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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 20:50

ankh hiero  

 

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Découvrir notre passé...

Cela ne pourrait-il pas finalement nous permettre de comprendre notre présent ?

En explorant la vie de nos anciens.

En déchiffrant également leurs contes, leurs paradigmes,...

En appréhendant aussi quelques personnages, ceux du moins qui auraient évidemment contribué, bien plus visiblement que d'autres, à cette fabuleuse Histoire,

...

 

Alors pourquoi ne pas mentionner :

- Quelques scandales...

Célèbres en leur temps, que nous essayons de ramener en mémoire.

Et que dire des punitions plus ou moins "macabres" qui y furent associées comme l'ablation du nez ainsi que des oreilles qui semblaient bien courant du reste au Nouvel Empire, ou alors la fameuse flagellation, la bastonnade (qnqn m bDn),...

- Que serait en définitive la vie sans évoquer les maladies, plus ou moins mortelles, qui ne devaient évidemment pas manquer,

- De grands mystères demeurent donc encore de nos jours à découvrir. De ceux qui firent ce que nous sommes devenus !

- Et que dire des tragédies relatives à toute guerre,

- Sans omettre bien évidemment la souffrance supposée quant à ceux qui érigèrent (En des records de temps, de températures, de...) la légendaire cité d'Akhet-Aton,

 

"Ces personnes travaillaient beaucoup

 à un très jeune âge,

port de charges lourdes"

Professeur Rose.

 

"L'incidence des décès parmi la population jeune d’Amarna était scandaleusement… "

Professeur Rose.

- ...

 

Alors apportons un peu d'émotions, positives, constructives,..., dans notre vie d'aujourd'hui !

Depuis quelques mois, nous entendons bien des histoires d'horreurs,...

Violences...

Viols...

Vols... Eventuellement, cela vous rassurerait-il de vous souvenir que depuis que l'homme est Homme, de vils personnages existèrent ? Et ce, en tout temps, au sein de toutes cultures, de toutes civilisations, aussi grandioses furent-elles !

 

deir el-bahari

Sḏm(.w) ˁš m st Mȝˁt.

Voici les serviteurs de "la place de vérité", st Mȝˁ.t, Sat Maât.

Nous sommes bien sûr au sein de Deir el-Medineh, pȝ dmj, "la cité"...

 

Ainsi...
Nous abordons aujourd'hui une thématique traitant en quelque sorte de la corruption !

Et comme vous savez...

Les affaires de pillages de sépultures vont encore s'intensifier afin d'atteindre leur point culminant et ce, sous le fameux règne de Ramsès IX que voici d'ailleurs...

 

Détail d'un relief de l'hypogée de Ramsès IX.

20e dynastie.

Source / Sebastien Lgs

 

Ainsi...

Dans de bien nombreux cas, on pourra constater une curieuse inertie de la part de ceux qui devaient être normalement chargés de prévenir et même de réprimer ces coupables activités.

 

Souvenez-vous de l' "aventure" du prince Paser, un illustre exemple s'il en est !

Excédé de constater la multiplication des exactions commises au sein des hypogées, Paser adressa au vizir Paourâ, responsable alors de la police de la cité aux cent portes, Ouaset, un mémoire bien virulent.

Paourâ fit alors nommer une sorte de commission d'enquête.

Les membres de celle-ci produisirent visiblement un faux témoin qui semblait se dénommer Pakharaou et qui bien évidemment réfuta les accusations formulées par Paser. Ce dernier fut alors accusé de mensonge...

Ce ne fut qu'au terme d'une bien longue bataille où il faillit laisser son honneur et certainement davantage encore, que Paser parvint à se faire entendre du pharaon en personne !

Une nouvelle enquête aboutira alors à l'arrestation de dix-sept pillards ainsi qu'à la destitution du fameux vizir Paourâ dont la complicité avec les bandits ne peut pourtant pas être de nos jours véritablement établie.

 

http://www.egyptologinenseura.fi/images/Deir_el_Medina.jpg

Source / Lien

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire.

 

Pour en savoir davantage sur ce scandale vécu sous les Ramsès, je vous convie donc à suivre les liens ci-dessous : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment et ce bien évidemment cela concerne cette thématique.

 

Qu'avons-nous donc découvert, sur ce sujet, dans les précédents articles ? 

 

Tout un programme... !

Que nous venons simplement d'effleurer ici.

 

→ Article n°1 : Kemet ce "corps" sans âme...

 

→ Article n°2 : la vraie crise de succession débuta après Merenptah...
 

→ Article n°3 : ce vizir qui bafoua tous les usages.

 

→ Article n°4 : voici un individu rusé, violent et même coléreux visiblement.

 

Rijksmuseum van oudheden [06/001] Leiden.
N° AH 210.
Daté de Ramsès II / Usermaatre-Setepenre.

 Deir el-Medineh.

Source

 

Plan de l'article... 

 

Des conditions de travail probablement bien difficiles...

 

Ainsi, ne devaient-ils pas évoluer aux seins de jeux d'ombres ?

 

La fumée aurait dû imprégner les plafonds...

 

Mais comment faisait-il alors

 

A travers les Ostraca...

 

Etait-ce possible ?

 

Quand le chef des artisans de pharaon se fit pillard...

 

Bizarrement...

 

 De ce fait, son audace ne prit-elle pas une certaine ampleur ?   

 

→ Mais cela alla encore bien plus loin visiblement...

 

Cette fois-ci, Paneb était allé bien trop loin !

 

Nous pourrions pratiquement croire...

  http://xy2.org/sitebuilder/images/EA272_Stela_of_Paneb_with_Meretseger-313x358.jpg

Stèle en calcaire de Paneb, EA272...
19e dynastie, vers 1 195 avant JC 

Paneb,

un contremaître, à genoux,

adorant la netjeret Meretseger de la nécropole Thébaine :

cette dernière se présente sous la forme d'un serpent.

Un cobra enroulé...
On y voit également trois hommes agenouillés

probablement les descendants de Paneb !

Source

 

Des conditions de travail probablement bien difficiles...

 

Ainsi...

Nous pouvons aisément subodorer ce que devait être les conditions de travail quant aux ouvriers de ce légendaire et spécifique village des artisans de pharaon à savoir, Deir el-Medineh :

- De longues heures de marches escarpées afin d'atteindre leur lieu de travail,

- Et si nous considérons les décades...

Nos anciens pouvaient être de fait coupés de leur vie familiale pendant presque dix jours, logeant probablement au sein d'abris intermédiaires.

- N'oublions pas également certaines conditions physiques, bien spécifiques.

Chaleur,

Situations assoiffantes,

Voir certainement bien étouffantes également,

...

 

Ainsi, ne devaient-ils pas évoluer aux seins de jeux d'ombres ?

 

Ceux engendrés bien évidemment par leurs lampes !

Et de fait, ne se mouvaient-ils pas nos anciens dans une certaine obscurité, au sein même des profondeurs, celles des hypogées ?

 

pachedu406

Voici l'hypogée TT3 de Pachedu...

Pached.

Nous sommes au cours du règne de Ramsès II, la 19e dynastie.

La montagne à l'oeil oudjat.

Irt Oudjâ.

Osiris sur son trône.

 Source /  Lien

 

Ils avaient donc recours à des lampes...

 

Au plus profond des galeries...

Nos artisans, tous spécialisés comme vous savez, devaient avoir recours à des lampes munies bien évidemment de mèche trempant dans de l'huile (Ricin,...) !

 

Nonobstant...

Si nous observons bien attentivement les hypogées, quel qu'ils soient d'ailleurs, nous pouvons nous apercevoir que les murs,..., et les plafonds tout particulièrement, ne possèdent aucune trace de suie.

Surprenant n'est-ce pas !

Aucuns résidus gras non plus, de ceux qui du reste auraient bien pu se déposer normalement au fil des heures de travail : les fresques sont d'une extraordinaire fraîcheur.

 

Revenons aux dernières demeures de la vallée des rois...

Seti II pour ne pas en mentionner d'autres...

Ainsi, notre pharaon avait fait creuser des galeries de plus de 100 mètres. Et, incroyable, il semblerait bien qu'il n'y est "aucune" trace de suie sur les murs, ni sur les plafonds. Nos fameux et légendaires artisans travaillaient-ils sans lumière ?

Que nenni !

 

A ce sujet d'ailleurs vous serez à même de lire certains auteurs faisant quelques suppositions comme cette :

Hypothèse faisant l'emploi d'un jeu de miroirs, probablement polis du reste.

Ils auraient alors réfléchi la lumière du jour, de miroir en miroir... Pas mal comme technique ! D'autant que physiquement, en certaine période, nos anciens en avaient la possibilité. Nonobstant, nous pourrions estimer à une perte d'efficacité d'au moins égale à 60%, voire probablement bien plus. Ceci en fonction de l'heure de la journée et, de fait de l'inclinaison des rayons de Râ. De toute façon, cela aurait pu être à la rigueur efficient avec des disques de cuivre polis pour les pièces proches de l'entrée. Cependant cela paraît bien impensable le long des galeries de plus de 100 mètres, comme celle de Seti II, et que dire alors du fameux hypogée KV5 !

→ Ou alors que pensez-vous de cette soi-disant éventualité, avec "preuve à l'appui" en plus, faisant clairement allusion à de la production d'électricité... ?

 

Denderah cryptes2

Souvenez-vous du temple of Denderah, époque Ptolémaïque.
Djed pillar.

Source : Alex Bradipus in April 2005.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Denderah_cryptes2.JPG

 

A cet effet, souvenez-vous de cet écrivain ufologue, Erich Von Dänike. Il aurait cherché à reproduire cette supposée "ampoule". Il en serait même arrivé à démontrer que l'éclairage aurait été bien trop insuffisante (?).

Alors si...

A cette époque nous étions aptes à produire de l'électricité pouvant éclairer nos anciens artisans, il y a fort à parier, qu'aujourd'hui même, nous vivrions déjà sur Mars !

Finalement, tout est question d'interprétation, comme bien souvent du reste, même dans le domaine scientifique...

 

Ainsi...

Ne serait-ce pas plutôt une des représentations du netjer Harsumtus. Le serpent émerge à la vie au sein d'un lotus qui est fermé : 2 m de long sur environ 60 cm de large.

 

→ Et bien d'autres théories certainement...

 

La fumée aurait dû imprégner les plafonds !

