942...

 

 

aimé

Il fut brave et conquérant, Séthy I et l'énigmatique héritier Mehy... (5) En Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Pharaons et Personnalités en Égypte antique
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ânkh et sa newsletter consacrée à l'activité du mois d'avril 2015...
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ww.aime-jeanclaude-free.com  

 

 

Bonjour,    

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du site d'Aimé j-c...

 

 

Ainsi...

Au mois d'avril...

N'avons-nous pas eu droit à de belles découvertes et quelques nouvelles aussi ?

 

Comme par exemple :

- La dernière demeure du pharaon Khaba de la 3e dynastie, au sein de Quesna...

- Un mur blanc déterré à Memphis...

- Ruines de l'époque hellénistique démolies à Alexandrie...

- Khéphren, fermé pour rénovation...

- ...

- Et cette chapelle de Nectanebo I à Héliopolis...

 

Voyez ce bloc baigne dans l'eau...

Source  / Lien

 

Une équipe de fouilles germano-égyptienne semble évoluer au sein d'un chantier au temple solaire d’Héliopolis, il serait daté de plus de 2300 ans : cette dernière rappelez-vous, se trouve actuellement en-dessous d'un quartier moderne dénommé Matariya...

Jwnw Iounou se localiserait bien au sein de la partie Nord-Est de la métropole du Caire !

 

Onou-Iounou devrait se situer de nos jours au niveau de trois quartiers du Caire, à savoir :

- Aîn-ech-Chams,

- Matarieh,

- Et de Tell el-Hisn,

 

Héliopolis :

"C'est l'endroit où,

selon la mythologie égyptienne,

le monde a été créé,

le centre théologique

et

religieux de l'Égypte"

Raue

 

En ce lieu, les chercheurs y découvrirent il y a sept années de cela :

- Un temple de Ramsès II et ce près de l'obélisque de Sésostris : pas très étonnant finalement puisque Héliopolis fut bien considérée comme la cité des obélisques !

- Les ruines d'un temple d'Aton,

- ...

 

Vous l'aurez évidement bien remarqué grâce à la photo de présentation, nous sommes en présence d'eau, car les fouilles se situent aux alentours de deux à trois mètres de profondeur : en-deçà de la nappe phréatique ! Alors, notons au passage que son niveau quant au sous-sol est en train d’être abaissé et ce afin que les archéologues puissent reprendre les fouilles.

 

Ainsi...

Cette découverte se situe au niveau de la partie inférieure d’une chapelle royale parfaitement inédite quant à ce lieu et érigée au cours de la 30e dynastie !

 

"C'est la première fois

qu'une chapelle est découverte sur le site du temple"

Le ministre Mamdouh al-Damati.

 

Nous sommes bien sous le règne de Nectanebo I : 380 - 340 avant l'ère du Christianisme ! Comme vous savez, ce souverain fut bien le fondateur de la dernière dynastie ! Du moins celle qui précéda la conquête de Kemet par les Perses, les Grecs fondant celle des Ptolémée, les Romains,...
 

Nous voici donc :

- Avec ce très beau bloc de basalte âgé de 2400 ans qui visiblement devrait porter la nomenclature du cartouche du pharaon.

- Une base de statue a été également mise au jour.

Précisons à cet effet ce que le directeur égyptien de cette mission, M. Ayman Ashmawy, semble subodorer qu'elle représenterait le pharaon Merenptah de la 19e dynastie, l'un des fils de Ramsès II comme vous savez : il faisait visiblement une offrande à une netjeret.

- Il y aurait aussi maints niveaux d’occupations qui semblent d'ailleurs comporter de nombreux artefacts comme des poteries,...

Les chercheurs semblent pouvoir ainsi remonter jusqu'à la prédynastie !

- N'oublions pas ce très grand mur en briques crues concernant ce temple : quinze à dix sept mètres de large, vraiment impressionnant !

De puissants murs d'enceinte...

Fut-ce afin de pouvoir ériger maints temples à l'intérieur ?

De s'isoler davantage du monde réel ?

Des tempêtes de sable ?

D'atteindre une certaine perception de la pureté ?

- ... ?

 

Ces dernières découvertes seraient visibles, entreposées au musée, celui qui est en plein air, à Matariya.

 

" La "rareté"

de ce type de découverte s'explique par le fait que les pierres du temple solaire d'Héliopolis ont été utilisées

pour la construction du Caire islamique,

fondé au Xème siècle,

et notamment la célèbre citadelle de Saladin

aujourd'hui l'un des principaux sites touristiques de la capitale égyptienne,

érigée en 1176"

Ayman al-Ashmawy.

 

Nonobstant...

Rappelons-nous que cet endroit, ce lieu même des fouilles, correspond à une zone qui progressivement disparaît en raison des constructions, bien modernes celles-ci ! N'oublions pas non plus...

Que même si le haut dirigeant du pays à comme pour objectif d'ériger une nouvelle capitale, la présente continue à croître. De plus, si ma mémoire est correcte, il y a bien ce problème des déchets...

 

Source / Lien

4,400-year-old statue of Egyptian pharaoh found Belgian archaeologists announced the discovery of lower part of a royal statue showing the name of King “Sahure”, second King of the 5th Dynasty in the Old Kingdom, on April 28, 2015 [Credit: Egyptian Antiquities Authority]

Read more at: http://archaeologynewsnetwork.blogspot.fr/2015/04/4400-year-old-statue-of-egyptian.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+TheArchaeologyNewsNetwork+(The+Archaeology+News+Network)#.VUoH85M2OUn
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4,400-year-old statue of Egyptian pharaoh found Belgian archaeologists announced the discovery of lower part of a royal statue showing the name of King “Sahure”, second King of the 5th Dynasty in the Old Kingdom, on April 28, 2015 [Credit: Egyptian Antiquities Authority]

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Clé de VIE

 

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

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Vous connaissez :

- La fête de Pâque…

Remarquez que nous sommes au singulier, c’est alors la fête juive !

Passover est au sein d’un calendrier lunaire (Le mois commençant au jour de la pleine lune et le jour juif s'amorce alors à la tombée de la nuit…), elle doit normalement débuter autour du 15 nisssan… Une fête qui devrait durée de 7 à 8 jours.

- Et celle au pluriel, la célébration de Pâques, une festivité chrétienne !

Easter...

 

Alors...

L'article que je vous propose est simplement une façon de trouver quelques racines dans notre passé fort lointain quant à Pâque et Pâques...

 

Aussi, souvenez-vous de Sham el-Nessim !

Nous sommes bien à un niveau bas du Nil ainsi que le lundi qui suit la journée copte orthodoxe de Pâques.

Une fête vieille d'au moins 4 500 ans.

"Hume la brise"…

"Sens la brise de printemps"…

"Respire l'odeur du Zéphyr"…

 

Ainsi, Pâques est bien célébré par les Coptes !

Catholiques…

Orthodoxes…

Une fête qui je vous assure, rassemble l'ensemble du pays !

Le lundi de Pâques…

Le grand jour…

Celui de Sham el-Nessim.

 

Des racines qui remontent comme vous savez, à l'antiquité ! De plus elle serait parfaitement liée à "shemou"…

La fête du printemps...

L’équinoxe de printemps donnait lieu à cette célébration bien particulière !

Le commencement de la création…

Les pharaons ne la dénommèrent-ils pas la fête "Chamus" ce qui du reste voulait probablement correspondre à la "Résurrection".  Et cela ne devint-il pas, à travers les coptes, "Cham" ? 

Puis "Nessim" devait faire appel à l'arrivée du printemps !

 

Ainsi...

Cham el-Nessim demeura bien jusqu’à l'époque arabo-musulmane…

 

"Une coutume appelée "Shemm en-Nessem"

(Ou l'odeur du Zéphyr)

est observée le premier jour du printemps.

 Tôt dans la matinée,

de nombreuses personnes en particulier des femmes,

 brisent un oignon et le sentent ;

et au cours de la matinée un grand nombre de citoyens se promènent dans les villes ou dans les campagnes,

ou partent en bateau,

généralement vers le nord,

pour prendre l'air,

ou,

comme ils l'appellent, l'odeur de l'air,

qui en ce jour est réputé avoir un effet bénéfique.
 

Ils choisissent de déjeuner à l'extérieur, au bord ou sur le fleuve."

1834…

Edward William Lane…

"Les us et coutumes des Égyptiens modernes !"

 

Aussi…

De nos jours…

Nous pouvons bien affirmer qu’elle se fête par tous les habitants de ce beau et grand pays, dans les espaces verts et plus souvent encore au bord du Nil…

Chrétiens…

Musulmans…

"Respirer l'odeur du Zéphyr" au bord du Nil !

Les fleurs décorant les barques…

Les poissons salés, mulets gris demeurent malgré la perte du caractère religieux ! Avant, ils furent bien donnés en offrandes aux netjerou !

Comme la laitue,

Les oignons verts,

On pouvait aussi offrir des fleurs de lotus à ceux que l’on aimait !

Les habitants se parent alors de nouveaux habits…

Ils décorent aussi les fameux œufs…

 

 

 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

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Le netjer Chaï...

Il devait porter un plateau de pain...

Une divinité à tête de serpent qui devait personnifier le destin !

Ainsi, présentait-il au netjer Osiris des offrandes...
Nous sommes aujourd'hui au fantastique temple d’Edfou...

 Source / © Pierre-Olivier Simon, ancien restaurateur, Louvre / Lien

 

On vit bien le netjer Chaï au sein des textes de la 18e dynastie et ce au cours de la psychostasie ! De fait, sa présence ne définissait-elle pas l'issue même de la pesée du cœur ?

 

Ne personnifiait-il pas également le destin ? Celui relatif à la fortune par exemple, qu’elle fut d’ailleurs bonne ou alors bien mauvaise !

 

De plus…

Ne fut-il pas une sorte de figuration quant à la fécondité ? Nous savons de lui qu’il avait au moins un parèdre, peut-être à la manière d’une contrepartie féminine et ce en cette netjeret Rénénoutet.

J’en profiterais du reste afin de vous rappeler qu’être "parèdre" ne signifiait pas pour autant être une épouse ou même une compagne ! Souvenez-vous de ce lien conjugal qui pouvait éventuellement s’ériger entre deux entités. Et forcément en cette antiquité et en ce pays même, ils devaient s'être choisis mutuellement ! Et savez-vous que cette union conjugale n’avait pas de fondement religieux !  

 

Ainsi…

Il avait d’autres parèdres, non des moindres et toujours liés finalement avec le destin ! Ils furent visiblement en relation avec l'accouchement comme ce fut le cas de la netjeret Meskhenet…

D’aucuns supputent que notre netjer serait même à l'origine de l'Agathodémon grec.

 

Nonobstant et peut-être paradoxalement au fait :

- Qu'il fut lié au destin,

- Qu'il fut un "bon démon" puisque relatif à la subsistance du pays,

- A la psychostasie,

- A la fécondité, aux parturientes,

- Que d'aucuns subodorent qu'il fut le protecteur du foyer, des vignes, des récoltes,

- Qu'il avait même quelques légendaires parèdres,

- ... Chaï ne fut que bien rarement représenté, et cela plus spécifiquement encore au sein des périodes les plus anciennes.

 

Visiblement...

Nous devrons attendre les papyrus funéraires du Nouvel Empire (Exemple celui écrit par le scribe Ani,...) afin que Chaï puisse prendre effectivement place au sein des scènes de la psychostasie. 

 

De fait...

Il est bien difficile finalement de le reconnaître, s'il n'y avait les textes et les légendes pour le mentionner !

 

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Renenoutet, un serpent nourricier !

  Parèdre de Chaï...

 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

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Peut-être difficile à observer...

Cependant regardez bien, et ce sur la face avant,

nous pouvons y voir deux représentations du netjer Iounmoutef.

Ils encadrent des cartouches de Ramsès II

et

deux textes qui sont du reste légèrement différents.

Nous voici donc au sein d'un temple Nubien de la 19e dynastie.

Ouad-es-Seboua...

Et les sphinx de la première cour.

Source / Copyright (c) Robert Rothenflug  / Lien

 

 

Un prêtre Iounmoutef...

Le "pillier se sa mère"...

 

Ce netjer ne fut-il point finalement une sorte de modèle, bien divinisé, celui des prêtres Sem ?

Ainsi...

Iounmoutef ne fut visiblement pas un titre ordinaire sacerdotal mais bien davantage, un netjer. En quelque sorte, un modèle divin quant aux prêtres-Sem qui apparaissait sous la forme de "Iounmoutef" !

 

Ainsi, ne portait-il pas, comme le fit ce genre de prêtre :

- Une peau de félin ?

- Et que dire de cette coiffure : elle semblerait même avoir été élaborée avec une boucle de cheveux ?

 

Ne représentait-il pas aussi cet Horus qui fut, comme vous savez, le successeur du souverain lui-même, devenu un Osiris ? Cela aboutira comme nous le verrons au cours de cette thématique à Hor-Iounmoutef...

 

Ne devait-il pas également, à ses débuts tout du moins, se situer au sein même de la dernière demeure du défunt ?

Au sein même du culte funéraire...

Alors on le vit très proche des fils d'Horus comme d'ailleurs des fameuse âmes de Pe et Nekken.

 

 

En vérité...

Iounmoutef semblait effectuer certains rites de purifications et même l'un de ceux relatif à l'ouverture de la bouche ! Il le fit visiblement en tant que fils du souverain défunt.

Parfois même...

Et comme vous l'aurez compris, nous pouvons remarquer au sein des hypogées royaux des représentations de ce netjer ! Il pouvait alors prendre l'aspect du souverain lui-même !

 

Pharaon officiait alors de façon bien magique :

- Et ce, étant donné notre thématique, sous la forme d'Iounmoutef,

- Ou alors sous celle d'une de ses autres variantes, comme nous l'avons entrevu, à savoir Hor-Iounmoutef,

- Ajoutons également Kamoutef, le fameux "Taureau de sa mère" : un lien fut effectivement fait entre jwn (pilier) et k3 (taureau) ...