 

L'état d'observation "semble" invalider l'utilisation de torches qui évidement aurait noircie au moins les plafonds !

 

Mais comment faisait-il alors

 

Car ils ne laissaient aucunes traces de combustion, ou si peu...

Ils employaient visiblement, comme les carriers du reste, des lampes munies de mèches trempant dans de l'huile, placées dans des vases, des coupes.

 

En fait...

Nos anciens auraient rajouté du sel dans l'huile !

 

" Le peu que savaient les Égyptiens,

il y a peut-être quelque mérite à l'avoir trouvé

près de trente siècles avant notre ère".

 

L'adjonction de ce minéral devait limiter fortement le dégagement de notre fumée noire !

Elle diminuait certes...

Nonobstant, il y en avait quand même un peu ! Les chercheurs en auraient effectivement trouvé quelques traces sur les plafonds. Cependant comme vous devez le savoir, les plafonds étaient logiquement traités en derniers ! De cette façon, nos anciens, éliminaient les dernières "empreintes" de fumée qui pouvaient y subsister.

 

A travers les Ostraca...

 

Nous avons été amenés à subodorer...

Que plus les égyptiens allaient profondément dans un hypogée et plus ils utilisaient de mèches : ce qui du reste semble quelque peu logique.

Et si elles permettaient aux artisans d'avoir de la lumière, le dispositif des mèches trempées dans l'huile leur était également utile afin de pouvoir mesurer leur temps de travail.

Car les mèches semblaient avoir été calculées afin de se consumer pendant un laps de temps bien précis, à savoir quatre heures !

 

Ainsi, chaque artisan percevait deux mèches et ce chaque matin :

- La première brûlant jusqu'à la pose de la demi-journée,

- Et, la seconde mesurant le temps de l'après-midi. Soit une journée de huit heures de travail.

Les chercheurs auraient à cet effet retrouvé des papyri de "comptabilité" donnant ces détails à Deir el-Medineh...

Le temps était bien géré ! D'ailleurs, afin qu'il n'y ait pas de temps perdu dans les déplacements entre le domicile des artisans résidant à Deir el-Medineh et leur lieu de chantier, des huttes furent construites à proximité, ils y vivaient visiblement tout le temps des travaux.

 

Etait-ce alors possible ?

 

Nous l'avons plus ou moins entrevu précédemment...

Le travail des artisans de Deir el-Medineh, même s'ils furent des privilégiés, protégés, nourris, vêtus, logés par pharaon, il n'en demeurait pas moins délicat et particulièrement difficile !

 

Serait-ce la difficulté de la fonction ?

Celui du labeur également qui poussa ce responsable d'équipe à devenir un vil personnage ?

 

Etait-ce à force de contempler le sublime ? Au point qu'il voulait lui aussi en profiter !

 

Pensait-il qu'il méritait un sort bien plus enviable encore ?

 

Son comportement fut-il inné ? Au point qu'il se serait exprimé de toute façon de cette manière, ailleurs, en d'autres circonstances, en d'autres lieux,...

 

Fut-il seulement le bras, celui agissant, d'un bien plus haut personnage ?

 

Nonobstant...

Le serons-nous véritablement un jour ?

 

Quand le chef des artisans de pharaon se fit pillard...

 

Pourtant...

Il n'y avait visiblement pas qu'Amennakht pour se plaindre de Paneb.

 

Paneb...

Fut bien cet "Artisan du village des ouvriers, contremaître du côté droit"...

D'ailleurs, il semble être né à Deir el-Medina. Vous savez cette communauté tout à fait unique qui est encore aujourd'hui visible, située dans "un creux", au sein des falaises, sur la rive ouest du Nil, à l'antique Ouaset.

 

Toute la communauté des artisans de Deir el-Medineh semblait lui reprocher sa tyrannie ainsi que ses violences.

 

De plus...

Il y avait ses débauches ! Celles dont Aâpéthy, son propre fils, fut manifestement l'habituel compagnon.

 

Parfois cela pouvait même atteindre une phase des plus critiques. Les choses pouvaient alors tourner mal entre le père et le fils. Cela atteignit même une sorte de paroxysme. Car ils pouvaient en venir aux mains.

 

Bien souvent d'ailleurs...

Ils se partageaient les faveurs des femmes de la communauté. Et lorsqu'elles ne furent pas consentantes, Paneb les violait ! Un rapport semble parfaitement démontrer qu'il aurait du reste abusé de l'une d'elles...

 

"Sur le faîte d'un mur"

 

"Il dépouilla Iyemouhaou de son habit

et

la jeta sur le faîte d'un mur

et

la força"

 

Bizarrement...

 

Ce fameux Paneb continua à bénéficier de la plus parfaite impunité !

 

Et ce malgré :

- Le statut que nous connaissons et ce quant aux respects de cette société vis-à-vis des femmes,

- Et des plaintes nombreuses de ses concitoyens.

 

De ce fait, son audace ne prit-elle pas une certaine ampleur ?

 

Désormais...

Il ne se gênait même plus.

Il sembla ainsi passer au pillage des hypogées qu'il fut, comme vous savez, chargé officiellement du moins, de protéger et au plus de les entretenir.

Il ne se contenta pas seulement de trafiquer des richesses...

Il prélevait aussi des matériaux, du mobilier,..., ainsi que des objets de valeur afin, bien certainement, d'aménager sa propre dernière demeure.

 

Mais cela alla encore bien plus loin visiblement...

 

Ostensiblement, il poussa le vis à faire travailler des équipes d'artisans. Vous l'aurez évidemment bien compris, il les détourna de leurs tâches normales.

 

Un jour...

Il fut cependant surpris dans l'hypogée de Séti II i.e. KV15. Il était en train de le mettre à sac.

La particularité de cet instant fut qu'il était complètement ivre ! On le retrouva gisant au beau milieu du butin qu'il voulait certainement préparer, afin d'emporter.

 

Cette fois-ci, Paneb était allé bien trop loin !

 

De plus, il y avait une quantité considérable de témoins. Et ce pour qu'il puisse avoir été possible à quiconque, fut-il vizir d'ailleurs, d'étouffer cette affaire.

 

Arrêté...

Paneb fut véritablement destitué et de fait traduit devant un tribunal.

 

Cependant encore bien curieusement, il n'existe aucune trace quant à sa peine ! Cependant...

Son nom disparaît de l'état des effectifs de la communauté du village des artisans de pharaons. Probablement, avait-il été condamné au bannissement, probablement même à l'exil,... (?)

 

Nous pourrions pratiquement croire...

 

Qu'après toute ses turpitudes, le brave Amennakht aurait enfin été rétabli dans ses véritables droits et ce en se voyant conférer évidemment le rang de chef d'équipage dont, rappelez-vous, il avait été véritablement spolié.

 

Eh bien non !

Ce fut visiblement un certain Aânakht qui succéda à Paneb.

 

Serait-ce possible...

Qu'en agissant de cette manière les autorités auraient désiré, de façon bien définitive cette fois-ci, tirer un trait sur cette bien pénible histoire ?

 

 

lhp3

 

Alors...

A suivre pour de prochaines avancées et ceci quant à la connaissance de cette thématique...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

"Estatuilla de un portaestandarte con la efigie del dios Haroeris.
Deir el-Medina, Reino Nuevo.
Museo Egizio de Turín.
Cat. 3049"

Source / Bernard-Bruy / Lien

 

 

Cle de vie

 

Je vous ai peut-être intéressé ?
 

Alors @ bientôt

 

et ce sous des horizons égyptologiques...

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Sources...

 

Les artistes de Pharaon.  Catalogue  du Louvre 2002.  La confrérie des bâtisseurs  de  Pharaon. M. Bierbrier.

 

Odile Weulersse, "Les pilleurs de sarcophages",  Hachette, Livre de poche no 191, 1989, 

 

Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.   

 

F.Hassanein et Monique Nelson : La tombe du Prince Kaemouaset, pp. 16-29, VdR 44, Le Caire, 1997.

 

Christiane Desroches Noblecourt, Ramsès II - La véritable histoire - France Loisirs / Stock - ISBN 2724271289 -

 

Et plus spécifiquement peut-être :

 

Menu B., "Nouvelles recherches sur l’histoire juridique, économique et sociale de l’Ancienne Egypte", L’Harmattan, 2004

 

Vernus Pascal : "Affaires et scandales sous les Ramsès" Pygmalion, 1997

 

  http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/935/9782857043935_1_75.jpg

 

"Les exactions de Paneb. Itinéraire d'un criminel égyptien." Valérie Angenot.

 

J. Winand et le «Le serment de Paneb et de son fils ; Papyrus Salt 124, Vo 1, 6-8», Bulletin de la Société d'Égyptologie, no 15, 1991, en pages 107 à 113.

 

J.-P. Corteggiani, La tombe d'Amennakht [N. 266] à Deir el-Medina, BIFAO 84, 1984, p. 61-80.
 

 

Sitographie...

 

Wikipedia

 

Worldcat.org

 

• Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique ! 

 

Clé de VIE

 

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

"En vérité,

 

le chemin importe peu,

 

la volonté d'arriver suffit à tout."
Albert Camus

 

aimé

 

vie, santé, force (v.s.f.).

 

vie, force et santé.

Sḏm(.w) ˁš m st Mȝˁt.  Voici les serviteurs de "la place de vérité", st Mȝˁ.t , Sat Maât.  Nous sommes bien sûr au sein de Deir el-Medineh, pȝ dmj, "la cité"...

Sḏm(.w) ˁš m st Mȝˁt. Voici les serviteurs de "la place de vérité", st Mȝˁ.t , Sat Maât. Nous sommes bien sûr au sein de Deir el-Medineh, pȝ dmj, "la cité"...

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Pharaons et Personnalités en Égypte antique
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 20:25

 

 

 

 

 

 

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Bonjour,    

 

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du site d'Aimé j-c...

 

 

(c) Ministry of Antiquities, Press Office

 

Six hypogées auraient été découverts en Juin 2015 et ce à Assouan selon le Dr Mamdouh Eldamaty !

Nous serions en cette ère de la 26e dynastie, au niveau du mausolée de l'Aga Khan.

 

Cela fut réalisé dans le cadre de travaux de terrassement effectués par la mission égyptienne à Assouan ainsi qu'en Nubie :

- Des sarcophages en bois,

- Des momies,

- Les quatre fils d'Horus,

- Un groupe d'amulettes,

- Des petites statues en bois d'Horus le faucon,

- ...

 

Ainsi selon :

 

- M. Eldamaty...

Cela représenterait la première découverte concernant la fin de la période du cimetière antique à Assouan !

Une importance certaine...

 

- M. Nasr Salama...

La technique utilisée afin d'ériger les dernières demeures devait être complètement différente en comparaison avec celles de la région !

De plus, la plupart des dernières demeures commenceraient par un escalier de 30 marches menant à l'entrée principale.

 

Chaque hypogée serait ainsi divisé à l'intérieur en trois ou alors en quatre chambres !

Aucune inscription...  (?)

 


Découvrirons-nous prochainement le style architectural de cette période ?

 

Notons au passage...

Cette région a été soumise à de nombreuses fouilles, tout à fait illégales celles-ci : au point même qu'apparemment certaines inhumations y auraient été ainsi découvertes...

...

Clé de VIE

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

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Source

 

Nous allons traiter aujourd'hui une thématique bien particulière s'il en est véritablement !

Elle est du reste passionnante...

Autant que spécifique...

C'est l' "acculturation".

Cela pourrait concerner toutes les diverses interactions culturelles probables, celles qui auraient pu jouer en tout état de cause dans l'évolution des populations nilotiques.

C'est en fait la "façon" de s'approprier une nouvelle culture... Cette dernière se construit au contact des autres, n'étant évidemment pas imperméable, totalement isolée,... Ainsi, la migration n'est pas la condition de "l'homme moderne", mais celle de l'humanité tout entière et ce depuis qu'elle a commencé son expansion !

 

Ainsi, il n'y a donc pas :

- De cultures pures.

- Et d'autres métissées. Car en finalité, toutes le sont à des degrés différents. L'acculturation représente finalement un paramètre permanent, continu, universel, constitutif même des cultures, et non pas occasionnel !

 

L'acculturation serait donc ce genre de processus engendrant finalement :

 

- De nombreux contacts...

Ils pouvaient avoir été continus, directs, voir imposés dans le cas de figure d'une annexassion d'un nouveau territoire, d'une colonisation par exemple, planifiée, contrôlée, pouvant même ériger à long terme une nouvelle culture...

Se référer pour cela en 1936 à travers les anthropologues américains Melville Herskovits, Robert Redfield, Ralph Linton,...

En d'autres occasions...

Les mêmes jonctions auraient été spontanées, voir même parfaitement libres !

 

- Des modifications, des transformations,...

Et ceci quant à la culture d'un groupe, ou même d'une personne,..., et ce évidemment sous l'influence d'une autre culture,...

 

- Des adaptations également...

Elles pouvaient du reste entrainer l'abandon partiel, voir même total de certains éléments d'une culture !

 

- Un enrichissement culturel bien certainement...

 

- ...

 

Nonobstant, l'acculturation ne devrait pas pour autant être synonyme de :

 

- Syncrétisme...

Une sorte de métissage des traits culturel.

Dans ce cas de figure, nous pouvons envisager que deux entités finissent par se confondre pour n'en former qu'une seule finalement : une sorte de combinaison entre la culture d'origine et la nouvelle.

De plus, vous savez bien que le syncrétisme était une chose bien courante au sein même du panthéon de nos anciens.

 

- Cohabitation...

Un mixage sans combinaison...

 

- Assimilation...

Cette dernière serait alors synonyme d'une finalité extrême ! Nous aboutirions alors à la disparition tout simplement d'une des deux entités.

Une sorte d'ethnocide, c'est-à-dire d'une déculturation volontaire et programmée... ?

 

- Et que dire de cette sorte de contre-acculturation ?

Nous sommes alors au sein d'un rejet catégorique de la nouvelle culture ! Celle apportée par une entité, un groupe,... 

De plus...

Nous serions là sur le retour d'une sorte de pureté, celle de la culture d'origine !

 

Ainsi...

Au sujet de ce terme d' "acculturation", je tenais tout particulièrement à préciser, que cela représente uniquement une façon d'engager la réflexion comme vous le remarquerez d'ailleurs à travers les quelques questions ci-dessous.

Cela ne représente certainement pas une conclusion en soit et ce sur une probable interprétation quant à l'évolution de la société pharaonique dans son ensemble ! Nous sommes bien dans le cadre d'appréhension, de compréhension,...

 

Et cela à la manière dont s'exprimait du reste S. Abou, op.cit, en page 23 et 24, l'acculturation :

 

"C'est parvenir à intuitionner dans l'Autre,

quel qu'il soit,

un autre Soit même ! "

 

En conséquence quelques questionnements peuvent dès lors être légitimement posés, tout au long de l'ère pharaonique, par exemple :

 

- Y aurait-il eu une certaine continuité entre nos anciens Egyptiens et ceux d'aujourd'hui ?

Dans cette lignée de pensée, souvenons-nous de certains papyri d'époque romaine. Ils sembleraient parfois démontrer que beaucoup de soldats romains eurent des enfants quelque peu "illégitimes" et ce bien évidemment, avec les habitantes locales, les Egyptiennes.

Par ce seul exemple...

Est-il possible d'envisager qu'il pouvait y avoir une véritable continuité ?

 

- Quant au code génétique de nos anciens...

Pouvait-il avoir réellement subit des transformations d'importances et ce à travers ses différents ajouts extérieurs ? N'oublions pas que nous mentionnons quand même une période de plus de 3 000 années ?

Souvenons-nous...

Pendant au moins 500 à 600 années...

N'y avait-il pas eu d'occupations quant à cette terre sacrée ?

- Les Hyksos,

- Les Lybiens,

- Les Nubiens,

- Les Assyriens,

- Les perses,

- Les Lagides,

- ... En fait, nous mentionnons des phases d'immigrations qui visiblement se sont échelonnées au cours d'une bien grande partie de l'Egypte ancienne ! N'oublions pas non plus un paramètre essentiel quant à la modification probable du code génétique, à savoir la densité humaine ! Si nous nous référons à Vercoutter, il y aurait eu pas moins de quatre millions d'habitants au Nouvel empire...

Une chose me semble cependant parfaitement certaine, la civilisation égyptienne fut bien un creuset, une sorte de melting-pot, où se sont fondus différents éléments culturels, conditionnés certainement par une réalité géographique locale. Ce mélange a en tout cas donné naissance à l'une des civilisations les plus originales de l'Humanité. Ce qui fait, selon moi, la richesse d'une civilisation ce sont bien les échanges qu'elle peut avoir avec d'autres cultures, et surtout d'ailleurs la façon dont elle semble conserver certains facteurs culturels pour les transformer, avec sa vision propre, en traits spécifiques à elle-même, d'une façon originale ! 

 

- Sommes-nous si certains de cette filiation ?

Celle que d'aucuns supputeraient comme véritablement unique. Vous l'aurez bien compris, je soulève l'argumentation des Coptes avec les Egyptiens anciens ? 

Sommes-nous si certain que cela du "non métissage des Coptes", notamment avec les Chrétiens de l'extérieurs, avec... ?

 

- ...

Carte_Hittites.gif

 Source

 

Clé de VIE

 

         cliquer ici   Lire l'article en ligne…

 

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Pectoral with a depiction of the god Shed.

Roemer und Pelizaeus Museum, Hildesheim

PM 5922.

18e - 20e dynastie.

Or.

H : 6.9 cm.

Source

 

Voici un magnifique pectoral, celui relatif à notre netjer enfant Ched. Un beau pendentif en métal précieux. Notons au passage, que cela ne fut pas toujours le cas... A la manière certainement d'un prince adolescent, nous pouvons observer notre déité Ched figuré en son centre.

 

Il semblerait qu'il devait avoir ce rôle, celui d'apporter une sorte de protection magique :

- Tout d'abord vis-à-vis de celui qui le portait bien sûr, de son vivant....

- Puis cela devait aussi concerner sa momie...

Tout cela probablement au même titre que les fameuses amulettes que vous connaissez.

 

Précisons cependant que l'origine même de ce pectoral nous est totalement inconnue, bien malheureusement du reste. Et comme vous avez pu lire au niveau de sa modeste description ci-dessus, il serait bien en or et serti de pierres colorées : furent-elles précieuses d'ailleurs ?

 

De la sorte, vous pouvez parfaitement y remarquer :

- Sur sa tempe...

La fameuse mèche de l’enfance !

- Sur sa propre poitrine...

Il semblerait qu'elle même soit parée d'un large collier.

- Quant à son pagne d’apparat...

Vous aurez noté qu'il est bien plus long derrière que devant.

- Votre attention se sera certainement portée également au niveau de son dos...

Une sorte de carquois semble bien y être représenté, accompagné d'ailleurs d'un arc. Tout ceci accroché à sa ceinture...

 

Notre petit protecteur tient du reste bien fermement deux gazelles, certainement étaient-elles sensées être sauvage ?

Des serpents aussi...

En parallèle, nous pouvons le voir piétinant littéralement deux crocodiles...

 

Un netjer sauveur à n'en pas douter.

Nonobstant...

Ce qui semble néanmoins bien curieux, c'est que nous devrions être au sein de cette période bien spécifique, celle du pharaon Akhenaton.

Caractéristique, puisque d'aucuns suggèrent effectivement que cette ère fut monothéiste (?)

 

Notre netjer ne préfigurerait-il pas finalement les fameuses stèles tardives dites d’Horus aux crocodiles ?

Protégeant... ?

Guérissant des piqûres de scorpion, de serpent,... ?

 

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Le jeune netjer Ched, visiblement devait chasser !

"Le sauveur".
Vers 1200 à 800 avant notre ère.

Ce type de stèle préfigurait visiblement

les stèles "D'Horus-sur-les-crocodiles". 

© Musée du Louvre.

N524.

© G. Poncet.

  Source / Lien

 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

 

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Source / Lien

 


Nous sommes bien au sein de cet art du Moyen Empire. Entre 2033 et 1786 avant l’ère du Christianisme, avec cette fantastique chapelle à piliers, blanche érigée visiblement par Sésostris I.

Analogie probable à une sorte de kiosque avec une double entrée…

Montée sur une sorte de soubassement…

Fut-elle du reste ce reposoir-sanctuaire ce que d’aucuns suspectent ?

 

Une structure bien rare finalement !

Elle pourrait même nous permettre d’envisager ce que devait être le cœur même du temple d'Amon ! Puisque ce temple fut bien le plus ancien monument du temple d’Amon à Karnak.