- ... En fait, je subodore même que les divinités mentionnées furent considérées comme des variations divines de pharaon ! Je suppute donc que les déités en question devaient assurer le culte du défunt royal dans le cas de figure, ou dans la réalité terreste, il ne fut pas honorer, ne le fut plus,...

 

 

Si nous voyons ce netjer relativement bien représenté au sein des dernières demeures, paradoxalement peut-être, il semblerait que cela ne fut pas véritablement le cas quant aux temples !

 

Quelques exceptions existent cependant comme avec :

- Les quelques socles de colosses,

- Ou alors de sphinx,

- Et certains temples royaux...

 

Au sein de ceux-ci, rappelez-vous :

- Nous pouvons voir notre netjer acccompagner évidemment d'autres divinités et ce au cours de certains rites de purifications (Rituel de l'ouverture de la bouche,...).

- Souvenez-vous plus concrètement peut-être de Ramsès II lui-même ! Et ce bien évidemment vis-à-vis de son propre père Séti I à l'intérieur de la fameuse salle hypostyle de Karnak...

 

 

Ainsi, vous l'aurez fort bien remarqué...

Un prêtre pouvait avoir bien des dénominations ! Nonobstant, tous semblaient avoir au moins un rôle identique : celui de réveiller le défunt !

Il devait être bien là afin de provoquer en quelque sorte l'union, celle qui coexistait lors de l'équilibre du corps vivant, et ce avec tous les éléments que je qualifierais d'immatériels.

Ce fut ainsi qu'Iounmoutef fit certains gestes, pratiquement d'appels, d'incitations à la réunion,... ! 

 

Des gestes qui finalement consistaient :

- A lever le bras en direction du défunt, du pharaon présentement,...

- Quant à son autre bras, il restait bien le long de son corps, mais tenait la fameuse patte, celle bien évidemment de sa peau de félin ! Vous serez alors à même de voir ce genre de scène au temple d'Ouadi-es-Seboua avec Ramsès II.

En fait...

Ce geste d'appels fut bien dérivé du verbe "njs",..., mot comme vous savez qui devait bien vouloir dire appeler, servir,...

 

 

Voici le fameux temple d'Ouadi-es-Seboua.

En Nubie...

Ramsès II.

Source / Lien

 

Clé de VIE

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

"L’héritage ne se transmet pas,

 

il se conquiert"

 André Malraux (1935)

 



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 "On ne doit jamais écrire que de ce qu’on aime.

 

L’oubli

et

le silence sont la punition

qu’on inflige à ce qu’on a trouvé laid ou commun,

dans la promenade à travers la vie"
Ernest Renan

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  aimé

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible,

 

 

alors ils l'ont fait"

 

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Diverses
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:13
 
 
Déité-fils,
 
personnifiant le sentiment filial !
 
 
Suite à l'épreuve des portes...
Le défunt aurait été introduit auprès des différents djadjat, les netjerou du monde funéraire.
Chapitre 18.

Planche XII du papyrus d'Ani.

 

Nous voici bien au sein du "Livre pour Sortir au Jour"...

Et ce, face à une sorte de concept lumineux s'opposant à l'oubli, à la rupture totale, à la mort physique,... ! Ainsi, le défunt ne devait-il pas chercher à voyager dans la barque du netjer Râ ainsi qu'à traverser le fameux royaume d'Osiris ? Une version nocturne de l'astre diurne en cours de régénération...

 

Nonobstant…

Il est vrai que vous aurez l'occasion de rencontrer cette dénomination de "Livre des morts"... 

C'est tellement erroné...

Alors, souvenons-nous du contexte de son apparition. En 1842, le grand égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch ("Livre des morts") un papyrus qui sera bien conservé au musée égyptologique de Turin. Il aurait ainsi effectué la première des traductions... Cette mauvaise nomenclature sera ensuite conservée et aura finalement la vie "dure" ! Nonobstant, nous devons quand même noté qu'au sein de la littérature égyptologique moderne nous rencontrons bien souvent la juxtaposition des deux titres.

"Livre des Morts"...

"Livre pour Sortir au Jour"... Ce dernier correspond en fait à la totalité des textes que l'on a trouvés près des défunts ! Ils auraient été visiblement attribués à son accompagnement, pour le voyage dans l’au-delà. Précisons cependant qu'il demeure moult exemplaires du "Livre pour Sortir au Jour" et qu'ils sont bien loin d'être identiques les uns aux autres ! Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les bénéficiaires choisissaient les formules qui leurs convenaient le plus et ce probablement en fonction de ce qu'il pouvait s'offrir. N'oublions pas que ces manuscrits représentaient un réel et important investissement et que cela ne devait pas être vraiment négligeable.

 

Cependant...

Serait-il possible d'y voir une toute autre explication quant à sa compréhension ?

Comme par exemple, de la magie funéraire...

Nos antiques ancêtres à savoir les habitants de Kemet, pourraient bien avoir dénommé ce manuscrit "Sortie à la lumière du jour"... Ainsi, en les lisant, ne pouvons-nous pas y voir quelques allusions au fait qu'ils s’adressaient bien à des vivants ?

Une lecture qui devient alors dès plus fascinante ! Nonobstant, elle pourrait tout autant vous paraître bien désordonnée, pouvant même avoir pour effet de vous désorienter, de vous décourager, de...

 

Mais finalement de cela, il ne faut pas véritablement s'en étonner :

- Il semblerait bien que nous ne possédons pas encore la clef quant à sa probable vraie lecture,

- Nous ignorons visiblement encore la démarche qui devrait y être appropriée !

- ...

 

sortir-au-jour.jpg

 

"Sortir

pendant les heures de la lumière solaire

représente

le désir suprême du mort

de s'unir

au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"

 

Cependant ne nous méprenons pas !

Les Égyptiens antiques n'étaient pas du tout obsédés par la mort, bien au contraire.

Ils adoraient la vie ! L'importance de Râ est du reste bien là pour nous le démontrer.

 

Des expressions qui furent simplement et véritablement un symbole à la vie :

sortir-au-jour-copie-1.gif

Iounmoutef
Voici la représentation d'un prêtre Iounmoutef !
Nous sommes au registre supérieur.
 
Nous pouvons y observer deux guides munis de la mèche de cheveux fixée à leur tête ainsi que la fameuse peau de félin couvrant le corps :
- Iounmoutef est bien situé au niveau du registre supérieur,
- Le prêtre Sameref quant à lui, est au niveau inférieur.
 
Tous les deux devaient visiblement personnifier le devoir du fils quant à exécuter les rites funéraires du père !
 
Quant au défunt lui-même...
Ne devait-il pas énoncer un hymne au netjer Osiris ?
 

Plan de l'article...    

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

 

→ Cette main protectrice...

 

→ Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire...

 

Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste !

 

Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?

 

Ainsi son côté funéraire...

 

Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils...

 

 

Vous aurez remarqué sur cette représentation, comme d'ailleurs tous(tes) les netjerou(t) du grand panthéon égyptien, que le netjer Iounmoutef portait lui également ce gorgerin à savoir le collier ousekh. Il marquait en quelque sorte cette grandeur, celle partagée à la fois par les divinités mais également par pharaon !

 

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

Iounmoutef...

Iunmutef...

Immutef...

Immoutef...

iwn-mwt.f...

Le "Pilier de sa mère"...

 

Il était donc une sorte de symbole quant à l'enfance parfaitement exprimé du reste en cette fameuse mèche ! Il portait également une sorte de pagne que nous ne pouvons pas véritablement voir et cela en raison d'une peau de panthère sacerdotale qui le recouvrait !

 

Alors souvent, comme bien d'autres déités, notre netjer devait changer de formes, de représentations si vous préférez :

- Parfois il était anthropomorphe,

- Il prenait même la forme d'un faucon,

- Souvent vêtu à la manière d'un prêtre Sem.

C'est-à-dire au moyen d'une peau de félin : celle-ci représente parfaitement la marque du sacerdoce, c'est-à-dire de l'engagement d'Iounmoutef en tant que prêtre. Augure divin bien évidemment... D'ailleurs précisons qu'au Nouvel Empire, cette peau de félin, indiquait toujours une fonction sacerdotale !

- Sans oublier bien sûr la fameuse tresse de l'enfance que vous connaissez bien : elle descend sur l'un de ses profils.

- ...

 

Cette main protectrice...

 

Dans la représentation ci-dessus...

Vous aurez certainement remarqué que notre netjer avait une main tendue vers l'avant.

Ne serait-ce point là un signe de protection ?

 

En tout cas, Iounmoutef le faisait effectivement !

En fait...

Il veillait sur les défunts et ce à la manière probablement d'un prêtre ou même d'un fils aimant, respectueux,... !

 

Ainsi...

Iounmoutef nous rappelle combien il fut important qu'un défunt soit à la fois entouré et bien évidemment, protégé.

 

Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire...

 

Il fut effectivement vénéré depuis l'Ancien Empire !

Nous sommes alors au sein du 9e nome de la Haute-Égypte : celui de Min, wn mnw, l'une des 42 divisions administratives du pays ou si vous préférez, l'un des 22 de cette Haute-Égypte.

Aussi rappelez-vous...

De cette agglomération, qui vit naître le pharaon Aÿ ! La légendaire cité d’Ipou (ipw), de Khent-Menou, de Panapolis, d'Akhmîm, d'akhmîmique chez les Coptes,..., elle fut en son temps la plus importante de ce nome !

Une cité qui était comme vous savez en relation avec l’Horus l’enfant ! Un élément d'intérêt et que nous serons à même de voir au cours même de cette thématique...

 

Voyez le 9e nome, il se situe juste au-dessus d'Abydos (Nome 8), en bas de la carte :

 

Source / Lien

 

Plus précisément...

Iounmoutef serait issue d'une localité dénommée Iteb (" Itb ") !

L'actuel Edfa...

Je me souviens bien de ce village ! Nonobstant, il est très paupérisé aujourd'hui pour ne pas utiliser un qualificatif bien moins délicat et ce localisé près de Sohag : en vérité nous sommes à 6 km environ, si ma mémoire est correcte...

 

sohag.jpg

Source / Lien

 

Sohag-2.jpg

Voici Sohag…

Localisée au sud d'Assiout…
Sur la rive gauche du Nil…

Source / Lien

 

Ainsi, géographiquement, nous sommes là avec deux cités jumelles à savoir :

- Sohag,

- Et la fameuse Akhmîm ! Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire !

 

Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste !


Nous sommes bien au sein du cadre funéraire. 

 

N'aurait-il pas été une sorte de modèle pour les prêtres Sem ? Et ce dans le rôle du fils du pharaon ! Une métaphore probable quant au fils du défunt, lié certainement aussi à cette fameuse mèche dite de l'enfance...

Bien évidemment...

Il ne fut pas le seul netjer à la porter, cette mèche, rappelons-nous les quelques jeunes déités comme Khonsou, Ihy,...

 

Ainsi...

Notre netjer devait bien participer à l'accomplissement des rites funéraires.

 

Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?

 

Nous l'avons bien entrevu, Iounmoutef, comme d'autres divinités d'ailleurs, avait :

- Une peau de félin,

- La mèche de l'enfance,

- ...

 

Alors...

Afin de le distinguer plus facilement parmi certains netjerou qui peuvent parfaitement lui ressembler, il y a le fait qu'Iounmoutef tenait dans sa main gauche une patte, celle de sa peau de léopard  !

 

Nonobstant...

Il "semblerait" que les égyptologues n'expliquent pas encore véritablement quel sens cela devait bien revêtir ?

 

Cependant...

Je vous dévoilerais bientôt mon analyse, une éventuelle explication, qui devrait apporter toute la lumière !

 

Ainsi son côté funéraire...

 

Un rôle qui pourrait finalement permettre de mieux comprendre sa propre nomenclature, sa double significations en fait car il semble avoir été à la fois :

- Le fameux "pilier du ciel",

- Et également le fils du défunt... Celui même qui soutient sa mère car vous l'aurez bien compris elle était devenue veuve !

 

Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
 

Il semblerait que notre Iounmoutef fut alors lié à Horus le jeune !

On le mentionne alors comme Hor Iunmutef...

Hor-Iun-mutef...

Ḥr.w-JWN-mw.t = f... D'ailleurs, à cet effet, souvenons-nous de la découverte de 6 étiquettes de momies et ce à Edfa ! Elles permirent visiblement de conclure qu'elles étaient pratiquement les seules mentions certaines du netjer Horioumoutef dans l'onomastique égyptienne en cette ère Romaine.

 

Notre netjer débuta bien au sein de l'Ancien Empire et sembla donc avoir perduré jusqu'à une époque fortement avancée, celle dite Romaine !

 

Iounmoutef semble même être devenu un des épithètes d'Horus et, ne lit-on pas parfois qu'il devait être considéré comme un "purificateur divin".

 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils...

 

Vous l'avez remarqué avec sa mèche sur le côté, la jeunesse lui était intrinsèque.

Jeune certes, mais prêtre avant tout : sa peau de félin portée par-dessus sa tunique ainsi que son pagne nous le montre bien !

 

Fort de ces deux caractères...

Et quoique dés plus discret au sein de cette mythologie, Iounmoutef n'en fut pas moins assez représenté dans l'onomastique égyptienne au sein de scènes représentant bien certaines tranches de vie.

 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils !

Pieux...

Fidèle... Je subodore même qu'il était de ceux dont finalement chacun de nos anciens devaient souhaiter avoir, comme fils, bien entendu ! Celui-là même qu'ils aspiraient pour la rupture inévitable, le trépas venu !

Car comme vous savez pertinemment, cela devait être bien indispensable le fait que le fils puisse honorer la dernière demeure ! C'était même de l'ordre de l'essentiel quant à la survie du défunt...

 

Vous l'aurez ainsi compris...
Iounmoutef fut finalement l'allégorie d'un divin fils ! Une entité idéale en somme car toujours là afin de soutenir les proches mais également le défunt...

 

Nous sommes au sein de la chapelle de Séthi I.