La cour dite du Moyen Empire…

Avec des monuments en calcaire qui ont visiblement aujourd'hui disparu.

 

D’ailleurs…

Cette chapelle représente probablement la mieux conservée du site de Karnak. Elle est véritablement d’une facture classique, cependant elle possède une très belle architecture à travers notamment la finesse de ses gravures.

Mais également les architraves…

Les piliers…

Nous pouvons ainsi y observer pharaon faisant des offrandes à Amon ou à l’Amon ithyphallique.

Et que dire des variantes hiéroglyphiques… ?

Et également de ces signes qui représentent une multitude de détails, identifiant même certains objets du quotidien de nos anciens comme du reste leur propre matière !
 

Elle fut blanche puisque conçue en calcaire !

 

Elle semble avoir subie une histoire bien insolite, peu banale même,…

Cette chapelle aurait été complètement démontée et ce au sein même de la période pharaonique.

Ainsi…

Le grand pharaon Amenhotep III, au Nouvel Empire l’aurait réutilisé en pierre de rembourrage et ce pour les fondations du troisième pylône ! Très récemment dans notre histoire, ce dernier serait devenu bien trop instable et de fait aurait été vidé de son contenu, à des fins de sécurité bien sûr. De ce fait les pierres furent pendant trois mille ans protégées en quelque sorte de l’environnement extérieurs comme des rayons de Râ, de l’abrasion du sable, des pillages, des martelages éventuels,…

 

Et, même si personne ne connaît véritablement son emplacement d’origine, vous pouvez quand même l’admirer de nos jours et cela c’est grâce à l’anastylose d’Henri Chevrier datée de 1938. Nous sommes bien au "Musée de plein air" près des chapelles d’Amenhotep I et de Thoutmosis I…

(P. Lacau, H. Chevrier "Une chapelle de Sésostris I à Karnak. Texte et planches" Le Caire en 1956)

 

Ainsi...

Dans l'article que je vous propose...

Nous allons effleurer en quelque sorte les évènements comme les personnages qui ont permis l'avènement de la fameuse lignée des Sésostris...

 

Voici un superbe schéma de cette très riche chapelle...
Voyez les nombreux pilliers !
 
 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------

 

"L’héritage ne se transmet pas,

 

il se conquiert"

 André Malraux (1935)

 



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 "On ne doit jamais écrire que de ce qu’on aime.

 

L’oubli

et

le silence sont la punition

qu’on inflige à ce qu’on a trouvé laid ou commun,

dans la promenade à travers la vie"
Ernest Renan

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  aimé

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible,

 

 

alors ils l'ont fait"

 

 
ânkh et sa newsletter consacrée à l'activité du mois de juin 2015...

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 21:55

ankh hiero  

 

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Voici une scène de boulangerie...

Au sein d'un hypogée à Thèbes, TT280, MMA 1101, de Meketre...

Nous sommes à la 12e dynastie au cours du règne d'Amenemhat I.

Plus précisément au sud d'Asasif !

© Rogers Fund et Edward S. Harkness Gift, 1920 / MMA (20.3.12).

En bois peints et en toile de lin...

L : 73 cm.

l : 55 cm.

H : 29 cm.

Source

 

Souvenez-vous des hypogées du Moyen-Empire et plus particulièrement ceux de Beni Hassan...

Un véritable site de renom... Probablement d'ailleurs serait-ce en fonction de l'importance de cette fantastique nécropole, creusée à même les falaises en calcaires comme vous savez !

Et ce, à une vingtaine de mètres au-dessus de l'Itéru...
Il semblerait même que sa nomenclature puisse remonter au temps de l'implantation d'une famille d'origine "arabe" qui visiblement vint y prendre racine et ce à la fin de notre 18e siècle !

 

Ainsi...

Souvenez-vous de ces hypogées du Moyen-Empire et cela en Moyen-Egypte !

Au sein même de la rive droite du Nil...

A 18 kilomètres au sud d’el-Minya...

 

Du reste...

Rappelez-vous également, au cours de l'Ancien Empire, on devait plutôt mentionner le nom de Menat Khoufou !

"La nourrice de Khéops"...

Certains auteurs subodorent même que les deux pharaons, que vous connaissez bien, à savoir Snefrou et Khéops auraient été natifs du lieu !


39 hypogées...

Et quand nous y sommes...

Au-dessus des méandres de ce majestueux fleuve, qu'elle somptuosité pour l'esprit, la vue, l'imaginaire,... ! Voici donc certaines dernières demeures qui devaient en fait appartenir aux gouverneurs de pharaon : ils étaient visiblement extrêmement puissants ! Ils sont du reste bien souvent mentionnés comme ayant été des provinciaux et ce au sein de ce Moyen-Empire !

Des portiques...

Des piliers…

...

 

Certains hypogées furent mêmes décorés, peints, en stuc,... Nous pouvons y admirer de splendides scènes mentionnant : 

→ La généalogie (Knoumhotep II,...)

→ La féodalité, souvenez-vous nous sommes bien temporellement du moins au "centre" de deux Périodes Intermédiaires !

→ La vie militaire (Amenemhat,...)...

→ La lutte (Khéti,...)...

→ La chasse (Amenemhat,...)...

→ Les offrandes (Knoumhotep II,...)

→ ...

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet !

Si cela vous est nécessaire !

 

Pour en savoir davantage sur le Moyen Empire, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Qu'avons-nous donc découvert, sur ce sujet, dans les premiers articles sur cette thématique ? 

 

Tout un programme... !

Que nous venons simplement d'effleurer ici...

 

→ Article n°1 : le Moyen Empire encadré par les périodes les plus noires !

 

→ Article n°2 : de graves problèmes de successions...


→ Article n°3 : "Celui qui a unifié les Deux Terres"...


→ Article n°4 : le difficile exercice du pouvoir...

 

12-03a-BH03-11.jpg

Admirez ce dessin de cet âne...

BH03-11...

Hypogée de Khnumhotep II. 

Il prit ses fonctions de maire en l'an 19 d'Amenemhat II...

Il pratiqua également sous le règne de Sésostris II...

BH3, $nmw-Htp... 

Source / © lien

 

Plan de l'article...

 

Nous sommes au Moyen Empire...

L'affrontement tourna bien en faveur des Thébains...

Le réunificateur, Montouhotep II...

→ Aussi souvenez-vous de lui grâce à son fabuleux temple funéraire !

Une armée qui fut bien puissante...

→ Le continuateur, Montouhotep III...

Montouhotep IV...

 

Vue-d-Assouan--fevrier-1938-JPG

Voici une belle vue d'Assouan et ce en février 1938 !

 

La maison des vents, en arabe !

 

"La Vallée des princes"

 

Nous sommes au Moyen Empire...

 

A Assouan...

Et plus précisément au sein de cet hypogée, celui de Sarenpout II dans cette zone géographique appelée Qubbet el-Hawa.

 

Une nécropole balayant une ère allant de :

- La 6e dynastie...

2250 à 1775 avant notre ère.

- Jusqu'à la fin de la 12e dynastie...

1550 à 1100. Ce sont les dernières demeures de hauts dignitaires !

 

  Qubber el-Hawa

 

Et je vous assure que cette nécropole constitue également l'un des meilleurs points de vue quant à cette ville d'Assouan. Nous sommes bien sur la rive ouest de l'Iteru.

Et plus précisément à 130 m de hauteur, ce qui explique le point de vue, et ceci, en face même d'Assouan ! Notons aussi que grâce à ces hypogées, nous connaissons maints détails sur la vie des hauts fonctionnaires... 

 

Ils ont été creusés à même la roche et cela au niveau de certaines :

- Fissures,

- Anfractuosités,

- Imperfections,

- ...

 

Nous pouvons même y apercevoir :

- Des mortiers de chaux,

- Du sable mélangé avec du plâtre !

- En certains endroits vous aurez même cette opportunité d'y observer du stuc de décoration. Ainsi, l'entrée de la majorité de ces hypogées est constituée d'une grande salle, principale, dont le plafond est soutenu par des piliers !

 

http://comunidad3h.files.wordpress.com/2010/05/este-es-el-evocador-aspecto-exterior-del-yacimiento-de-qubbet-el-hawa-en-cuya-excavacion-trabaja-el-arqueologo-alcalaino-francisco-vivas.jpg

 Source / Francisco Vivas.

C'est un archéologue de l'équipe espagnole travaillant au niveau de l'excavation du site de la nécropole d'Assouan !

 

Qubbet el-Hawa constitua donc la nécropole d'Assouan. Un élément d'importance, jusqu'à ce jour, les égyptologues y auraient identifié plus d'une centaine d'hypogées ! 

 

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Voici un exemple de chambre funéraire !

Elle fut trouvée dans la nécropole d'el-Hawa Qubbet.

Université de Jaén...

Source / Lien

 

En fait nous sommes certainement au niveau d'un poste frontière délimitant :

- Kemet,

- Ainsi que le fameux pays de Kouch (Nubie)...

 

Si nous prenons en exemple Sarenpout II...

Il fut visiblement un homme d'origine bien modeste, cependant, vous serez à même de constater qu'il érigea un très bel hypogée...
 

  10623439_766228523427000_2334084721210554493_o.jpg

  Nous voici donc au sein de son hypogée !

Rappelez-vous, il fut bien un nomarque au sein du règne d'Amenemhat II.

12e dynastie.

Une grande salle dans la roche, malheureusement pour nous, non décorée...

Un couloir...

Des statues...

Une petite salle avec des piliers décorés...

Au fond de la salle, une petite niche avec des peintures aux couleurs très fraîches !

  Source


Notons au passage...

Que sous le règne d'Amenemhat II, demeurèrent probablement de bien nombreux contacts, étroits d'ailleurs, avec le monde du Proche-Orient ainsi même qu'avec la Crète !

Cependant...

Nous ne savons que bien peu de choses de ses activités politiques internes ! Alors tournons-nous vers cette lignée qui permit en quelque sorte de retrouver une image de Kemet se raprochant quelque peu de l'Ancien Empire, sans pour autant atteindre la même acmé !

 

L'affrontement tourna bien en faveur des Thébains...

 

Ainsi, nous sommes bien au Moyen Empire, au sein de la 11e dynastie, une de celle qui comporta une prestigieuse lignée, celle des Montouhotep :

- Montouhotep II (2046 - 1995)...
- Montouhotep III (1995 - 1983)...
- Montouhotep IV (1983 - 1976)...

 

Cette filiation commença finalement à régner sur la belle cité de Thèbes dès 2130 environ avant l'ère du Christianisme et ce parallèlement comme vous savez aux 9e et 10e dynasties. d'Hérakléopolis-Memphis.

Vous l'aurez bien compris, Kemet fut morcelée, l'état central puissant semblait alors appartenir au passé... Du reste ceci pourrait expliquer cet affrontement, celui entre les souverains qui sembla tourner en faveur des Thébains et ce vers 2004 ! Nous aurions vu alors la chute à la fois d'Hérakléopolis (Se souvenir du troisième article de cette thématique) et également de Memphis ce qui permit d'aboutir à une nouvelle réunification de Kemet : la précédente fut bien celle de Méni comme vous savez et concernait bien la première dynastie...

 

Le réunificateur, Montouhotep II...

 

Rappelez-vous...

Au cours du premier article de cette thématique, nous avons abordé le fait qu'au milieu de la 11e dynastie il y eu une sorte de renaissance de Kemet et ce grâce aux actions de ce souverain !

 

Close-up of a painted sandstone statue of Nebhepetre Mentuhotep

(Mentuhotep II)

wearing the red crown of Lower Egypt.

From the 11th dynasty,

Source / Keith Schengili-Roberts on 2007-02-02 / Lien

 

Souvenez-vous aussi de lui grâce à son fabuleux temple funéraire !

 

Ce dernier du reste porte bien la dénomination de Montou, le netjer d'Erment ! Cette cité est localisée en vérité à l'ouest de Thèbes.

Ainsi, il semblerait bien que la famille de ce pharaon, qui prit le nom d'Horus d'ailleurs, en aurait été bien originaire. Un souverain qui sut faire l'unification des Deux-Terres et ce après sa victoire contre Hiérakléopolis.

 

Nonobstant, en raison des destructions intervenues visiblement au cours de la difficile Première Période Intermédiaire, Montouhotep II sembla s'être efforcé de redresser les temples plus ou moins détruits à :

- Gebelein,

- Abydos,

- Tôd,

- Dendera,

- ...

 

Puis il édifia, à sa gloire, bien évidemment, un temple funéraire particulièrement novateur puisque souvenez-vous, ce monument devait être à terrasse et de plus, à deux niveaux !

Il se trouve en fait au pied d'une fabuleuse falaise, comme vous savez, celle de Deir el-Bahari. Il supportait visiblement un déambulatoire ou portique à plusieurs rangs de colonnes, sur lequel reposait une pyramide ou alors probablement une reproduction de la légendaire butte originelle !

 

Reconstitution du temple de Montouhotep II.
© Henri Édouard Naville.

Source / Lien

 

A l'arrière...

Devait certainement s'ouvrir une sorte de cour entourée de péristyle, adossé à la falaise.

 

Et que dire de cette entrée dénommée "La porte du cavalier" ?

Ce fut ainsi que le sabot du cheval de l'égyptologue Howard Carter l'aurait heurtée, puis trébuché, permettant finalement d'accéder à la dernière demeure du souverain au moyen d'une galerie d'environ 150m...

 

Une armée qui fut bien puissante visiblement...

 

La dernière demeure de pharaon contenait une superbe statue en calcaire, au corps noirci, sans doute pour des motifs religieux, et coiffée de la couronne rouge de la Basse-Égypte.

Elle se trouve d'ailleurs actuellement au Caire...

La lèvre du pharaon "semble" du reste être ornée d'une élégante "moustache naturelle soigneusement lissée", alors que son menton portait la barbe rituelle !

 

Six hypogées semblent avoir été réservés aux femmes de la famille :

- Reines,

- Sœurs,

- Et hautes dames de sa cour, celles qui devaient visiblement entourées le vieux pharaon ! Il y avait bien d'autres dernières demeures, plus lointaines d'ailleurs, comme celle du vizir Dagi par exemple, où figuraient les "Textes des Sarcophages".

 

A l'extérieur...

Une soixantaine de soldats tués certainement en opérations furent spécialement honorés à travers une tombe dite collective. Elle fut du reste découverte par l'Américain H.E Winlock.

Ainsi l'hypothèse d'un pharaon disposant d'une armée puissante avec des troupes nationales de lanciers et coloniales d'archers nubiens se trouve parfaitement confortée, comme semble l'attester d'ailleurs encore les maquettes de bois découvertes au sein de l'hypogée du général Mésehti et ce à Assiout !

 

Le continuateur, Montouhotep III...

 

Détail du colosse osiriaque de Montouhotep III.

Conservé au musée des beaux-arts de Boston

Source / Lien

 

Le fils de Montouhotep II poursuivit bien la politique de son père, il restaura des temples à Hermontis...

A Abydos également...

De plus, il semble avoir voulu édifier un autre temple funéraire, à Deir el-Bahari, cependant il mourut bien trop rapidement !

 

Ce fut bien sous son règne en tout cas que se déroula l'expédition d'Henenou et ce vers l'ouâdi Hammamat.

Partie de Coptos avec 3 000 hommes, elle due atteindre finalement la mer Rouge et embarqua certainement à Qoseir se dirigeant alors vers Pount, remplissant les cales d'encens,...

Au retour, ils retraversèrent l'ouâdi : extrayaient et rapportaient les pierres de schiste indispensable à la taille des statues.

Du reste, une inscription semble décrire, avec ironie du reste, la vie quotidienne des soldats : chacun devait porter son outre et son pain quotidien, alors que l'âne, d'abord écrasé sous le poids des stocks de sandales, voyait probablement son fardeau s'alléger au fur et à mesure de la progression de l'expédition.

 

Bien que l'hypogée de Meketre, chancelier de Montouhotep III, inhumé près de son souverain, ai été pillé, l'archéologue Winlock aurait découvert une petite pièce préservée contenant 25 modèles de maquettes représentant des scènes de vie quotidienne :

- Recensement du bétail,

- Pêche à la senne (Le filet que l'on traînait sur les fonds plats),

- Boucherie,

- Boulangerie,

- Bateau sur lequel hommes et femmes préparaient le pain,

- Maison du maître.

- ...

 

Montouhotep IV...

 

Nebtawyre Mentuhotep.

Lepsius

Source

 

Nous ne savons même pas si ce souverain a véritablement régné ? Seul le canon royal de Turin le confirme visiblement !

 

Nous le retrouvons aussi dans certaines inscriptions du Ouadi Hammamat, voyez plutôt :

 

Voici une très belle inscription rupestre !

Nous sommes bien en cette fin de la 11e dynastie.

Au cours du règne de Montouhotep IV.

Et ce au sein du Wadi Hammamat, dans le désert arabique...

Source / Lien

 

Le cartouche du haut est celui d'intronisation du roi Montouhotep IV, Neb-Taouy-Rê,

Râ est le seigneur du Double Pays.

Ouadi hammamat.

Source / Lien

 

Il semblerait qu'une guerre civile éclata, "poussant" le vizir à devenir finalement le futur pharaon Amenemhat à prendre le pouvoir !

 

Ce devait être un homme vigoureux, bien connu pour avoir conduit une immense expédition dans les terres de l'est, avec une troupe d'au moins 10 000 hommes, afin d'y exploiter les carrières de pierre...

Cependant voilà...

Il vous faudra attendre, un peu, afin d'en connaître prochainement la suite...   

 

 Cle de vie

  Je vous ai peut-être intéressé ?
Alors @ bientôt

 

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... le Moyen Empire...

 

- L'âge d'or des Sésostris, une bien prestigieuse lignée !

- L'esprit artistique s'épanouit,

- Les fameuses statues des reines du Moyen Empire,

- Amhôsis le libérateur...

- ... 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

           • Sources... 

 

L'âge D'or De L'Egypte - Le Moyen Empire de Dietrich Wildung.


Wildung-D-L-age-D-or-De-L-egypte-Livre-845790648_ML.jpg  

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dominique Valbelle, "L’Egypte ancienne, les secrets du Haut-Nil" 

 

Audran Labrousse et Jean Leclant, Les Reines Ânkhnespépy II et III (fin de l'Ancien Empire) : campagnes 1999 et 2000 de la MAFS, De Boccard, Paris, 2001.

 

Ipouser, Les Admonitions d’un Sage, cité par J. Pirenne dans Histoire de la civilisation de l’Egypte ancienne, tome I, Editions de la Baconnière, 1961.

 

"Cheikh Anta Diop, Civilisation ou Barbarie, Editions Présence Africaine, 1981."

 

          Sitographie...

 

Wikipedia  

 

          •Taggé avec...

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Kemet

 

Des circonstances aboutisant à la découverte d'une chapelle de Mentouhotep II nebhepetre à Abydos...

 

Pharaons et personnalités en Égypte antique...

 

Paradigme Égypte Antique...  

 

"Quand on étudie le passé,
 

il est impossible de ne pas jeter
 

un regard sur l’avenir’"
Arnold Toynbee

 

Clé de VIE

 

Aphorismes...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...    

 

Dixit Hérodote...

Les anciens égyptiens furent bien les plus religieux des hommes !

 

"[...]

Si l'on proposait à tous les hommes

de faire un choix parmi les meilleures lois

qui s'observent dans les divers pays,

il est certain qu'après un examen réfléchi,

chacun se déterminerait pour celle de sa patrie ;

 

tant il est vrai que tout homme

est persuadé qu'il n'en est point de plus belle.

 

Il n'y a nulle apparence que tout autre

qu'un insensé en fasse un sujet de plaisanteries.

[...]"

Paroles d'Hérodote...

Dans l'ouvrage d'André Bonnard.

(Civilisation grecque, Editions Complexe, T2, page 402 et 403). 

 

Nos anciens furent alors persuadés que l'univers manifestait la divinité, et c'est pourquoi ils avaient autant :

- De temples,

- De cérémonies,

- Et de processions sacrées...

- ...

 

Ainsi...

L'un des instants les plus solennels dans la vie religieuse, fut sans aucun doute, le moment où chaque ancien rencontrait enfin son netjer !

Ce voyage de dévotion fut en fait consacré au Ka du netjer Osiris... 