Iounmoutef

présente une longue liste d'offrandes

et ce au pharaon qui est assis devant une table d'offrandes.

Source / Lien

 

Source / Lien

lhp3

 

Alors...

A suivre pour de prochaines avancées et ceci quant à la connaissance de cette entité divine fort méconnue... !

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Le netjer Iounmoutef...    

 

- "Le pillier de sa mère",

- Le deuil, temps d’obligation…

- Soutien de famille,

- Un guide pour le défunt,

- Hor-Iounmoutef et Kamoutef,

- L’annonceur royal,

- ...

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003


Erich Lessing et Pascal Vernus, "Les Dieux de l'Égypte" Imprimerie Nationale, Paris, Octobre 1998 - En Anglais, Traduction Jane M. Todd, The gods of ancient Egypt, George Braziller, Octobre 1998.

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte 

 

Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001. 

 

Nadine Guilhou - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Et plus particulièrement :

 

L'égypte ancienne et ses dieux, J.-P. Corteggiani, 2007. - Lexikon der Ägyptologie / W. Helck, E. Otto, 1980 (art. : Iunmutef). - Iunmutef / U. Rummel, 2010.

 

"Les cultes d'Edfa à l'époque romaine", M. Chauveau M, revue d'égyptologie, ISSN 0035-1849, 1986, vol. 37, pages 31 à 43.

 

H.Te Velde, s.v "Iounmoutef" in LÄ, 212-213 E. Hornung, Tal der Konige, en page 91.

 

S. Sauneron "Les prêtres de l'ancienne égypte" réed. Paris 1998 en page38, 125-127.

 

"Exodus und Passah, ihr Zusammenhang im Alten Testament", Cathie Spieser.

 

L.A. Christophe : La salle V du temple de Sethy  Ier à Gournah, BIFAO 49, 1950.

   

 

  • Sitographie...

 

Wikipedia

 

 

    •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Netjerou, netjerout en Égypte antique !

 

Clé de VIE

 

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

"La seule différence

 

 

entre le génie

et

l’homme ordinaire

 

 

est que le génie ne sait pas qu’il est ordinaire,

 

 

alors que l’homme ordinaire

 

pense qu’il n’est pas génial"

John Green

 

aimé

 

Vie, force et santé.

"Le pilier de sa mère", une divinité soutenant la voute céleste, Iounmoutef (1)... En Égypte ancienne !"Le pilier de sa mère", une divinité soutenant la voute céleste, Iounmoutef (1)... En Égypte ancienne !
"Le pilier de sa mère", une divinité soutenant la voute céleste, Iounmoutef (1)... En Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Netjerou - netjerout en Égypte antique
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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 21:30

 

"Ceux qui sont de la terre"

jmy. w t3

 

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Voici quelques déterminatifs du code Gardiner quant au serpent.

 

ww.aime-free.com 

 

ww.aime-jeanclaude-free.com  

 

 

Voici un netjer-serpent.

 

Il présidait au destin !

 

Nous sommes bien au sein du panthéon égyptien, ce dernier s'étant certainement élaboré progressivement au fil des millénaires ! Et ce au moyen par exemple de divinités locales, qui semblaient avoir accompagné visiblement le succès de quelques familles princières au sein de leurs propres cités comme par exemple Antef et les Montouhotep de Thèbes,...

 

D'autres, à la manière d'Horus…

Perdurons depuis l'origine, inhérent à l'idée même de la monarchie !

 

Quant au peuple lui-même...

Son grand défi ne fut-il pas cette question quant à la survie après la rupture, la mort si vous préférez,... ? A quoi bon accepter le terrible sort du paysan sur terre ou le fait de construire les monuments funéraires de pharaon, si la mort fut une fin véritable ? N'existait-il pas de compensation à ce sort terrestre de souffrances, d'efforts, d’adulations,... ?

La vie terrestre ne pouvait de ce fait acquérir de sens que par une liaison établie avec la fameuse immortalité offerte par les netjerou et ce aux Hommes. Certes, il fallait bien, afin d'obtenir la vie éternelle, l'avoir méritée de son vivant et ce à travers une conduite dés plus exemplaire ! Et puis, cela devait permettre de survivre par l'intercession des vivants, qui se devaient moralement d'entretenir la mémoire du défunt, le nourrir même, l'honorer bien certainement,...

 

Ainsi, à la fin des fins...

Ce défunt qui véritablement ne ressuscitait pas physiquement, en tout état de cause, devait cependant bien être associé au pouvoir de vivre une seconde vie, une nouvelle existence, dans un autre plan bien certainement !

 

Tel semble bien avoir été l'enjeu fondamental, et le mystère aussi de cette religion égyptienne ! D'ailleurs, ne fut-elle point d'une grande complexité ? Lentement murie par les clans qui s'emparèrent finalement du pouvoir vers 3000 avant l'ère du Christianisme...

 

Les Textes des Pyramides parlent de lui comme ayant été fils de Serket.

Parfois lit-on qu’il le fut de Geb et de Renenoutet ?

Quant au "Livre pour sortir au jour", il semble avoir été littéralement une manifestation de Râ !

Source

 

Voici donc une statuette votive d’une divinité à tête serpentiforme, voyez :

- Il est debout sur sa base,

- Dans une action de marche,

- Il semble être muni d’un pagne strié et plissé,

- Le long de son corps, son bras droit, alors que l’autre semble tendre vers l’avant,

- Vous aurez aussi remarqué son collier ousekh,

- Il semble même porter une sorte de perruque, elle est tripartite, striée avec des mèches !

 

Est-ce véritablement Nehebkaou comme d'aucuns le suspectent ?

C'es-à-dire "Celui qui attribue les kaou" !

Serait-il une des apparences de Râ-Atoum, ayant eu un rôle nourricier ?

 

Plan de l'article...    

 

→ Les divinités cosmiques...

 

"Ordonner", "Déterminer"...

 

 Il personnifiait donc la destinée !

 

→ Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin"...

 

Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?

 

Si vraiment il fut bien une déité...

 

Un véritable principe de renaissance,

 

de fertilité,...

 

Les divinités cosmiques...

 

Hantée en quelque sorte par le sacré...

Immergée dans un monde divin...

La religion ou plutôt les cultes égyptiens s'y afférents n'avaient visiblement aucune cohérence avec les religions monothéistes qui apparurent bien plus tard comme le Christianisme par exemple, le Judaïsme, l'Islam,...

 

La complexe mosaïque des netjerou qui prévalait, semble être issue des diverses cosmogonies développées par les antiques périodes de Nagada, avant même qu'ils ne se combattent entre eux, puis s'unissent afin d'établir un pouvoir unique le long de l'Itéru.

 

La force des cosmogonies urbaines qui durent finalement bien protectrices des souverains locaux, leur a certainement permis ainsi d'asseoir la royauté !

 

D'ailleurs, trois cosmogonies rencontrèrent, à tour de rôle, un succès carrément national cette fois-ci :

 

- Celle de Ptah…

Comme vous savez il résida en particulier à Memphis et créa le monde par sa simple pensée.

 

- Celle d'Héliopolis…

Dite de Râ-Atoum-Khépri, qui imagina quant à elle la prodigieuse légende d'Osiris-Isis-Seth-Nephtys,

 

- Celle de Thot, et ce à Hermopolis,

 

- ... La plus reconnue fut certainement l'Ennéade d'Héliopolis, groupe de neuf déités comme vous savez, dont les enfants avaient pour nomenclature Isis, Osisris, Seth et Nephtys : une cosmogonie fondatrice...

Elle est d’une certaine façon à l'origine de toute les autres !

 

"Ordonner", "Déterminer",...

 

Voici donc une des rares représentations de notre netjer Chaï ! Vous aurez certainement remarqué au niveau de sa tête, un serpent…

 

Voici le génie nourricier Chaï.

Vous le voyez portant un plateau de pain !
Nous sommes à Edfou...

A l'extérieur même du naos, au sein du mur nord, et ce dans la section ouest.
Source / Cliché Nadine GuilhouLien

 

 

"Ordonner"...

"Déterminer"...

Ne serait-ce point-là l'origine même de la nomenclature de ce netjer, objet de la thématique d'aujourd'hui ?

Shay...

Chay...

Shaï...

Shay...

Š3j

Il fut aussi identifié à Agathodaimon, cette divinité de la fortune et ce à Alexandrie. Ce fut vraiment un "bon génie" en cette époque gréco-romaine.…

Psaïs...

M8 G1 M17 M17 A40

 

Chaï finira finalement par devenir le véritable synonyme de notre mot moderne à savoir le "Destin" !

 

Il personnifiait donc la destinée !

 

 

Divinité du destin

et

destin lui-même !

 

Destin propre à l'individu...

 

Ainsi, ne déterminait-il pas :

- La durée de vie de chacun ?

- Comme du reste la fortune qui pouvait ou non d'ailleurs croisée la route... ?

- Le bon ou même le mauvais vieillissement ?

- ...

 

Alors...

Rien d'anormal finalement à ce que l'on puisse trouver notre netjer Chaï représenté le plus couramment dans les scènes du jugement dernier !

 

Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin"...

 

Afin de mieux cerner notre netjer, je vous propose maintenant de figurer une de ses parèdres, une figure de style en quelque sorte, qui de plus est, une image bien féminine en cette allégorie à l'abondance mais aussi à la fécondité.

 

Rennout...

Rnnwtt...

Paradoxalement, elle n’avait pas officiellement de famille ! Pourtant, des mythes épars lui attribuèrent parèdre et même enfants.

Et ce à commencer par notre netjer, Chaï…

 

Elle fut également comme vous savez dans le cœur de nos anciens Egyptiens : une netjeret qui présidait au salut des naissances ! Elle devait d'ailleurs être considérée comme celle qui traçait le chemin de la vie, en donnant sa force vitale c’est-à-dire le Ka ! De fait, à l'instar de Ka ou d'ailleurs de Ba, Chaï procédait davantage du concept divinisé que de la déité !

Ainsi…

Chaque mortel ne fut-il pas veillé non pas, par une, mais bien par quatre Renenoutet ? Quatre protectrices qui devaient exercer leur vigilance vers chacun des quatre points cardinaux...

 

Cependant cette divinité, paradoxalement au fait d'avoir été bien bénéfique pour chaque Egyptien, ne fut qu'un acteur dés plus modeste quant à la protection exercée sur eux.

 

Elle ne fut ainsi que le "bras du destin" ! Cependant, les maîtres demeuraient bien les netjerou suprêmes i.e. les démiurges, aussi qualifiés de "maîtres de Renenoutet".

 

Renenoutet
Temple de Dendérah, Arrière-chambre sud-ouest (N), paroi est
...

Source / Lien

 

On lui connaît d'ailleurs d'autres parèdres comme :

- Reret...

- Chepse...

- ...

 

Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?

 

Comme pouvait l'être l'agathodaimôn des grecs...

 

Alexandrie_rectangle.jpg

Voici donc une des représentations de l’Agathodaïmon...

Une divinité tutélaire d’Alexandrie !

Surmontée de la Gorgone...

Nécropole de Kom-el-Chougafa.

© Frédéric Möri.

Source  http://fg-art.org

 

Des bons démons qui semblaient préserver, garantir, la subsistance même de Kamet !

 

Mentionnons par exemple quelques autres entités à tête de serpent :

- Âhâ-nefer,

- Mehen,

- Ouadjedj,

- Nehebkaou,

- ...

 

Ainsi, souvenez-vous...

Nous venons de voir Chaï au sein d'Edfou ! Il semblait visiblement être lié au pain et à son composant essentiel, le grain. Cependant, il ne faut pas pour autant, comme d'aucuns pourraient le supputer, le considérer à la manière d'un génie du grain !

 

Si vraiment il fut bien une déité...

 

Il semble bien avoir été essentiellement visible au niveau de la Basse-Époque.

 

Une divinité ?

S'il en fut une véritablement, il devait alors être très particuliers car Chaï matérialisait cet aspect inévitable quant "aux choses" de la vie !

 

Ceci pouvant certainement expliquer que ses représentations furent dés plus rarissimes !

D'ailleurs, lorsqu'il s'agissait de son culte, ce dernier restait du domaine uniquement privé et de ce fait, il ne pouvait être que bien discret ! Ceci pourrait à la rigueur expliciter aussi qu'il ne lui était dédié aucun temple...

Il se faisait tellement peu remarqué qu'il était même associé à des fêtes qui ne lui étaient d'ailleurs pas spécifiquement réservées, puisque qu'elles étaient destinées initialement à d'autres divinités !

 

D'ailleurs, il semblerait que nous ne lui associons pas non plus :

- De couleurs spécifiques...

Contrairement à bien d'autres netjerou(t) comme par exemple Ptah,...

- Pas d'animal sacré non plus...

Et ce paradoxalement au fait que sa représentation fut parfois liée au serpent !

- Pas d'attributs divins connus...

- ...

 

 

http://www.passion-egyptienne.fr/images/Ramses%20III%20cobras.jpg

 © Source

Les netjerou cobras !

lhp3

 

Alors...

A suivre pour de prochaines avancées et ceci quant à la connaissance de cette entité divine fort méconnue... !

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Le netjer Chaï...    

 

- Une place pour chaï au grand tribunal...

- Chaï, inéluctable,

- Chaï dissuasif ?

- Un véritable serpent du grain !

- Et que dire du Chaï d'aton ?

- ...

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003


Erich Lessing et Pascal Vernus, "Les Dieux de l'Égypte" Imprimerie Nationale, Paris, Octobre 1998 - En Anglais, Traduction Jane M. Todd, The gods of ancient Egypt, George Braziller, Octobre 1998.

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte 

 

Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001. 

 

Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard. 

 

Nadine Guilhou - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Et plus particulièrement :

 

Guilhou "Présentation et offrandes des épis dans l'Égypte ancienne (I)" dans S. AUFRERE (éd.), Encyclopédie religieuse de l'univers végétal (ERUV) I, Orientalia.