 

aimé

Le cartouche du haut est celui d'intronisation du roi Montouhotep IV, Neb-Taouy-Rê, Rê est le seigneur du Double Pays.Le cartouche du haut est celui d'intronisation du roi Montouhotep IV, Neb-Taouy-Rê, Rê est le seigneur du Double Pays.
Le cartouche du haut est celui d'intronisation du roi Montouhotep IV, Neb-Taouy-Rê, Rê est le seigneur du Double Pays.

Le cartouche du haut est celui d'intronisation du roi Montouhotep IV, Neb-Taouy-Rê, Rê est le seigneur du Double Pays.

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Kemet
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:00

   

 

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Le panthéon de nos anciens égyptiens comportait comme vous savez certains netjerou enfants. Et Ched en fit partie. Même si nous savons qu'il est apparu seulement au cours de la 18e dynastie...

Etait-ce d'ailleurs une véritable coïncidence si son arrivée correspondit aux apparitions sémitiques comme celles par exemple de Rechep, d'Anat, de Kadesh, d'Astarté,... ?

 

Cette arrivée finalement bien tardive, fut-ce :

- A la faveur des invasions qui précédèrent le Nouvel Empire ?

- Etait-ce grâce au commerce ?

- ...

 

Aussi deux stéréotypes semblent lui "coller" littéralement à la peau, à savoir :

- Sa jeunesse,

- Et son autorité vis-à-vis des bêtes sauvages !

 

"Livre pour Sortir au Jour" de Ptahmes (Apophis).
Nouvel Empire, 18e - 19e dynastie.
Papyrus peint. 

Musée du Louvre

Ched

avait la réputation de protéger les Hommes

contre les morsures de serpent !

Source / Lien

 

Paradoxalement à sa physionomie nous rappelant constamment et si justement du reste sa jeunesse, notre netjer ne devait-il pas protéger nos anciens contre les bêtes sauvages, les maîtriser,..., voir même les dompter ? 

 

Voyez :

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La vie privée des anciens de René Ménart.

Tome III...

"LE TRAVAIL DANS L’ANTIQUITÉ
L’AGRICULTURE.

LA VIE PASTORALE"

 

D'ailleurs...

La traduction même de son nom ne signifierait-elle pas "le sauveur" ?

L'occasion donc, pour nous, d'appréhender le fait qu'en dépit de son jeune âge, Ched fut bien avant tout une divinité protectrice !

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !  

 

Pour en savoir davantage sur ce netjer Ched, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Qu'avons-nous donc découvert, à ce sujet, dans l'article précédent ? 

 

Tout un programme...

Que nous venons simplement d'effleurer ici...

 

→ Article n°1 : il fut cette divinité enfant protecteur des bêtes sauvages... 

 

→ Article n°2 : Ched ? Horus ? Ched-Horus ?

 

25199_e024772.001.jpg

Le jeune netjer Ched qui visiblement devait chasser...

"Le sauveur".
Vers 1200 à 800 avant notre ère...

Ce type de stèle préfigurait visiblement les stèles "D'Horus-sur-les-crocodiles". 

© Musée du Louvre.

N524.

© G. Poncet.

  Source / Lien

 

Plan de l'article... 

 

→ Son enfance transparaît donc...

 

Une sorte de matérialisation...

 

Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !

 

Protection contre les blessures toxiques…

 

Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?

 

→ Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...

 

Son enfance transparaît donc...

 

A travers évidemment son visage, tout à fait juvénile, autant d'ailleurs qu'avec :

- Son crâne presque rasé entièrement,

- Sa fameuse mèche de cheveux lui pendant latéralement, sur son profil,

- Son torse nu, bien souvent,

- Sa façon de se vêtir aussi qui finalement se résume à un pagne d'où pendaient visiblement et souvent d'ailleurs, de longs rubans,

- ...

 

Une sorte de matérialisation...

 

Mastaba de Merouka.

Vizir du souverain Téti...

Nous sommes au sein de l'Ancien Empire.

Il comporte la sépulture de toute la famille !

Antilope bubale.

 

Une concrétisation quand il s'agit de ses liens avec les animaux sauvages ! Nous le vîmes bien souvent figuré avec une tête de gazelle, disposée parfois sur le front !

 

Nonobstant...

Sa domination sur le monde sauvage fut davantage visible encore à travers sa maîtrise des animaux qu'il semblait posséder à travers ses propres mains !

 

Ici...

Une gazelle !

 

Là...

Un serpent !

 

Sans évidemment omettre...

Les fameux crocodiles, que notre netjer piétinait du reste bien souvent !

 

De plus, vous l'aurez certainement admiré muni de quelques artefacts comme :

- Un arc,

- Et des flèches bien évidemment,

- ...

 

Cela devait-il véritablement lui permettre :

- De chasser les animaux du désert ?

- De protéger visiblement les hommes contre certaines forces néfastes, les esprits malfaisants, les animaux dangereux comme les reptiles, les crocodiles de l'Iteru, les scorpions, les insectes et les fauves du désert.

- ...

 

Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !

 

Source / Lien

 

Si Ched et Horus peuvent parfois se confondre, du moins à nos yeux de contemporains modernes, ils n'en demeurent pas moins qu'ils furent parfaitement distincts !

Toutefois...

Tous les deux semblent cependant nourrir une iconographie qui peut parfois prêter à une forte confusion !

 

Ainsi...

Lorsque notre netjer Ched fut figuré debout sur un crocodile maîtrisant de ses mains les animaux sauvages, nous ne pouvons alors que faire le parallèle avec les représentations sculptées du jeune Horus.

"Cippe d'Horus"...

 "Horus sur les crocodiles"...

D'ailleurs dans les deux cas, que cela fut Ched ou Horus, nos anciens Egyptiens n'auraient-ils pas voulu montrer l'autorité que ces netjerou avaient vis-à-vis des bêtes sauvages ?

 

Si nous voulons bien adhérer au fait que Ched ait su parfaitement les dompter, les chercheurs semblent cependant davantage sceptique vis-à-vis d'Horus ! (?) Car celui-ci en fut bien souvent victime surtout du reste lorsqu'il était enfant ! Et nous revenons alors bien au rôle plus général de sauveur qu'Horus avait pu parfois revêtir et cela en sa qualité de Ched-Horus.

 

Protection contre les blessures toxiques…

 

Nous voici en présence visiblement d’une stèle guérisseuse c’est-à-dire protectrice. Nous pouvons voir d’ailleurs Horus piétinant apparemment des crocodiles couchés sur une sorte de socle, parfois un naos...!

 

Ces types de cippes étaient généralement disposés au sein de la salle principale des maisons afin de protéger le foyer, du moins les membres évidemment qui s’y développaient.

Nous mentionnons bien ici la sécurité familiale ! Ce qui rendait ce netjer probablement très populaire. De fait, il devait avoir pris pas mal d’intérêt dans la vie quotidienne de nos anciens.

 

Ainsi, voyez le netjer Bès…

Il surmontait ici le jeune Horus et semble de plus bien menaçant !
 

Et comme vous l’avez certainement remarqué, Horus est représenté de face (Rarement de profil d'ailleurs !) et bien sous l’aspect d’un jeune garçon à la manière de Ched, ce qui déjà peut poser quelques soucis d’identifications !

 

Le netjer serrait donc dans ses mains :

- Un fauve,

- Un reptile,

- Une antilope,

- Un oryx,

 - …

 

Cippe d' "Horus sur les crocodiles".

Source / Lien

 

Certains paradigmes de nos anciens semblaient nous laisser subodorer qu’Isis avait sauvé Horus en le cachant dans les marais et ce vis-à-vis de son ennemi, le netjer Seth comme vous savez !

Aussi…

Souvenez-vous de cette légende quant à la guérison même d’Horus qui visiblement s’était fait piqué par un scorpion, mordu par un serpent,…, et ce au sein des marais.

D’ailleurs…

Ce mythe ne serait-il pas à l’origine même des cippes, des stèles magiques,… ? Notons au passage que nous dénombrons aujourd'hui environ 500 stèles "d'Horus sur les crocodiles". Apanages des médecins-magiciens, ainsi leur iconographie était en relation directe avec le mythe d'Horus.

 

En conséquence de quoi :

 

→ Muni d'une incantation magique...

Au dos de la stèle nous pouvons découvrir des textes invoquant certaines protections que ce netjer pouvait bien apporter aux humains !

 

→ Accompagné en cela certainement d’un liquide...

Probablement l’eau de l’Iteru ! 

Celle-ci aurait été versée sur la stèle puis ensuite récupérée.

Fut-ce par le propriétaire ?

Un médecin ?

Un magicien ?

Un prêtre ?

... ?

 

En tout cas, il semblerait bien qu’un certain personnage avait comme fonction d’appliquer cette eau chargée maintenant d’une certaine puissance divine et ce :

- Sur la "plaie",

- Ou alors de la faire boire au patient,…

 

Cela pouvait tout autant se concrétiser par le fait de frotter la pierre sur la piqûre, sur les morsures d'animaux venimeux,…, ce qui du reste expliquerait peut-être cette sorte d’aspect usé, voir même patiné de la plupart de ces petits monuments !

 

Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?

 

Pouvons-nous le connaître davantage si nous investiguons dans cette symbolique, celle qui se réfère au choix de sa couleur de prédilection ?

Le rouge...

Je pense évidemment que oui ! Car les couleurs furent bien remplies de significations en cette ère antique.

D'ailleurs, l'étaient-elles au point que nos anciens peignaient rituellement leur corps ? Et ce sans pour autant penser à un quelconque rituel de dévotion Séthien ou autre, mais plutôt dans un rite pastoral.

 

Ainsi dixit Serge Sauneron :

"La lumière,

pour les Égyptiens,

est une pluie de petites particules lumineuses (photons),
comparable à la fine poussière qui sort d'un tamis (nkr)"

 

Les Kmtyw pouvaient-ils véritablement concevoir la lumière et ce à la manière d'un faisceau d'ondes ? Et dont les vibrations devaient se propager dans l'espace ?

 

Y voyaient-ils véritablement quelques corrélations entre :

- La lumière,

- Et la couleur ? Cette dernière fut en tout cas considérée primordiale dans cette antiquité, probablement faisait-elle, d'une certaine façon, partie intégrante du vivant, selon nos anciens bien évidemment !

 

"Youn" ne signifiait-il pas en même temps :

- Couleur,

- Et "Caractère d'un être humain" ? Alors, ce mot "couleur" ne fut-il pas lui aussi empreint de puissance ?