Meeks, "Génies, anges, démons en Égypte" dans Génies, anges et démons, sources orientales 8, Paris, 1971, page 17 à 84.
 

Quagebeur "Le dieu égyptien Shaï dans la religion et l'onomastique" OLA 2, Leuven, 1975.
 

     • Sitographie...

 

Wikipedia

 

    •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Netjerou, netjerout en Égypte antique !

 

Clé de VIE

 

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

Maxime 40 du légendaire enseignement de Ptah-Hotep, le fils spirituel...

Ancien Empire...

Vers 2360 avant l'ère du Christianisme.

 

"Si le fils de l’homme accepte ce que dit son père,

aucun des ses plans n’échouera.

 

Éduque, dans ton fils, celui qui écoute ;

dans le cœur des nobles, il sera un homme de qualité,

digne de confiance,

lui qui guidera sa bouche conformément à ce qui a été dit, lui qui sera vu comme celui qui entend.

 

Les démarches d’un fils,

qui est un homme de qualité digne de confiance,

sont remarquables.

 

L’égarement pénètre dans celui qui n’écoute pas.

 

Le connaissant se lève au matin

pour maintenir son équilibre,

tandis que l’ignorant est aux abois."  

 

aimé

 

Vie, force et santé.

Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)...  En Égypte ancienne !Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)...  En Égypte ancienne !
Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)...  En Égypte ancienne !
Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)...  En Égypte ancienne !Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï (1)...  En Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Netjerou - netjerout en Égypte antique
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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 21:55

  Voici le temps de la renaissaissance...

   

www.aime-free.com 

 

ww.aime-jeanclaude-free.com  

   
Alors...

Les Pâques

ou

la Pâque ?
 

http://www.favors-to-treasure.com/images/Egyptian-Assorted-E.jpg

 Assortiment de netjerou(t)...

Ceux-ci ne s'admirent pas véritablement par contre, ils se dégustent !

 Source

 

Plan de l'article...

 

Les Pâques…

 

La Pâque…

 

→ Le retour du printemps !

 

La tradition de s'offrir des œufs au printemps remonte donc à l'Antiquité...

 

L’œuf et le lièvre…

 

→ Quant au légendaire lapin...

 

Et dans tout cela, le chocolat ?

 

"Nous avons tous des rêves,

 

mais pour les réaliser,

 

il faut beaucoup de détermination,

 

de dévouement,

 

de discipline

 

et

 

d’efforts"

Jesse Owens

 

Alors rêvons ensemble si vous le voulez bien, de ce renouveau en cette ère printanière...

 

Les Pâques…

 

La fameuse et présente fête de Pâques, Easter en anglais comme vous savez ! Sincèrement, elle ne représente pas du tout une nomenclature véritablement chrétienne ! Elle semble bien porter en elle cette origine Chaldéenne. Tout simplement, cela fait référence à la divinité d'Astarté, ou si vous préférez utiliser cet autre titre de Beltis, celle des Ninivites : vous savez bien la reine des cieux !

 

Serait-ce finalement un culte relatif à la fécondité ? Et cela à peine dissimulé sous les apparences d’une célébration quant à la résurrection du Christ !

 

En tout état de cause...

Pâques fut bien une synthèse incorporant de bien nombreuses traditions provenant des ères préchrétiennes !

 

Référons nous alors à Alexander Hislop, un auteur indiscutablement très compétent en la matière. Grâce à lui d'ailleurs vous aurez alors peut-être cette surprise, celle de découvrir l'origine païenne (Même si personnellement je n'apprécie guère cette nomenclature !) quant aux coutumes de la chrétienté : telles que le culte de la "Vierge", le sapin, même la bûche de Noël, les œufs de Pâques,...

Nous sommes bien au sein de la continuité des traditions religieuses : rien ne se perd, tout évolue, tout se transforme, il en va de même pour les religions, les coutumes, les croyances,...

Ainsi...

La nomenclature de Pâques, avec ses origines babylonienne, avait bien cette souvenance, celle de la reine des cieux, souvenez-vous alors de quelques déités comme furent Ishtar ou Astarté ! Et que dire alors de ce sens caché, celui du fameux oeuf mystique d'Astarté...

 

On adulait bien Baal en Bretagne !

Alors il ne vous sera probablement pas difficile finalement de subodorer que sa compagne, à savoir Astarté le fut elle aussi et ce par les anciens Anglais. Ainsi, Astarté qui en ce lieu de Ninive s'appela Ishtar prend en avril le nom d'Easter (Pâques)…

Rappelez-vous du 3e et du 4e siècle de notre ère…

Cette fête s’appelait alors Pascha, ou Pâques et semblait même s’accorder à l'origine avec l'époque de la Pâque juive.

 

Alors, d'aucuns semblent même subodorer que nous sommes là au sein d’une version Christianisée de la Pâque juive.

 

La Pâque…

Une fête, Pâque, et la sortie d'Égypte !... En Égypte ancienne !

 

En aucune façon...

Vous ne la trouverez dans le Nouveau Testament et cela sous l’image probable d’une résurrection !

 

Nous sommes maintenant au sein de la religion juive...

Pessah, en Hébreux.

Pass-over, en anglais.

Pasqua, en grec.

Pasha, en latin.
...

 

En fait, la Pâque juive commémore l'exode des Hébreux hors d'Égypte, emmenés par Moïse comme vous savez !

 

Au cours du premier repas d' "hommes libres"...

Ils auraient alors sacrifié à cette occasion un agneau ! Dès lors, cette viande fut consommée par les Juifs lors de la fête de la Pessa'h... 

Un animal qui était bien présent en Égypte antique !

Ovis longipes paleoaegytiaca.

O. Artiodactyles, F. Bovidés.

Souvenez-vous de nos anciens Égyptiens, ils l’utilisaient notamment pour les cultures : au moment des semailles, les troupeaux piétinaient le sol meuble afin de faire rentrer les graines dans le sol limoneux ainsi que lors du dépiquage des céréales i.e. la séparation du grain et de son enveloppe.

Paradoxalement peut-être...

Le mouton semble avoir été consommé de façon minoritaire finalement : sauf par le peuple lui-même ! Et quant à sa laine, elle fut fort peu usité : exception de manteaux et tuniques de laine blanche et ce pour les dignitaires...

Quant à la graisse, elle entrait comme vous savez dans la composition de médicaments.

 

Ainsi, rappelons-nous alors :

 

→ De cette "délivrance", celle qui aurait été de ce peuple, en cette ère de Moïse !
 

"Sacrifice de Pèssah pour YHWH,

qui a sauté les maisons des Benéi Israël,

[…]

en frappant Misraïms".

→ ...

 

cloches paques
Le voyage des cloches à Rome !
Gravure de Granville...

 

Bonnes Pâques aux communautés

 

 

Juive

et

Chrétienne !

 

Le retour du printemps !

Les fêtes du printemps, Sham el-Nasim... En Égypte ancienne !

 

Voici la germination en ce début de printemps et l’œuf...

 

"La conception de l’œuf comme symbole de la fécondité

et

du renouveau de la vie

remonte à l’époque des anciens égyptiens et Perses,

qui avaient également l’habitude

de colorer

et

de manger des œufs pendant la fête du printemps"
Encyclopaedia Britannica.

10151210_10154023819545103_2814784274677318901_n.jpg

 Source

 

"L’œuf est un symbole universel très ancien,

 lié à la vie,

 à l’origine du monde dans de nombreuses légendes.

 

Cet emblème de la vie éternelle

et

de perfection accompagnait parfois les morts dans l’au-delà

[…].

 

C’est assurément pour Pâques

que l’œuf joue le plus grand rôle

car les œufs

sont alors les instruments essentiels d’une magie de la fécondité."

N. Cretin.

Fêtes et traditions occidentales.

 

Ainsi chez les Égyptiens…

Comme les Perses d'ailleurs…

Et même les Romains, l'œuf fut bien un symbole de vie et de renouveau !

 

figure32.jpg

Voici un fameux oeuf tombant du ciel

Il se rapporte évidemment à l'arche,

cele préparée par le commandement formel de Noé !

  WILKINSON, vol. III, p. 20 et PAUSIANAS, liv. III, Laconica, ch. 16.

 

La tradition de s'offrir des œufs au printemps remonte donc à l'Antiquité...

 

On s'offrait en guise de porte-bonheur des œufs de poule décorés.

 

Nonobstant...

Et cela au cours de notre propre Moyen-Âge...

Il fut strictement interdit de manger des œufs comme des sucreries d'ailleurs, et tous cela durant le carême !

 

Seulement voilà...

Les poules, elles, n’en furent pas vraiment informées (L’importance de la communication est bien visible ici !) !

Cet état de fait poussa à utiliser le surplus des œufs et ce en les décorant ! Et nous connaissons encore cette coutume… !

 

Source / Aya Ali

 

Un œuf de Pâques décoré avec des animaux.

Remarquez les cornes torsadées ! Seraient-ce des gazelles ? Cet œuf d'autruche a été trouvé en morceaux dans une fosse à Nagada…

3 600 avant le Christianisme.

Source

 

Voici l’œuf et le lièvre…

 

Une belle liaison avec la netjeret Astarté, thématique que nous avons déjà abordé ensemble !

Je vous rappelle même à cet effet son origine, phénicienne. Elle fut d'ailleurs bien importée au sein du grand panthéon égyptien, et, liée à la fécondité.

 

Souvenez-vous...

Elles avaient les organes sexuels particulièrement apparents et de plus bien développés…

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/20/V%C3%A9nus_Astart%C3%A9.jpg

"Vénus Astarté"

Félix Jahyer, "Émile Bin", Galerie contemporaine, n° 184, Paris, L. Baschet, s.d. (1879)

Selon les premiers vers d'un poème !

Que vous pouvez revoir : Rolla d'Alfred de Musset...

 

 

Sinon, nous pouvons l’observer en compagnie d’un lapin ainsi que d’un œuf dans la main !


Voici comment l'oeuf devint le symbole d'Astarté (Ishtar) :

 

"Un oeuf d'une énorme dimension est tombé du ciel

jusque dans le fleuve Euphrate

les poissons le poussèrent jusqu'au rivage,

là les colombes vinrent se fixer dessus,

le couvèrent,

et

Vénus en sortit bientôt

(Un autre titre pour Astarté),

après cela les Syriens l'adorèrent."

 

Quant au légendaire lapin…

 

On le trouve ici probablement en raison de sa qualité de reproduction !

 

En Allemagne par exemple…

Comme dans l’est de la France, c'est bien le lapin que l'on rencontre !

 

Quant aux États-Unis ne serait-ce point le lièvre ?

 

N'oublions pas pour autant :

- Les coucous,

- Les cigognes,

- ...  Ainsi, le généreux donateur de chocolat peut prendre bien des formes...

 

Alors le lapin...

C'est un véritable symbole païen, celui finalement de la fécondité ! D'une tradition païenne germanique, il était l'emblème de la déesse Ost Ara, symbole de fertilité et bien sûr à nouveau du printemps !

 

Et dans tous cela,  le chocolat alors ?

 

De nos jours nos enfants ne reçoivent plus d'œufs pour Pâques !

Ou alors des oeufs en chocolat.

 

Souvenez-vous…

Tout ce qui fut à base de sucrerie était bien interdit au cours du carême !

Alors Pâques devait marquer cette transition, la fin de la restriction ! Ce qui pourrait en partie expliquer les cloches, leurs cadeaux,…

 

"On ignore la date exacte à laquelle l'on a eu l'idée de percer les œufs d'un côté,

pour les vider

et

les remplir de chocolat.

 

Sans doute au XVIIIe siècle,

mais c'est au XIXe siècle que l'on commence à voir apparaître les œufs tout en chocolat, notamment, à partir des années 1830, grâce au développement des techniques de travail de la pâte de cacao et surtout grâce à l'apparition et à la diversification des moules, qui permettent d'obtenir des formes en chocolat de plus en plus variées"

Élisabeth de Contenson…

Auteur "Du Chocolat et son histoire".

 

paquerette

La pâquerette...
La fleur de Pâques...

 

La fête de Pâques

est

pleine de secrets !

 

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire ! 

 

Clé de VIE

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

      • Sources...

 

Hislop Alexander, "Les deux Babylones ou identité de l’Église Romaine et du culte de Nemrod et de Sémiramis (ou Le Culte d'Adoration Papal dévoilé être l'adoration de Nemrod et sa femme."

 

Wilkinson, vol. III, p. 20

 

Pausianas, liv. III, Laconica, ch. 16.

 

Félix Jahyer, "Émile Bin", Galerie contemporaine, n° 184, Paris, L. Baschet, s.d. (1879)

 

Layard, Ninive et Babylone, p. 629.

 

      Sitographie...

 

Wikipedia   

 

Une fête, Pâque, et la sortie d'Égypte !... En Égypte ancienne !

 

Les fêtes du printemps, Sham el-Nasim... En Égypte ancienne !

 

Aux origines il y avait ce qui donnera... Pâques, en Égypte antique !
 

La Fête des Shemu... Les beaux jours en Égypte ancienne !

 

 

      • Taggé avec... 

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

  201141221757_chapeau_felicitation_ssc-copie-2.gif  

 

Vie, Prospérité, Santé !

 

  aimé

 

Le renouveau c'est maintenant avec la Pâque Juive et les Pâques Chrétiennes & l'Égypte antique !
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Aimé Jean-Claude ânhk, le blog d'Aimé Jean-Claude - dans Fêtes et Égypte Antique
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 22:00
ânkh et sa newsletter consacrée à l'activité du mois de mars 2015...
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ww.aime-jeanclaude-free.com  

 

Bonjour,    

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du site d'Aimé j-c...

 

 

Je me "reconnais" quelque peu en cet écrit, celui que fit Albert Einstein en son temps et ce à Carl Seelig !

Nous sommes ainsi le 11 mars 1952.

 

 "I have no special talent,

 

I am only passionately curious."

 

Alors n'hésitons pas à être tous curieux, très curieux même ! Et ce, simplement afin d'apprendre,.., de réapprendre aussi,..., d'avancer encore et toujours. Ainsi nous atteindrons une meilleure connaissance des autres, et par conséquence, de nous-mêmes !