 

Dans cet art pictural, les couleurs avaient une signification bien spécifique, précise même et du reste parfaitement indépendante de leur valeur esthétique ! De fait, les netjerou ne furent pas dénués de couleurs et le rouge semble avoir été "attribué" au moins à Ched !

 

"Parmi tous les systèmes d'écriture au monde,

l'écriture hiéroglyphique est unique

 grâce à la possibilité supplémentaire qu'elle offre de différencier les signes par les couleurs.

 

Ainsi,

l'homme est de couleur rouge,

 la femme de couleur jaune,

une convention que l'on retrouve également dans le domaine des arts plastiques de l'Egypte ancienne.

 

L'écriture égyptienne met ainsi en évidence sa filiation

avec l'art.

 

 En principe,

à chaque signe correspond aussi, à côté de la forme fixée, une couleur déterminée"

Erik Hornung.

 "L'esprit du temps des Pharaons".

 

Le rouge du désert et celui de Ched...

Desher, l’inspiration de la terreur…

Desherou, les serviteurs maléfiques de Seth…

Desher-ty, signifiait bien "terrible"...

... 

 

 G27D21

 

Cette couleur est fondamentalement associée à Seth, et elle semble du reste s’opposer au noir osirien tout autant qu’au blanc horien.

 

 

Ce fut visiblement la couleur :

 

De l'aridité du désert environnante !

Le rouge fut donc la couleur de Seth, ce netjer "fauve", ce "roux", en raison, probablement du sable du désert !

Un territoire "extérieur"...

Un territoire étranger... Comme l'origine suspectée du netjer Ched !

 

Du "brûlé" par ce netjer et démiurge Râ !

Celui du défenseur de Râ.

Souvenez-vous, debout à la proue de cette barque divine, Seth frappait Apopis avec sa lance !

 

D'ailleurs, le verbe "rougir" était synonyme de "mourir".

 

Nous l'associons aisément à une teinte dès plus agressive !

Voir même menaçante...

"Faire des choses rouges", cela devait dès lors signifier faire du mal !

Des sentiments mauvais, avoir "le cœur rouge" devait alors signifier, être en colère !

 

La force !

La victoire...

La vie...

 

La couronne rouge de l’ancien royaume de Noubet, Nagada, la Ouret-hékaou ou "Grande de magie" de Haute-Égypte.

 

... 

 

Mais aussi :

- La vie est rouge (E. Mveng)...

- La puissance...

- Le désordre...

- Et les guerres sont rouges (T. Obenga)...

- Les fibres de la mort sont rouges (M. Griaule)...

- Et le pays des morts aussi (Textes des Pyramides)...

- De même la sécheresse et la stérilité (L. De Heusch)...

- ...

 

Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...

 

Comment alors en effet, expliquer que Ched, netjer mineur s'il en est du panthéon, ait pu jouir d'un véritable culte ?

 

Certes...

Il n'eut ni temple ni fête !

Cependant cela n'empêcha pas nos anciens Egyptiens, de la 18e dynastie en particulier, de le prier au moyen de stèles et de papyri finalement assez nombreux.

 

En témoigne, cette stèle en calcaire peint du musée du Caire, trouvée en 1916 dans l'hypogée 525 de Tell el-Armana.

Au registre inférieur...

Un certain Ptah-may, visiblement le donateur de cette stèle : il y fit figuré une scène d'offrandes.

Au registre supérieur...

Ched, armé d'un arc dans sa main gauche faisait face à la netjeret Isis qui lui présentait la croix de vie ankh.

 

Un grand scorpion, surmonté de deux flèches, les sépare. Si nous comprenons l'appel de Ptah-May à la vocation protectrice de Ched, qui l'aura peut-être protégé des scorpions, il n'en demeure pas moins un fait bien surprenant.

 

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Râmès rendait ici visiblement un hommage à...

Horus,

Isis,

et au netjer Ched !

Département des Antiquités égyptiennes du Louvre, E 16343.

Salle Sully, n°28, vitrine n°6...

Source / © F. Raux / Lien 

 

Alors à suivre prochainement... 

Et j'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire ! 

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... La divinité Ched...

 

- Ched au sein du royaume d’Aton ?

- Des stèles plutôt que des temples,

- …

 

Temple-de-Hathor-a-Denderah--bas-relief--le-neter-Ihy-p.jpg

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah !

Un bas-relief du netjer Ihy, un autre nerjer enfant...

 (Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien").

 

  Clé de VIE

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Nadine GUILHOU - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194. 

 

Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280.


Sydney H. Aufrère, "Serpents, magie et hiéroglyphes", Enim 6, 2013, p. 93-122.

 

 

Et plus particuliérement :

 

"Le dieu Ched. L'évolution de son culte dans l'ancienne egypte". Bulletin de l'institut d'Egypte XIII , 1390 -1931, page 67 à 84.

 

Maurizio Damiano-Appia, "L'Egypte : dictionnaire encyclopédique de l'ancienne Égypte et des civilisations nubiennes " Gründ, 1999,  page 288.

 

"L'Harmonie du monde, anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l'Egypte ancienne" édition Menaibuc, 2000...

 

Sitographie... 

 

Taggé avec...

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Netjerou, netjerout en Égypte antique...

 

 

Clé de VIE

 

Aphorisme...   

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...  

 

Les maximes de la parole accomplie de Ptah-Hotep sont philosophiquement représentatives des besoins, des désirs et des espoirs de la classe-Etat dominante mais également des plaintes de l’oasien, de ceux de la classe-peuple exploitée.

 

Voici quelques phrases écrites il y a 4 500 ans , du bon usage de la parole...

 

 

"Si tu es un homme de qualité en qui on a confiance,

qui siège au conseil de son maître,

rassemble tout cœur vers la perfection.

 

Sois silencieux, c’est plus utile que le bavardage.

 

Parle seulement quand tu sais que tu apporteras une solution ;

 

il doit être un artisan, celui qui parle dans le conseil ;

 

parler est plus difficile que tout autre travail.

 

C’est celui qui interprète cette maxime qui donne autorité à la parole."

 

 

aimé

 

Vie, Santé, Force ! 

(V.S.F) 

Il fut cette divinité enfant protecteur des bêtes sauvages, la déité Ched en vogue sous la 18e dynastie... ! (3) En Égypte ancienne !Il fut cette divinité enfant protecteur des bêtes sauvages, la déité Ched en vogue sous la 18e dynastie... ! (3) En Égypte ancienne !

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Aimé Jean-Claude ânhk, le blog d'Aimé Jean-Claude - dans Netjerou - netjerout en Égypte antique
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 21:40

 

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Comme vous savez…

La civilisation pharaonique fut particulièrement spécifique, complexe aussi, puissante même, et paradoxalement peut-être, elle était basée essentiellement sur la paysannerie.

Elle élabora ainsi une certaine perfection et indubitablement une véritable beauté,…

 

Tout semblait alors imposer à l'Égypte quelques notions de rigueur et d'éternité !

 

Quelle belle leçon de vie... !

Ainsi, serait-ce possible que la permanence, la pérennité de cette civilisation pharaonique puisse être due et ce, en grande partie, à l'influence même du milieu physique ?

Kemet fut comme vous savez isolée géographiquement,

Et que dire de son climat ?

Râ y dominait dans toute sa splendeur.

Quant à son ciel, non seulement il était parfaitement étoilé mais également d'une clarté sans pareille, la beauté par excellence !

  L'année fut régie de façon bien imprécise et ce par les caprices du Nil !

 → ...

 

Ainsi le pays vit certainement naître, entre autre chose, un "art" des plus originaux ! A tel point d'ailleurs qu'il sembla emprunter bien peu de chose aux cultures qui lui furent contemporaines.

 

La colline de Sheik Abd el-Qurna...

La "Vallée des Nobles" !

La nécropole des nobles Thébains du Moyen et du Nouvel Empire.

Voyez les dernières demeures que l'on aperçoit au sommet de la colline.

Source

 

Et comme vous savez, ce fut bien une société pyramidale, hiérarchisée. Une monarchie absolue de droit divin. Tous les pouvoirs étaient détenus par un seul homme, cependant n'avait-il pas lui-même quelques supérieurs ? les fameuses divinités... !

 

Kemet devait-elle cette longue existence à son organisation ?

Nous constatons que l'harmonie, la stabilité, le calme y régnait parfaitement lorsque le pouvoir central était fort. Au niveau "artistique" on y vit même apparaître quelques évolutions très intéressantes. Cependant si ce même pouvoir se diluait à travers certaines délégations, la pérennité en question devenait quelque peu chancelante... ! Ceci pourrait bien expliquer, en partie en tout cas, leur crainte d'un certain chaos.

 

Un des aspects les plus intéressants de l'Égypte ancienne ne serait-ce point aussi leur culte ?

Leur religion ?

Leurs différents paradigmes ?

 

Tous furent vraiment incomparables, et ce à travers :

- Leurs pensées,

- Leurs conceptions quant à leurs environnements,

- Mais également vis-à-vis de leur monde proche, comme d'ailleurs sur le plan cosmique. Cherchaient-ils ainsi véritablement à comprendre les lois fondamentales de l'univers ? N’élaborèrent-ils pas les premières conceptions de la divinité ?

- Et que penser de la Maât ?

- …

 

La classe moyenne existait-elle véritablement ?

De la sorte...

Ne devait-elle pas devoir sa pérennité finalement à tous les Egyptiens ? Une société paysanne rappelons-le à nouveau.

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !  

 

Pour en savoir davantage sur cette thématique c'est à dire la société antique égyptienne, je vous convie donc à suivre les liens : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !

 

Qu'avons-nous donc découvert, à ce sujet, dans les articles précédents ?  

 

Tout un programme...

Que nous venons simplement d'effleurer ici...

 

→ Article : la société égyptienne...

 

coup de baton épuré

 

Plan de l'article...

 

→ Quant à sa pérennité… 

→ Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?

→ Une sorte d’anonymat volontaire…

Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !

→ Les fouilles pionnières de la fin du 20e siècle…

→ Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?

→ "L'Égypte d’avant le désert"…

→ Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…

→ Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !

→ A cet effet rappelez-vous…

→ Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?

→ N’oublions pas la Nubie !

 

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Une vision imprenable !

Quant à la prise de vue, admirez...

Source / Lien

 

Quant à sa pérennité…

 

Elle fut visiblement l’unique civilisation de notre histoire à avoir été capable de "cultiver" justement cette caractéristique !