 

De la même manière...

S'intéresser au passé, c'est une façon de ne pas se couper de nos racines !

De plus...

Cela ne pourrait-il pas être une des solutions au mal être de notre époque actuelle ? L'Histoire ne pourrait-elle pas nous enseigner une solution probable à nos propres problèmes d'actualités ?

Prenons pour exemple Maxime Gorki avec "Les Estivants" : nous sommes alors en 1904. Cet auteur décrivit en quelque sorte le quotidien de cette intelligentsia Russe qui en vérité s’était littéralement désolidarisée de la réalité comme du reste de leurs propres origines !

 

"Les personnages des Estivants

viennent d’un milieu de petits artisans,

ils ont eu des enfances difficiles.

Mais, beaucoup d’entre eux, et surtout les hommes, ont oublié leurs origines

...

La classe de petits bourgeois ne voit pas arriver la catastrophe qui engendrera sa Chute :

la révolution de 1905"

Selon Gérard Desarthe et Jean Badin.

 Les Estivants, programme de la Comédie Française,

L’avant- scène Théâtre, 2015

 

Ainsi, souvenez-vous :

 

"Quand on étudie le passé,
il est impossible de ne pas jeter
un regard sur l’avenir’"

Arnold Toynbee.

 

Source / Lien

 

Clé de VIE

 

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

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Voici probablement l'une des premières représentations d'un hippopotame !

 

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Source / Lien

 

 t72_11hk_tomb_72_hippo_comb.jpg

Source / Lien

 

Nous voici avec une découverte datée de 2015, particulièrement "importante", située avant la première dynastie ! 

Une dernière demeure d'éternité...

Elle fut du reste trouvée intacte alors que la plupart des sépultures avoisinantes furent pillées !

Cela permit aux chercheurs d'affiner davantage encore les connaissances quant aux rituels de cette période !

 

Véritablement antique puisqu'elle serait datée d'environ 500 ans... Oui mais nous "parlons" d'un demi-millénaire avant le début de la première dynastie ! Et cet animal, sujet de cette thématique, y fut bien représenté à travers un ustensil du quotidien, du moins au sein d'une certaine caste !

 

Cela ne démontrerait-il pas de l'importance que portaient nos anciens à l’Hippopotamidae... ?

 

Ainsi, l'hippopotame est bien cet animal au corps lourd :

- Massif...

- Une large tête et ce sans cou...

- Avec de courtes pattes cylindriques munies de quatre doigts onglés, légèrement palmés... Il vit aussi bien, comme vous savez, au sein des eaux fluviales (Le jour) que sur la terre ferme (Où il se déplace en troupeau la nuit) ! Ils recherchent alors l'herbe qui est bien sa nourriture exclusive !

 

Référons-nous maintenant :

- A M. Germond, président de l'association égyptologique de Genève.

- Mais également au texte des sarcophages... Ce dernier semble faire mention à une sorte de chaîne alimentaire, et même au netjer Atoum, celui même qui devait-être à l'origine du monde... ?

 

Ainsi, l'Homme devait probablement se placer entre l’hippopotame et le crocodile !

Nous aurions de fait été situés entre deux terribles créatures de l'univers terrestre ! Ainsi, en tant qu'être humain, nous n'étions donc pas une espèce si privilégiée que cela.

Que de chemin parcouru jusqu'à nos jours !

 

peigne.jpg

Voici de l'ivoire...

 Image modifiée, agrandie...

Source / © Luxor Times/Renée Friedman / Lien

 

Middle Kingdom, 12e dynasty, 1981–1802 B.C.

Credit Line: Gift of Helen Miller Gould, 1910

Accession Number: 10.130.2310

metmuseum.org / Source

 

Les Hippopotames...

Des habitants bien ordinaires du Nil !

De nature agressive...

De grande taille, cela devait forcémént inquièter nos anciens Egyptiens ! La protection contre cet animal dangereux devait être impératif. Il rugissait à l'aube jusqu'au crépuscule : il semble bien avoir été lié au netjer Râ.

Les amulettes hippopotames apparaissent dès 4 000 avant notre ère... Elles furent élaborées à partir de pierres, ici elle est bien verte (Beryl) et devait représenter la végétation : lié à la bonté, la prospérité, la protection,...

 

"C’est un animal très gros,

d’un aspect effrayant,

d’une force surprenante ;

il poursuit les barques, les fait chavirer, et

dévore tous ceux de l’équipage ou des passagers qu’il peut attraper.

 

Sa figure a plus de rapport avec celle du buffle qu’avec celle du cheval ; mais il n’a point de cornes.

 

Le son de sa voix a quelque chose de rauque qui approche du hennissement du cheval, ou plutôt du mulet.

L’hippopotame a la tête grosse,

la bouche très fendue,

les dents extrêmement aiguës,

le poitrail large,

le ventre proéminent,

les jambes courtes ;

 

il s’élance avec force,

attaque avec violence,

épouvante par sa figure,

et est très redoutable par ses surprises."

Abd al-Latîf al-Baghdâdî (XIIe - XIIIe s°),

relayé par le baron Silvestre de Sacy.

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

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Nous sommes au sein du mastaba Nefer Kahaï.

Sur le site de Saqqarah...

© Cau / http://www.ddchampo.com / Site de l'expédition

 

 

Au-delà du seuil de la rupture...

L'incroyable conservation des "fresques" du Fayoum nous a transmis plus qu'un patrimoine, elles sont de véritables archives du passé : elles affirment finalement la part d'éternité que devait porter en lui chaque être humain.

 

Ainsi Diodore de Sicile écrivit :

 

"Les gens tiennent pour négligeable

le temps passé à vivre

et

ils font le plus grand cas du temps qui, par la vertu,

restera dans la mémoire après la mort ;

ils nomment les habitations des vivants des auberges, puisque nous n'y passons qu'un bref moment,

et

donnent le nom d'habitation éternelles aux tombeaux, puisque les morts mènent en Hadès une existence illimitée."

 

 

L'environnement devait inévitablement influencer les artisans de cette antiquité. Ne cherchaient-ils pas, je le subodore du moins ainsi, à dupliquer, à reproduire,..., et ce en quelque sorte leur réalité, leur entourage naturel ? Ce fut bien ainsi que l'on devait retrouver des pigments minéraux au sein de la palette des peintres.

 

 

De plus...

Dans tout cela, vous l'aurez parfaitement imaginé, demeurait bien du symbolisme !

 

Il en fut ainsi quant aux couleurs comme le :

- Le bleu, symbolisant l'aspect du divin...

- La teinte turquoise qui devait marquer la maternité, la viridité des plantes,...

- Le vert, bien souvent lié à la résurrection, la jeunesse, la fraîcheur en somme.

- ...

 

Vous l'aurez alors parfaitement compris, nos anciens artisans devaient leurs donner une bien grande importance d'autant plus d'ailleurs quand il s'agissait de carnations divines.

 

Nos anciens égyptiens avaient certainement élaboré l'un des premiers pigments synthétiques de notre histoire ! 

Souvenons-nous ainsi de ce fameux bleu qui fut visiblement découvert sur les légendaires fresques de Pompéi et ce au 19e siècle.

 

Ce bleu, cette teinte, fut un véritable substitut finalement au lapis-lazuli qui devait être bien réservé à la bijouterie tant sa valeur intrinsèque fut grande :

- "Khesbedjiryt",

- Le "lapis-lazuli fabriqué" ! Ne remonterait-il pas au troisième millénaire avant l'ère du Christianisme ?

 

Et que dire alors du vert égyptien ? Ce substitut à la turquoise "mefkat" ? Il n'y avait évidemment pas que le bleu !

"Hemet", visiblement, il signifiait la poudre de glaçure verte.

 

Du reste...

Il me semble bien que les deux couleurs furent longtemps confondues en raisons de maints facteurs comme peut être l'encrassement par exemple,... Même paradoxalement au fait qu'elles différaient en particulier par le symbolisme qu'elle portait.

 

 

Cependant voilà ce qui pourrait bien nous contrarier quelque peu ! Comment élaboraient-ils leurs pigments ?

 

A ma connaissance tout du moins, nous ne possédons pas :

- D'iconographie,

- Ni d'ailleurs d’épigraphie relative à leur modèle de synthèse.

 

Ainsi et cependant de façon quelque peu imprécise, pouvons-nous mentionner :

- Pline...

- ...

- Comme Vitruve du reste. Ils furent visiblement les premiers à mentionner la fameuse fabrication du bleu égyptien ! 

Par chauffage...

Par addition de divers composants minéraux...

...

 

Sic Sylvie Colinart, Elisabeth Delange, Sandrine Pages-Camagna :

 

 

"Ni les monuments,

ni les petits objets de l'Égypte antique

ne peuvent exister sans la couleur,

porteuse d'une pulsion de vie aspirant à l'immortalité."

 

 "Couleurs et pigments des peintures de l'Égypte antique"

Revue Techné n°4–1996, page 29.

 

Période Koushite, 25e dynastie, Haute-Égypte…

712 à 664 avant l’ère du Christianisme.

Thèbes, el-Khokha hypogée d’Aafenmut (MMA 832). 

Bois, plâtre…

Credit Line: Rogers Fund, 1928 Accession Number: 28.3.53

Source

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------


Source

 

Hiérakonpolis...

Une nomenclature attribuée par les Grecs eux-mêmes et ce à deux cités distinctes, séparées uniquement par l'Itéru !

La Nekhen...

La moderne Kom el-Ahmar si vous préférez...

Une cité entre deux lits de rivières asséchées (Wadis). Elle se trouve finalement à 17 Km au nord d'Edfou. Nos anciens devaient y aduler un netjer faucon au nom d'Horus et ce dès l'époque préhistorique.

 

Evidemment, vous la connaissez bien à travers la légendaire palette de Narmer qui fut découverte au sein de la fondation même d'un temple ! 

Cependant ce site contient bien d'autres archives de notre passé, elle devint même un véritable symbole de la civilisation égyptienne dynastique... Souvenez-vous de "la Tombe peinte" ! Elle représente certainement le véritable premier exemple de murs peints connus à ce jour en Egypte. On peut déjà alors y voir des bateaux Mésopotamiens, un indice bien important quant aux contacts prédynastiques et ce avec la Méditerranée orientale. Etait-ce la dernière demeure d’un proto-pharaon ? D'un "serviteur d'Horus"... ?

 

Ainsi...

Cette cité eut un rôle particulièrement central quant à la transition entre la préhistoire et l'histoire du début de la civilisation égyptienne. Elle permit aux historiens d'élaborer une sorte de tranche de vie, un maillon,..., pouvant permettre d'expliquer l'apparition de cette civilisation, unique, par sa perennité !

 

Un rôle très important comme archives du passé ! Il suffit pour s'en convaincre de relater son cimetière.

 

HK6 contiendrait ainsi une grande variété de sépultures animales comme :

- Le babouin sauvage,

- L'éléphant,

- Le bubale,

- L'hippopotame,

- L'auroch,

- Il y avait même certains animaux domestiqués comme fut l'âne, le chat,... Certains d'entre eux furent même inhumés entièrement alors que d'autres semblent l'avoir été à la manière de pièces de boucherie !

 

Tout cela nous amène finalement à quelques caractères primordiaux comme :

- Le maintien de l'ordre général de la création mais également des ses cycles,

- ...

- La pérennité du pouvoir royal et dont l'obédience devait bien finir par s'exercer sur le double-pays et ce dans le cadre d'une géographie sacrée,

- ...  Caractères qui semblent du reste avoir été désignés par les égyptologues comme les âmes baou de Pé et de Nekhen, issus du toponyme des deux cités emblématiques du nord et du sud.

 

Ainsi, 30 siècles vous contemplent... Quelques millénaires de représentations quant aux âmes baou qui ont, comme vous savez, traversé l'histoire depuis les premières dynasties jusqu'à l'epoque romaine ! Elles semblent d'ailleurs être issues de conceptions théologiques liant des puissances divines, divinisées, ancestrales, à celui de l'exercice même du pouvoir temporel...

 

Les âmes de Nekhen (Hiérakonpolis) ont une tête de chacal.

Hypogée de Pabasa.

Source / Lien

 

 

 

fleche_detouree.jpgLire l'article en ligne… 

 



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 "On ne doit jamais écrire que de ce qu’on aime.

 

L’oubli

et

le silence sont la punition

qu’on inflige à ce qu’on a trouvé laid ou commun,

dans la promenade à travers la vie"
Ernest Renan

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  aimé

jean-claude

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible,

alors ils l'ont fait"

 

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude
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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 19:00

ankh hiero

 

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En bas, les âmes de Pê et de Nekhen, qui jubilaient visiblement !
Ils sont représentées par un faucon et un chacal.

Hypogée de Pabasa...
Source / Lien

 

Les fameuses "Âmes de Pê et Nekhen" : nous sommes au sein de l'antique Pê !

Ainsi à l'époque prédynastique elle fut la ville d'Osiris mais également la capitale de la fédération des nomes du Delta : le royaume de Pê.

Quant à la cité de Dep, Bouto si vous préférez, elle correspondait alors à la ville de la netjeret Ouadjet !

 

Les "baou" de Pê et de Nekhen sont mentionnés dans certains textes funéraires comme par exemple :

- Les Textes des Pyramides,

- Les Textes des Sarcophages,

- "Le livre pour sortir au jour",

- Et même dans le Rituel de l'ouverture de la bouche ! Y furent alors mentionnées les âmes de Dep, d'Héliopolis et d'Hermopolis... Notons que les baou d'Héliopolis incluaient ainsi les deux ennéades (Textes des Pyramides). 
 

Nous voici donc au sein de certaines personnifications des premiers souverains de Kemet.

Epoques d'avant l'union de l'Égypte...

 

Il s'agirait en fait d'entités divines locales (netjerou) qui selon Kees auraient formés des :

 

 "... groupes très anciens de divinités

dont le nombre

et

la nature

sont indéterminées..."
 

Parmi elles figuraient probablement ou y seraient du moins associés, des netjerou connus comme :

- Horus,

- Thot,

- Hâpy,

- Osiris (Textes des Sarcophages),

- ...  Alors, souvenez-vous de ses fameuses "Âmes de Pê et de Nekhen". Elles furent, je vous le rappelle, mentionnées la première fois dans les Textes des Pyramides !

Un faucon…

Un chacal !

Deux belles figurations et ce en pleine jubilation ! Et ils avaient cela de particulier, leurs positions... Un corps d’homme dont un genou fut à terre, une main sur la poitrine et l'autre avec le poing levé…

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !

 

Pour en savoir davantage sur les "Âmes de Nekhen", je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !

 

Qu'avons-nous donc découvert, à ce sujet, dans les articles précédents ? 

 

Tout un programme...

Que nous venons simplement d'effleurer ici...

 

Article n°1 : ces génies d’Horus…

 

Article n°2 : ses peintures de références...

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ae/Souls_of_Pe_and_Nekhen.svg/608px-Souls_of_Pe_and_Nekhen.svg.png

Les âmes de Pé (Faucon)

et

ceux Nekhen (Chacal).

  Source / lien

 © Jeff Dahl

 

 

Plan de l'article...

 

L'antique Nekhen…

 

Hiérakonpolis...

 

→ Un étonnant sanctuaire...

 

→ "La grande cache"...

 

→ De véritables chefs-d’œuvre !

 

Le berceau des "âmes de Nekken"...

 

p2p3-001b-Hierakonpolis.png

La cité est à environ 600 kilomètres au sud du Caire moderne !

Source / Lien

 

L'antique Nekhen…

Kôm el-Ahmar...

Hiérakonpolis des Grecs…

 

Elle fut bien cette cité du roi Scorpion mais également de Narmer ainsi que la capitale de la Haute-Égypte et ce en cette ère prédynastique !

 

→ Une cité au sud-ouest d’un village dénommé el-Muissat...

Vous vous retrouverez dès lors sur la rive occidentale de l’Itérou !

 

→ De plus, en face, il y avait la fameuse ville de Nekheb / el-Kab...

Nous sommes alors sur la rive orientale et plus précisément au sud de Thèbes ! Lieu privilégié comme vous savez quant à la netjeret Nekhbet.

 

Nekhen...

Et Nekheb furent deux cités au rôle de capitale du 3e nome de la Haute-Égypte.

Elle était donc une très vieille cité ! Pour vous en rendre vraiment compte, vous pourrez y découvrir de nombreuses traces humaines datées de la période prédynastique : vous démontrant par là même à quel point il faut remonter dans le temps pour y croiser nos origines...

D'ailleurs, soulignons au passage que la célèbre palette de Narmer, un de mes objets préférés quant à "l'art égyptien", vient bien de cette région...

 

Les âmes de Pê

et

Nekhen.

Représentées par un faucon et un chacal.

Hypogée de Pabasa...

Source / Lien

 

Hierakonpolis, cette cité aux origines de l'Égypte !

Le site de Kôm el-Ahmar... Un endroit bien essentiel pour qui désire finalement appréhender la gestation de l'art égyptien durant les temps prédynastiques !

 

img-satellite.jpg

Voici une très belle image satellite du site...

Source / Lien

 

Nous sommes donc :

- Dans le sud de Kemet...

- Et plus précisément au chef-lieu d’Edfou !

- Au sein même de ce gouvernorat d’Assouan, entre Louxor et Assouan et de cette antique cité en Haute-Égypte.

 

Hiérakonpolis fut en fait une véritable cité double :

→ Sur la rive gauche du Nil la ville de Nekhen...

→ Sur la rive droite Nekheb...

 

Egypt_tomb_02.jpg

Le cimetière des souverains du début prédynastique...
  Hiérakonpolis...
Souvenez-vous, il représente le plus grand site de la période prédynastique !

Source / © Renée Friedman / Hiérakonpolis Expédition / Lien

 

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Source / Lien


Je vous assure...
C'est une des villes des plus importantes quant à la compréhension de cette grande Histoire de Kemet !
 

Ainsi, de nombreuses choses sont à visiter !

A découvrir....

A admirer aussi...

Si seulement vous arrivez à rencontrer les bonnes personnes, au bon moment... Il vous faudra alors, et entre autre chose, des autorisations... !

 

Hiérakonpolis...

Nekhen si vous préférez, Nhn...
Kom el-Ahmar en arabe...

"La ville des faucons"...
 

Elle se situe bien dans le troisième nome de Haute-Égypte...

Le nome "de la Forteresse"...

"Le Rural"...

"Les deux plumes" (nxn)... Sise aux alentours de 100 km au nord d'Assouan. La cité devait être le pendant de la ville de Bouto en Basse-Égypte !

 

Nichée au cœur de la Haute-Égypte comme vous le savez...

 

Nekken / la Hiérakonpolis des Grecs...

En face vous trouverez d'ailleurs Nekheb / el-Kab / Eileithyias polis ou Eileithyiapolis...

Nous sommes sur la rive gauche de l'Itérou !

 

Nekken occupe en vérité une bien vaste région, s'étendant :

- A la fois en bordure du Nil, sur sa rive ouest en fait...

- Et de chaque côté de l'Ouadi Abou Souffian, et cela bien perpendiculaire au fleuve !

 

Voici donc la cité du Faucon ! Ce dernier fut bien assimilé comme vous savez au netjer Horus ! On devait d'ailleurs le vénérer et cela dès l'époque préhistorique ! 

 

Cette nomenclature...

Celle d'Hiérakonpolis, lui fut en fait attribuer par les Grecs anciens et correspondait bien à la cité de Nekhen ! Elle était probablement le noyau de l'entité politique qui a progressivement étendu son influence dans le sud de Kemet ! Pour finalement vaincre les autres unités politiques rivales dans le delta du Nil, au nord...

 
Elle fut un centre urbain prédynastique dominant et par la même cette capitale du royaume de Haute-Égypte ! On y adulait visiblement et cela depuis fort longtemps cet oiseau... 

 

Nekhen une cité dominante !
Elle fut un des hauts lieux de l’histoire prédynastique ! Le site était déjà occupé autour de 7 000 ans avant notre ère... Souvenez-vous, dès 3 300 on parle de l'époque de Nagada III... Puis, au début du 4e millénaire avant notre ère, les cités de Bouto comme celle d'Hiérakonpolis dominèrent le paysage...

Ainsi...

Elle restera toujours un centre de pouvoir très important ! S'il fallait vous en dissuader, souvenez-vous du souverain de cette fin de première dynastie, à savoir Den ! Il régna si longtemps, que sa succession posa quelques difficultés !

L'unité même de Kemet fut vacillante !

Ce furent à nouveau les souverains de Nekhen qui fondirent la deuxième dynastie ! Les deux Terres seront donc réunifiées, à nouveau, et ceci grâce à Nekhen et ses dirigeants bien sûr !


Le site d'Hiérakonpolis fut aussi ce lieu ou les chercheurs découvrirent les dernières demeures des souverains comme :

- Narmer,

- Mais également celui de Ka, l’un des derniers de cette période prédynastique !

 

Un étonnant sanctuaire...

 

 

Nous voici dans une bourgade primitive...

Elle a été bâtie en lisière du désert et fut remplacée au début de la première dynastie par un fort de forme approximativement quadrangulaire.

 

D'ailleurs l'angle méridional quant à cette enceinte semble avoir été occupé par une seconde enceinte, cultuelle celle-ci !

 

Cette dernière fut dégagée à la toute fin du 19e siècle par les archéologues anglais :

- J.E Quibelle,

- Et F.W Green.

 

Alors qu'elle ne fut pas leur surprise lorsqu'il découvrir un sanctuaire pour le moins original !

 

Un temple en brique qui renfermait visiblement en son centre un tertre de sable que recouvraient des pierres ; non pas disposées au hasard comme nous aurions pu penser, mais bien semble-t-il de façon à figurer à la surface du tertre le fameux signe hiéroglyphique Nekken !

 

"La grande cache"...

 

Les bienfaiteurs du temple de Nekken n'ont me semble-t-il pas manqué ; notamment en la personne des premiers pharaons !

 

A commencer par :

- Narmer et ce vers 3 000 avant l'ère du Christianisme.

- Mais également par les pharaons de la 2e dynastie, autour de 2 700 avant JC comme fut par exemple Khasekhemoui.

 

Nombreux, sans aucun doute visiblement, furent les adorateurs de ce lieu ! Chacun devait y marquer alors son passage en y déposant des objets votifs, ex-voto.

Ainsi...

Ceux-ci furent bientôt des centaines, des milliers qui se retrouvèrent rassemblés dans ce sanctuaire !

 

A une époque postérieure, qui m'est difficile de véritablement préciser, tous ces objets furent pieusement rassemblés et enfouis au sein d'une cachette !

 

Elle est bien connue aujourd'hui sous la nomenclature de :

- "Grande cache",

- "Grand dépôt" de Kôm el-Ahmar.

 

Les chercheurs y découvrirent notamment :

- La fameuse palette de Narmer (Musée du Caire JE 32169)...

- Têtes de massue dite "Du roi scorpion", (Oxford, Ashmolean Museum 1895-1908 E.3632)...

- Des statuettes d'ivoire,

- La tête en or du faucon Horus (Musée du Caire JE 32158)...

- Petit récipients de pierre dure,

- ... Tous ces objets dateraient visiblement au plus tard de la 2e dynastie et constituent aujourd'hui un ensemble absolument unique pour une période aussi reculée !

 

De véritables chefs-d’œuvre !

 

La plus célèbre d'entre-elle, vous aurez bien compris, fut certainement la tête de la massue dite du "Roi Scorpion" que nous pouvons du reste admirer aujourd'hui à l'Ashmmolean Museum d'Oxford. Où d'ailleurs l'essentiel du matériel de cette cache s'y trouve aujourd'hui déposée !

 

Comme vous savez...

Nous y distinguons un pharaon coiffé de la couronne de la Haute-Egypte. Il est debout, tenant dans sa main une houe, et s'apprêtant visiblement à creuser dans le sol une sorte de sillon cérémoniel : le préalable à la fondation de tout temple.

 

Devant son visage...

Un scorpion qui valut du reste, à ce légendaire souverain, d'être identifié comme le mythique souverain des temples prédynastiques et lui donna son nom.

 

Le berceau des "âmes de Nekken"...

 

La cité fut infiniment religieuse ! Elle fut sans doute très anciennement pourvue d'un netjer dénommé "Le Nekhenite".

 

http://bestwallpapersite.com/walls/2400_2060_tete_de_faucon_en_or_hierakonpolis_temple_dhorus_de_nekhen_vie_dynastie_or_obsidienne_egypte_antique-other.jpg

Le netjer de Nekhen était le faucon Horus !

Tête en or du faucon Horus...

Horus (Hr) nekhenite : une preuve de ses origines !

Retrouvé à Hiérakonpolis (Nekhen)...

4e dynastie...

Voyez l'uraeus, il serait l'apanage d'un nombre bien restreint de divinité comme le furent Râ, Montou, Horus,...

Voyez les yeux obsidienne...

Certains chercheurs subodorent que cette tête fut modifiée vers la 18e dynastie.

 Musée Égyptien du Caire.
Premier étage, section 4, élément 22 sur 23.

Source 

 

Incarné sous les traits d'un faucon que coiffaient deux grandes plumes il semble avoir été particulièrement vite assimilé au grand netjer Horus ("Horus nekhenite")...

 

 

Les plus célèbres furent les "âmes de Nekken" (B3.w, Nhn).

Les âmes = baou en Egypte antique ce qui représente pluriel de bâ.

Il s'agissait en fait de génies protecteurs ! On les considérait comme des esprits puissants ou des déités qui devaient finalement service le souverain défunt et bien sûr ils assistaient le pharaon de son vivant.

 

Bien souvent, ils étaient représentés par trois (Reconnaissables entre mille divinités) :

- Anthropoïdes,

- A tête de chacal,

- ... Ces génies donc, furent toujours agenouillés, la main de droite sur la poitrine, le poing gauche levé.

Ils furent donc en cette position dite de jubilation c'est-à dire d'henou (hnw) ! Cependant, ils pouvaient aussi être figurés debout dans des mises en images bien plus complexes.

lhp3

 

Nekken âme 

  "Âme de Nekhen"

Règne de Sésostris I (1961-1917 avant notre ère)
Calcaire peint, du temple de la pyramide de Sésostris I, Lisht...
 Fonds Rogers, 1909 (09.180.41) 

 

  http://egypte.nikopol.free.fr/Vallee%20des%20rois/Resources/fh000020a.jpeg

Hypogée de Ramsès I...

Thèbes Ouest.

Il semble bien encadré ici par les âmes de Pê et Nekhen...

  Symbolisations ancestrales de la royauté.

  Dans cette attitude de la jubilation, bras levé, poing fermé... 

Source

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet...  Les "Âmes de Nekhen"...   

 

- Un étonnant sanctuaire,²

- "La Grande Cache",

- Des chefs-d'oeuvres,

- Kom El-Ahmar, le berceau des "Âmes de Nekhen" 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

       • Sources...

 

Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.   

 

Paul Barguet, Le Livre des Morts des anciens égyptiens, Paris, Cerf, 1967, pp. 148-150 (pour les âmes de Pé) et pp. 150-151 (pour celles de Nekhen)...

 

Erich Lessing et Pascal Vernus, "Les Dieux de l'Égypte" Imprimerie Nationale, Paris, Octobre 1998 - En Anglais, Traduction Jane M. Todd, The gods of ancient Egypt, George Braziller, Octobre 1998.

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte 

 

Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Nadine Guilhou - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194. 

 

Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280. 

 

      Sitographie...

 

Wikipedia  

 

      •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Netjerou, netjerout en Égypte antique ! 

 

Clé de VIE

 

Aphorismes...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...   

 

"Dans 2001, l’Odyssée de l’espace,

l’ordinateur HAL n’avait pas pour intention de se débarrasser des occupants du vaisseau spatial, comme on le dit souvent.

 

 HAL était programmé pour que la mission soit remplie de succès.

 

Et il a conclu

que cet objectif serait mieux atteint

s’il se passait de l’homme…"
Michael Anissimov

 

aimé

 

 

Vie, santé, force (v.s.f.).

                                                                            

 Vie, force et santé.

La patrie des "Âmes de Nekhen", ce berceau et cet étonnant sanctuaire !... (3) en Égypte ancienne !La patrie des "Âmes de Nekhen", ce berceau et cet étonnant sanctuaire !... (3) en Égypte ancienne !La patrie des "Âmes de Nekhen", ce berceau et cet étonnant sanctuaire !... (3) en Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Netjerou - netjerout en Égypte antique
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 22:00

 

 

www.aime-free.com 

 

ww.aime-jeanclaude-free.com  

 

"Ni les monuments,

 

ni les petits objets

 

de l'Égypte antique

 

ne peuvent exister sans la couleur,

 

porteuse d'une pulsion de vie

 

aspirant à l'immortalité."

Sylvie Colinart, Elisabeth Delange, Sandrine Pages.

Camagna in "Couleurs et pigments des peintures de l'Égypte antique.

"Revue Techné n°4, 1996, page 29.

 

Hypogée très coloré !

Voici donc une peinture murale aux couleurs des plus vives...
Elle fut découverte près de Cheikh Abd el-Gournah !

Nous sommes bien au sein de la rive ouest de Louxor...

18e dynastie.

Source

 

Nous faisons un petit bond, dans notre passé ! Nous voici donc aujourd'hui sous la plume de Perrault, souvenez-vous de ce 17e siècle, de notre ère bien sûr !

Et plus précisément...

Nous sommes au sein de la fameuse triade vitruvienne, l'une de celle qui, si nous considérons certains auteurs, devrait bien représenter l'objectif à atteindre et ce pour tout bon architecte !
 

Firmitas...

Solidité,

Robustesse.
 

Utilitas...

Commodité,

Utilité.
 

Venustas...

Beauté,

Volupté.

Vous l'aurez parfaitement compris, les "fameuses" triades que nous pourrions penser spécifiques à cette antiquité égyptienne, auraient finalement perduré dans le temps jusqu'à une passé bien plus récente !

Cela ne démontrerait-il pas, s'il en est encore besoin du reste, que chaque tranche de vie présente, s'appuie sur une assise passée et ce bien évidemment tout en préparant en catimini, un futur certain... ?

 

Ainsi :

 

"Dans tous ces différents travaux,

on doit avoir égard à la solidité,

à l’utilité,

à l’agrément :

 

à la solidité, en creusant les fondements jusqu’aux parties les plus fermes du terrain, et en choisissant avec soin et sans rien épargner, les meilleurs matériaux ;

 

à l’utilité, en disposant les lieux de manière qu’on puisse s’en servir aisément, sans embarras, et en distribuant chaque chose d’une manière convenable et commode ;

 

à l’agrément, en donnant à l’ouvrage une forme agréable et élégante qui flatte l’œil par la justesse et la beauté des proportions."
 Vitruve.

"De l’architecture".

Livre I...

 

De si sublime couleurs provenant d'un si lointain passé !

Source / Lien

 

Plan de l'article... 

 

→ Contempler ce passé fort loitain...

 

→ Avec cet "art" égyptien...

  

→ La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises ! 

 

→ Ainsi...

 

Un propriétaire au nom de "Sa-Mut" !

 

Miraculeusement conservés...

 

Souvenez-vous...

 

→ Les peintres...

 

Des secrets transmis de bouche à oreille...
 

 

 Des "fresques"

 

 

miraculeusement conservées !

 

Miracle sauvegardé du potentiel humain...

Source

 

Contempler ce passé fort lointain...

 

Avec notre imaginaire...

Ainsi, comment concevoir ce chatoiement ?

Celui qui devait certainement contribuer à faire briller les murs, les plafonds, les portes,...

 

Que reste-t-il finalement de cette splendeur ?

De cette magnificence supposée, passée,... ? Celle que nous pouvons parfois encore admirer ? Celle de l'empire pharaonique bien sûr... !

 

Demeure-t-elle évanouie au sein de cette couleur ocre du désert, celle-là même qui recouvre tout si uniformément ?

 

Cet "art" égyptien...

 

L' "art pour l'art" n'existait pas au sein de la Kemet antique !

 

Du reste...

L'art tel que nous le concevons de nos jours, fut véritablement et de plus bien longtemps inconnu... Car toute création avait véritablement un but pragmatique !

 

Par exemple...

Assurer la prospérité et le triomphe de l'empire comme de son souverain d'ailleurs, puisque finalement, il ne devait former qu'un !

Procurer la survie des souverains, et, puis bien plus tard, celle des notables,...

 

Les techniques...

Les ingrédients des peintres n'ont guère changé finalement depuis l'exécution des fameux portraits du Fayoum !

Ils reposent toujours sur la tétrachromie ! C'est-à-dire l'utilisation de quatre couleurs de base...

 

La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises !

 

Les peintres préparaient tout d'abord leurs supports, ce qui finalement semble de soit ! Ce furent probablement sur des toiles de lin, de minces planchettes de cyprès, de figuier sycomore, de...

 

Puis...

Après les avoir enduites de cire d'abeille, de gesso, cette sorte de colle mélangée à une fine couche de plâtre,..., ils appliquaient alors leurs couleurs !

 

Ainsi...

 

Au cours de certains travaux de terrassement...

Au sein même d'une cour intérieure...

Une nouvelle découverte en ce début de mars 2015... ! Une dernière demeure d'éternité qui se trouve à Gournah, partageant vous l'aurez compris, la cour de l'hypogée TT110...

 

Une dernière demeure :

- En forme de T,

- Avec des peintures bien conservées visiblement !

- Un hall transversal,

- Des chambres non terminées !

- ...

 

Cependant...

Sans véritablement de grande surprise, elle aurait été pillée et ce dès l'Antiquité !

De plus...

Certains des textes et même des paysages d'ailleurs, auraient été délibérément endommagés ! (?) Comme le nom et les titres du propriétaire du tombeau, mais également le nom du netjer Amon,... (?)

 

"La tombe pourrait avoir été vandalisée,

certaines scènes

et

inscriptions murales ayant été grattées"

Précise le ministère sans plus d'explications.

 

Un propriétaire au nom de "Sa-Mut" !

De la 18e dynastie...

 

Elle contiendrait donc visiblement de très belles scènes peintes !

Sur le plâtre...

Avec des couleurs très vives, comme vous pouvez l'admirer avec les quelques photos présentes dans cette thématique !

 

Ainsi fut représenté l'existence de nos anciens qui se voulait certainement quotidienne et ce à travers quelques belles tranches de vie !

Comme des scènes de célébration par exemple... !

D'autres représentent même le propriétaire de cette dernière demeure ainsi que sa femme, une certaine "Ta Khaeet", et ce devant une table d'offrande.

 

Alors, souvenons-nous...

Une semaine auparavant cette belle trouvaille...

Un autre hypogée fut découvert !

Cela fut celui d'un certain "Amenhotep", dénomé visiblement aussi "Rebiu" ! Ce dernier semble avoir été le portier du netjer Amon...

 

En fait...

Nous sommes au sein d'un hypogée découvert en début du mois de Mars 2015 !

De la 18e dynastie...

Découverte à Gournah, sur la rive ouest de Louxor...

Source

 


L'ARCE...

Les Archéologues du Centre de Recherche Américain en Égypte...

 

Avec bien évidemment, la collaboration du ministère des antiquités de l'Égypte...

 

Les chercheurs semblent ainsi avoir réalisé une très belle découverte ! 

 

Ils creusaient finalement au sein d'un "patio", à ciel ouvert, au sein de la TT 110, qui appartenait visiblement à un homme nommé Djehouty ! De son état, il fut majordome Royal d' Hatshepsout mais également de Thoutmosis III !

Nous sommes bien en présence de scènes parfaitement conservées et colorées, sur les murs de l'hypogée...

 

Source

 

Bien miraculeusement conservés... !

 

Evidemment...

Ce fut bien dans les hypogées que l'on retrouve les plus beaux exemples de scènes ayant résisté à l'usure du temps !

Du fait de leur isolement...

Du climat bien sûr...

De la technique employée...

Du type de matériaux également...

...

 

Ainsi, souvenez-vous...

A la fin du 19e siècle de notre ère, des paysans égyptiens mettaient au jour et ce, parfaitement par hasard, des "fresques" !

Elles étaient véritablement splendides !

Peintes sur bois...

Elles devaient ainsi représentées les occupants des lieux, dans le fameux Fayoum, vous savez cet ancien bras de l'Itéru : c'est une dépression au sud-ouest du Caire avec un grand lac, qui est alimenté par le Nil. Souvenez-vous, au cours du 6e millénaire avant l'ère du Christianisme, ce fut probablement un lieu où résidait les  premiers cultivateurs de l'Egypte ! On y aurait découvert des fosses de stockage, de céréales, de restes d'animaux,..., d'un grand nombre d'objets, y compris en matériaux qui ont généralement un faible taux de conservation...

Ainsi...

Flinders Pétrie, l'archéologue britannique qui mena, rappelez-vous, d'importantes campagnes de fouilles au début du 19e siècle, authentifia bien cette découverte !

 

Depuis...

Ce sont des centaines d'autres "fresques", du "même type", qui ont été retrouvées et ce un peu partout, en terre de Kemet !

 

Cependant...

Par quel miracle ces portraits, vieux de plus de deux mille ans, sont-ils parvenus jusqu'à nous ?

Et ce dans un si bel état ? A tel point que nous pouvons presque croire qu'elles furent exécutées la veille !

Tout au long de cette thématique, qui comportera divers articles, nous aborderons les réponses potentielles quant à ce légitime questionnement !

 

Source / Lien 

 

Souvenez-vous...

 

A l'époque où les scènes de vie que nous connaissons au sein des hypogées furent réalisées, Kemet commençait véritablement à être envahie par les sables du désert !

 

Le climat sec et le sable chaud ont conservé en leur sein des oeuvres de toutes les époques, de toutes beautés pour la majorité d'entre elles ! Depuis les fresques des oies de Meidoum qui figurent dans le mastaba de Nerfermaât et d'Atet de la 4e dynastie, jusqu'au portrait du Fayoum !

 

Les peintres...

 

Ils concevaient leur art comme une véritable offrande à la divinité !

A la manière d'un ultime hommage rendu au défunt dont ils reproduisaient leurs traits et ce bien souvent, en pleine jeunesse... !

 

Leur palette...

Elle était composée de pigments minéraux, auxquels ils devaient y ajouter un liant, généralement de la graisse animale, parfois de l'oeuf ou même du sang, afin de permettre aux couleurs d'adhérer aux parois, préalablement recouvertes d'un enduit d'apprêt.

 

Ce faisant...

Ils utilisaient, sans le savoir véritablement, un vernis, qui en isolant les fragiles pigments, leur ont permis de traverser les siècles !

 

Leurs procédés de fabrication ne nous sont que très peu connus finalement, bien malheureusement... !

 

Nous avons toutefois quelques indices :

- Ils employaient l'ocre des montagnes afin de figurer les chairs rouges.

- L'albâtre ou le calcaire fin pour le blanc,

- Ainsi que deux couleurs particulières et originales, le bleu et le vert égyptiens,

- ...

 

Des secrets transmis de bouche à oreille...

 

A sample from the Sar-i Sang mine in Afghanistan,

where lapis lazuli has been mined since the 7th Millennium BC.

Source / Lien

 

La poudre de Lapis-Lazulis donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe !

 

Les Egyptiens lui ont préféré en fait un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agit probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte à la 4e dynastie...

 

Close-up of the lapis lazuli inlays...

In the 25th-century BC Statue of Ebih-Il !

Source

 

D'ailleurs, ils l'employèrent partout :

- Les stèles,

- Les papyrus,

- Les sarcophages,

- Les décors des temples étaient tous parés du célèbre "bleu égyptien", dont le nom se traduisait à peu près par "Lapilazuli fabriqué".

 

Il fut utilisé pendant toute l'antiquité, et on l'a même retrouvé jusque sur les fresques de Pompéi !

 

Quant à la couleur verte...

Elle fut bien associée à la végétation, à la renaissance même ! D'ailleurs, le visage d'Osiris, netjer protecteur de la vie et de la mort était toujours de cette couleur.

On la fabriquait de la même manière que le pigment bleu, mais en changeant tout simplement les proportions, jusqu'à obtenir une teinte qui évoquait la turquoise.

 

Alors, à suivre...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire ! 

  

Clé de VIE 

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Les fresques...

 

- Le "bleu égyptien"...

- ...

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter : 

 

Sources... 

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Voici la table des matières quant au "Livre VII" de Vitrus : voici un lien très pertinent... 

→ De la rudération
→ De la préparation de la chaux pour faire le stuc
→ De la disposition des planchers en forme de voûte ; du stuc et du crépi
→ Des enduits qu'il faut faire dans les lieux humides
→ De la manière de peindre les murailles
→ De la manière de préparer le marbre pour de faire du stuc
→ Des couleurs naturelles
→ Du cinabre et du vif-argent
→ De la préparation du cinabre
→ Des couleurs artificielles
→ Du bleu d'azur et de l'ocre brûlée
→ De la céruse, du vert-de-gris et du minium
→ De la pourpre
→ Des couleurs qui imitent la pourpre. 

 

Menard-Darriet Dominique, "La Fresque", Paris, Fleurus, 1993.

 

Mora Paolo et Laura et Philippot Paul, "La conservation des peintures murales", centre international d’études pour la conservation et la restauration des Biens Culturels, Bologne, Editrice Compositori, 1977.

 

Frizot Michel, "Mortiers et enduits peints antiques"  études techniques et archéologiques, Centre de recherches sur les techniques gréco-romaines, Faculté des sciences humaines, université de Dijon, 1975.

 

Stefanaggi  Marcel, " La connaissance et la conservation des peintures murales", évolution des méthodes scientifiques d’analyses, dans Monumental, octobre 1997.

 

Laurent Jean-Marc, "La Fresque, création et restauration", Tours, D.Jeanson, 2000.

 

Cros Henry et Henry Charles, "L’encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens,  Histoire et techniques", Erec, Puteaux 1988.

 

Sitographie...

 

Wikipedia 

 

Archaeology

 

Luxortimesmagazine

 

Taggé avec...

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Source / Lien

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

Les maximes de la parole accomplie de Ptahhotep sont philosophiquement représentatives des besoins, des désirs et des espoirs de la classe-Etat dominante et des plaintes aussi de l’oasien, ceux de la classe-peuple, exploitée. 

 

Ptah-Hotep...

Comme vous savez, il enseignait cette sagesse qui ne venait point en partage à la naissance !

Cela devait être en vérité une sorte d'apprentissage...

 

Car il fallait ainsi probablement apprendre :

- A écouter et ce avec discernement,

- A écouter aussi, avec équité, ce que l’autre disait, qui fut légitime et qui venait du cœur...


"Que ton cœur

ne soit pas vaniteux à cause de ce que tu connais ;

 

prends conseil auprès de l’ignorant

comme auprès du savant,

car on n’atteint pas les limites de l’art,

et il n’existe pas

d’artisan qui ait acquis la perfection.

 

Une parole parfaite

est plus cachée que la pierre verte ;

on la trouve pourtant

au près des servantes qui travaillent sur la meule"

 

 

aimé

 

jean-claude

La fraîcheur, la perfection, la dextérité, la virtuosité des artisans ne furent presque rien au regard de la conservation des scènes de vie de l'Egypte antique !
La fraîcheur, la perfection, la dextérité, la virtuosité des artisans ne furent presque rien au regard de la conservation des scènes de vie de l'Egypte antique ! La fraîcheur, la perfection, la dextérité, la virtuosité des artisans ne furent presque rien au regard de la conservation des scènes de vie de l'Egypte antique !

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Architecture en Égypte antique
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 22:45

ankh hiero 

 

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Trompeuse...

Cela pourrait être le cas quant à l'apparence de cet animal pouvant passée comme bien débonnaire !

 

Source / Lien

 

En vérité...

Il fut cet animal particulièrement dangereux !

Sa force...

Son agressivité...

Nos anciens pouvaient-ils se demander s'il leur était possible de le pacifier ? Et ce dans cette vie terrestre comme d'ailleurs dans la suivante ? Comme vous savez, il pouvait vivre dans les cours d'eau au cours du voyage vers l'au-delà...

 

Ainsi, même si nous connaissons maintes divinités relatives à cet animal, nous ne savons visiblement pas à quel genre de concept il fut lié pendant la pré-dynastie ?

 

De ce fait :

- Le son bien caractéristique qu'il émettait, avait-il influencé nos ancêtres ?

Et en quoi ?

- Fut-il impressionné par sa puissance ?

- Son agressivité ?

- Sa dangerosité ? Car pour les humains, il pouvait parfaitement être responsable de plus de morts que tout autre animal africain de cette époque (Scorpions, serpents,...) ! Savez-vous qu'en plus du milieu aquatique ou il excelle, il est apte à atteindre les 20 km/h sur la terre ferme ?

- Avait-il remarqué son caractère particulièrement territorial ?

- ... ?

 

 

 

Source / Lien

 

Plan de l'article...

 

L'un des véritables ancêtres de cette terre africaine !

 

D'aucuns parlent même des "chevaux de fleuve"...

 

La famille des hippopotames serait la descendante des anthracothères !

 

Et maintenant, voici un des célèbres hippopotames bleus, aux traits noirs !

 

→ Le Bleu de cet hippopotame...

 

Alors l'hippopotame mâle fut-il véritablement l'hypostase de Seth ?

 

→ Autrefois...

 

→ Alors cette sublime statuette...

 

Model in the Ashmolean Museum (Oxford, UK).

Une poterie rouge et particulièrement grossière découverte par Pétrie !

 Naqada IIb, 3500 à 3000 avant l'ère du christianisme !

AN1896-1908.E.3267

Source

 

Palette d'Hippopotame...

Période prédynastique.

Nagada I période.

Environ 4 000 à 3 600 avant notre ère.

Musée égyptien

Source

 

L'un des véritables ancêtres de cette terre africaine !

 

Comme je le mentionnais au début de cette thématique, les apparences sont parfois trompeuses !

 

 

De même via :

- Les nombreuses émissions animalières notamment...

- Les safaris photographiques en cette terre africaine, comme il m'est arrivé de réaliser avec un plaisir indéfinissable... !

- ...

- Ou, simplement lors d'une visite au sein d'un zoo... Tout cela ne peut-il pas contribuer, et ce à chacun d'entre nous, à bien connaître cet animal imposant par sa stature, son agressivité, sa vie aquatique,...

 

Nonobstant...

Auriez-vous vraiment imaginé que cet animal, cet hypostase du netjer Seth, pouvait représenter l'un des véritables ancêtres du Nil ?

 

D'aucuns parlent même des "chevaux de fleuve"...

 

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://jfbradu.free.fr/egypte/LES%20ANIMAUX/hippopotame/hippo-nil.jpg&sa=X&ei=zb01Uu_-G4rsswbQ6YHADQ&ved=0CAkQ8wc&usg=AFQjCNHLkSvGPmv4rBYnPFWnlsQYD-H5ig

Deux hippopotames dans le Nil...

Sous cette barque de pêcheurs...

Voici la représentation de la dangerosité des "chevaux de fleuve" !

En apparence ils sont bien dociles...

Nous sommesau sein d'une scène de pêche !

Peinture sur calcaire, fin de la 5e voir début de la 6e dynastie....

Musée du Louvre.

Source / link 

 

Souvenez-vous, la femelle hippopotame représentait :

- La fertilité...

- La protection des naissances...

- ...

 

Nos anciens, comme vous savez, fêtait l'arrivée de la crue !

Le Nouvel An...

De ce fait, nous connaissons bien cette dénomination de "la fête Opet" ! Ce fut en vérité le nom même d'une netjeret hippopotame !

Opet, une déité qui semble bien avoir été liée à la fertilité agraire !

 

La famille des hippopotames serait la descendante des anthracothères !

 

Et bien non... !

En remontant très loin dans le passé, il nous serait bien impossible de conclure que notre hippopotame avait en commun certains ancêtres du cheval !

 

L’hippopotame appartient bien au groupe des artiodactyles !

De véritables mammifères ongulés...

Mais connaissez-vous son proche cousin ? Souvenez-vous pour cela des aptitudes aquatiques et même sous-marines particulièrement indiscutables quant à notre hippopotame !

 

Ainsi :

- Les hippopotames,

- Et les baleines ont cela de commun, un ancêtre ! De bien nombreuses études issues d'analyses ADN semblent l'avoir démontrées ! Ainsi, nous sommes bien loin de la période pharaonique puisque il nous faut remonter aux alentours de 50 à 60 millions d’années !

 

Voici donc un animal terrestre (Baptisé Epirigenys lokonensis...), ce dernier aurait donné naissance à deux groupes distinctes :

- Les cétacés, des mammifères marins...

- Et des anthracothères ! Un autre groupe de mammifères terrestres, mais ceux-ci furent ongulés...

De plus...

Aujourd'hui les hippopotames semblent bien être considérés comme les derniers représentants de cette famille !

 

Ainsi...

Le plus proche cousin de l'hippopotame serait bien la baleine !

 

D'ailleurs à Hierakonpolis, il existait bien une coutume quant à l'enterrement d'animaux exotiques !

Ils furent trouvés dans le cimetière de l'élite Hk6 !

Voyez, vers le milieu de cette carte, à droite, notre hippopotame...

Source

 

 "L'hippopotame est un vrai Africain.

 

Il serait issu d'une branche ayant évolué indépendamment en Afrique,

continent qui a été isolé des autres entre 110 et 18 millions d'années"

Fabrice Lihoreau.

Paléontologue de l'Université de Montpellier...

 

Et maintenant, voici un des célèbres hippopotames bleus, aux traits noirs !

 

un des célèbres hippotames bleus à traits noirs - musée

Une cinquantaine d'exemplaire dans le monde !

Musée du Louvre.


"Le potier a dessiné sur leur corps,

à l'encre noire,

des fourrés de roseaux et de lotus

au milieu desquels volent des oiseaux et des papillons.

 

C'était une manière de montrer la bête dans son milieu naturel.

 

Le bleu en est profond, éclatant

et

le vert

reparaît avec les dynasties saïtes.”

Gaston Maspero.

 

Débonnaire, avec ce mouvement en pleine marche... ! Tout naturellement, il devait bien se glisser dans les marécages : notons au passage qu'il semble même recouvert de plantes aquatiques !

 

Cette faïence égyptienne...

Parfaitement brillante...

D'un bleu vif, était habituellement déposée dans les hypogées des hauts dignitaires et ce à la fin du Moyen Empire : nonobstant, il faut savoir que ces dépôts disparurent bien subitement, à la fin de la 17e dynastie !

 

A cet effet, souvenez-vous...

Les romains faisaient venir des hippopotames pour leurs jeux, par conséquent, je suppute que cette disparition quant à sa représentation ne peut être imputée au fait de son élimination physique en tant qu'animal nilotique! Ainsi, il devait bien en rester encore suffisamment au sein de la terre des netjerou !   

     - L'historien Ammien Marcellin écrivit qu'il n'y avait plus d'hippopotames sur la terre de Kemet !    

     - L'explorateur Cosmas, du 5e siècle, devait malheureusement confirmer cela !

     - ...
 

Les Égyptiens ont modelé et moulé ainsi de petits objets en "bleu Égyptien", matériau du reste qu'il ne faut pas confondre avec la fritte émaillée !

Ainsi dans cet art...

Les couleurs avaient une signification bien spécifique, précise, indépendante pratiquement de leur valeur esthétique !

 

Le Bleu de cet hippopotame...

 

Il fut en fait bien souvent du silicate de cuivre calcique.

Irtyu...

D'ailleurs ne fut-il pas régulièrement opposé au rouge ?

 

"khesbedjiryt" signifiait "lapis-lazuli fabriqué", ce fut en fait une sorte de substitut au lapis, vous savez bien, cette superbe pierre… 

La couleur bleu-turquoise, en cette pierre si caractéristique de l'Égypte ancienne, fut en vérité extraite des mines au sein du Sinaï !

 

Nos anciens voyaient le bleu clair :

- Le ciel…

- L'air...

- L’eau...

- Les murs des nécropoles...

- Amon, le netjer du vent, de l'atmosphère !

- Amon-Min,

- …

 

Quant au bleu sombre :

- Le fameux Lapis-Lazuli, il devait symboliser la voûte céleste de la nuit, mais également des abysses,...

- La nuit...

- Le monde d'en bas...

- ...

 

Ne pas oublier le bleu turquoise... ! Il était consacré à l'univers aquatique, celui du Nil bien enttendu !

- La coiffure des êtres humains…

- Les édifices…

- Le fer…

- Les cornes des rhinocéros…

- Les défenses des éléphants, quoique nous pouvons les voir en vert…

- La barbe des netjerou…

- Leurs ailes bleues aussi… Et bien évidemment, cette liste est bien loin d’être exhaustive ! 

 

Une vraie symbolique en somme :

- La sexualité entre les êtres humains,

- L’immortalité,

- La soumission, 

- L’infini,

- ...

 

Et comme vous savez, le bleu fut utilisé pour représenter les netjerou :

- Par exemple, le netjer Amon, dont la couleur devait évoquer son aspect cosmique...

- On vit aussi certains netjerou à la barbe mais aussi aux ailes bleues !

- …

Voici maintenant une nouvelle statuette de notre hippopotame bleu !

Celle que nous admirons ici faisait partie en vérité d'un "couple de statuettes"...

Nous sommes au sein d'une fosse, celle d'un intendant, Senbi.

De la 12e dynastie.

Source

 

Vous savez peut-être ?

Trois de ses jambes furent visiblement restaurées !

- Avaient-elles véritablement été brisées volontairement comme d'aucuns semblent le suspecter ?

- Le furent-elles à des fins de protection ? Et ce vis-à-vis évidemment de Senbi II, dans l'au-delà. Senbi II à Meir, un site de la Haute-Égypte à une trentaine de miles au sud d'Assiout moderne...
 

"William"...

Tel serait le "nom d'emprunt" de cette statuette au sein d'une collection du Metropolitan Museum of Art de New York !

 

Alors l'hippopotame mâle fut-il véritablement l'hypostase de Seth ?

 

Voici une petite histoire et ce dans la grande :

 

Souvenez-vous d'Apophis, ce pharaon et successeur de Khyan...

Nous sommes à la fin de cette domination étrangère que fut cette invasion Hyksôs : vous savez les fameux "faux amis" ! On remarquera au passage que les Hyksôs semblaient bien "s’égyptianiser" rapidement par l'emploie de la nomenclature d'Apophis !

 

Parallèlement, demeurait à Thèbes une famille princière égyptienne qui gouvernait la région thébaine... Gouvernait, certes, mais en reconnaissant la souveraineté d'Apophis ! Ainsi commença, en quelque sorte, la rébellion de la Haute-Égypte !

 

Ainsi je vous rappellerais ce texte provenant du règne de Seqenenre, il relatait ceci :


"(...)

Le roi Apopi

(Apophis)

envoya une lettre à Seqenenre

pour se plaindre que les hippopotames de Thèbes l’empêchaient de dormir

  (...)"

 

- Je subodore que cette plainte correspondait à un rituel, celui d'un certain sacrifice, à savoir celui de l’hippopotame ! Ce dernier fut bien l'hypostase du netjer Seth !

Le pharaon Apophis était un des fidèles de cette déité !

  

De fait...