Ainsi, quoique nous puissions en penser, cela me paraît véritablement extraordinaire. Et ce à tel point qu’il est utile de souligner que nous avons là un sujet à réflexion, à méditation probablement !

 

Même si au demeurant comparaison n’est pas forcément raison, que pouvons-nous en retirer pour notre propre contemporanéité ? Le fait de comparer certains éléments, ne signifie pas uniquement de les décréter comme étant semblables, parallèles, différents ; c’est aussi de les examiner chacun pour ce qu’ils sont véritablement, et voir par exemple, ce qu’ils ont de semblables, de différents,…, tout en cherchant bien évidemment des relations entre eux . Cela rentre finalement au sein d’une démarche qui fait partie d’un concept de raisonnement, de pensée,…

 

Ainsi…

Paradoxalement aux quatre millénaires d’existences, il y eu certaines traversées particulièrement chaotiques comme vous savez, dichotomiques même. Et cette longévité, ne nous montrerait-elle pas finalement la pertinence de certains écrits, comme celui de Marc Twain lorsqu’il s’exprimait à travers cet apophtegme à savoir "Il ne savait pas que cela était impossible, alors ils l’ont fait" ? Cette ténacité dans la durée, érigeant en quelque sorte une civilisation ininterrompue, pourrait du reste encore être davantage rallongée et ce si nous remontons jusqu’au sixième millénaire !

 

Une pérennité qui se traduisit également à travers une technologie lithique et ce tout au long de la civilisation pharaonique !

 

Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?

 

Ne peut-on pas dire finalement que ce type de créativité engendrera ou aboutira à certaine atténuation, à cet effacement même, celui du primat de l’individu ?

 

Nous sommes bien au bord de cette Itéru, et vous savez que toutes les œuvres furent véritablement anonymes !

Nonobstant…

Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne nous est pas possible d’y observer quelques empreintes personnalisées. Voir même au sein d’une série d’œuvres…

 

Une sorte d’anonymat volontaire…

 

Cependant ce dernier n’exclut en rien ce que nous pouvons ressentir, de l’émotion, et ce devant les œuvres de nos anciens artisans…

 

Notons au passage, que je mentionne deux "corps de métiers", dont la différence peut ne pas être aussi évidente qu’il n’y paraît.

L’artiste…

Et l’artisan… Je subodore que peut-être, avant d'être un artiste, ce dernier doit maîtriser son art, et être un artisan accompli, en tous cas de nos jours ! Et puis toujours aujourd'hui, il est bien rare qu'un artisan signe son œuvre alors qu'un artiste le fait inévitablement.

Aussi, revenons à notre passé fort lointain, la perfection recherchée avait un tout autre objectif comparée à aujourd’hui. Ainsi, la main de l’homme restait dans un certain anonymat, seul la fonction primait !

Cette différence est une analogie avec celle que je réalise entre celle de "Dieu" et de netjer… Deux notions qui semblent cependant bien identiques mais qui cependant diffèrent quelque peu. Le fait d’utiliser le terme de nTr permet d’éviter certaine confusion possible quant à cette notion de/du Dieu…

 

Quant à cet "art" antique, il devait avoir un objectif comme une utilité certaine ! D’ailleurs, il fut parfaitement indissociable de son contexte… Ceci pourrait du reste fortement expliquer pourquoi les chercheurs considérèrent bien tardivement que cette création était un thème à part entière !

 

Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !

 

Allons au sein de la deuxième moitié de notre 19e siècle ainsi que la première partie du 20e ! Et comme vous savez, nous pouvons alors considérer cette époque comme celle de l’apparition d’une nouvelle science, l’égyptologie !

Elle serait née en cette fin du 19e siècle, et semble bien être issue d’un monde occidental en plein élan colonialiste !

L’égyptologie était alors "blanche" ! Ne devait-on point penser que cet Orient "brillant" devait être les créateurs des premières dynasties égyptiennes ? (Conscient que je force bien volontairement les traits, la "New Race" du légendaire Flinders Petrie ne semblait-il pas désigner ces migrants orientaux, venus apporter la "civilisation" à une poignée de Nilotiques probablement un peu attardés… ! ?)

 

A cette époque, l’histoire de l’Art n’est guère différente des figurations archéologiques ! L’art fut alors visiblement réduit au rôle d’un simple outil !

 

Ainsi souvenez-vous :

- D’Auguste Mariette,

- De Gaston Maspero,

- De Flinders Petrie,

- … Et cette "liste" est bien loin d’être exhaustive comme vous pouvez aisément le deviner !

 

N’oubliez pas non plus qu’ils fondèrent des écoles, et cela permit de toute évidence à perdurer cette façon de concevoir les choses comme :

- L’archéologie,

- La philologie,

- Ou même l’histoire,

- … Ils semblèrent alors considérer comme une parfaite adéquation les fondements même de l’art vis-à-vis de la société toute entière !

Ceci ne contribua-t-il pas à concevoir cet "art" comme un simple outil ?

 

Considérons maintenant les fouilles pionnières de cette fin de 20e siècle…

 

Jusqu’à ce moment-là, n’interprétait-on pas cette histoire antique à la manière d’une lente maturation ? Cela aboutira alors inévitablement à une brutale éclosion.

Et ce en quelques générations…

A la manière peut-être des paradigmes de nos anciens qui imaginaient la création de notre monde à travers cet envahissement de lumière au sein même du chaos, celui des ténèbres.

 

La pluridisciplinarité des études menées ont véritablement permis des avancées considérables !

 

Songez ainsi aux données :

- Archéologiques,

- Anthropologiques,

- Aux études relatives aux modifications climatiques,

- Et que dire des diverses et élaborées techniques venues des sciences du Vivant et de la Terre ?

- …

 

Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?

 

Voici donc une thématique qui a pour finalité d’essayer de connaître l’implantation humaine sur les bords de la vallée du Nil.

A cet effet…

Voici ci-dessous quelques exemples qui semblent bien avoir jeté un jour totalement neuf quant aux relations entre les cultures du Nord et celles du Sud ! Les chercheurs pensaient jusque-là qu'elles furent quasiment exclusives l’une de l’autre. 

 

Ainsi…

Etudier des secteurs domestiques, des espaces funéraires,…, cela pouvaient certainement permettre de mieux comprendre le fonctionnement d'une communauté villageoise rentrant dans le cadre plus général de la mise en place d'une société hiérarchisée ainsi que l'émergence d'un État et ce dans la vallée du Nil.

 

→ Souvenez-vous des années 1990… 

Et de cette communauté agricole d’Adaïma, en Haute-Égypte ! Des fouilles d’une zone d’habitat et de deux grandes nécropoles prédynastiques d’époque nagadienne furent réalisées en collaboration avec Nathalie Buchez (Inrap) et d’Éric Crubézy (Université Paul Sabatier, Toulouse).

Nous sommes alors bien à huit kilomètres au sud d'Esna…

 

Adaïma semble s'être développée durant la seconde moitié du 4e millénaire, entre les phases Nagada I et le début de la 3e dynastie.

 

Repérée par H. de Morgan au début du 20e siècle…

Redécouverte ensuite en 1973 par F. Debono… Elle fut ensuite intensivement fouillée de 1989 à 2005 et ce par la mission interdisciplinaire dirigée par B. Midant-Reynes.

 

Voici la dernière demeure d’un enfant !

 Nagada IIA/B.

Source / Midant-Reynes

 

→ Plus récemment, avec Béatrix Midant-Reynes, entre 2002 et 2005, souvenons-nous du site de Kôm el-Khilgan.

Nous sommes maintenant situés dans une zone très agricole du delta, et plus précisément à quarante kilomètres à l'est de Mansoura et ce dans la province de Daqaliah.

 

D’ailleurs, la phase d'occupation la plus ancienne semble être représentée par une nécropole prédynastique du milieu du 4e millénaire…

Quant à celle probablement la plus récente, elle correspond à un habitat ainsi qu’à une nécropole d'époque Hyksôs, c’est-à-dire au milieu du 2e millénaire.

 

Nous sommes bien au sein d’une double composante culturelle, intrinsèque à cette nécropole prédynastique :

- Des sépultures appartenant aux cultures de Basse-Égypte,

- Et des dernières demeures de tradition Nagadienne,

- …

 

Tout cela aurait ainsi permis d'appréhender les processus :

- D'acculturation qui ont marqué la phase Nagada III,

- D’assimilation au cours de la seconde moitié du 4e millénaire,

- De la constitution d’un État unifié au début du 3e millénaire.

 

Vue de la fouille du tell de Kôm el-Khilgan

Source / B. Midant-Reynes

 

Source

 

→ …

 

"L’Égypte d’avant le désert "… 

 

Ainsi peut-on rajouter à cette civilisation, comme nous l’avons déjà entrevu, presque 2000 ans d’existence, et ce si nous comptons l’ère correspondant aux zones sahéliennes, avant leur désertification…

 

Souvenez-vous à cet effet de :

 

-  J. Leclant, il démontra bien l’importance de cette ère, celle correspondante aux cultures sahariennes, parlant par la même du socle Africain.

 

- Référons-nous par exemple à M. Le Quellec et ce notamment dans "Peintures et gravures d'avant les pharaons : du Sahara au Nil".

Il semble alors parler de lien particulièrement fort entre un groupe Africain des "art premiers" et la civilisation des rives du Nil !

 

Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…

 

Le climat…

Nous y avons connus certaines ruptures et celles-ci pourraient bien nous permettre de mettre en évidence un point commun, une sorte de berceau identique à toutes les civilisations qui se seraient éventuellement érigées tout au long des fleuves voisins.

Les rives seraient alors devenues bien plus accueillantes…

Ce fut probablement ainsi que nos ancêtres auraient abandonné et ce en toute évidence les territoires qu’ils occupaient précédemment, atteignant une aridité croissante.

 

Souvenez-vous par exemple de cette culture, celle des Bozo sur les rives du Bani mais également du Niger. Nous sommes alors en ce temps que je qualifierais de néolithisation, au niveau des rives de l’Itéru.

 

Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !

 

Soliloque…

Le monde moderne pourrait probablement bénéficier de cette expérience antique s’il n’avait pas une mémoire à très court terme !

 

Ne serait-ce point l’aboutissement de la mixité de cette culture ?

 

Un point essentiel…

Kemet se situe à un pivot entre l’Afrique et l’Asie ! Et cette position géographique, autant d’ailleurs que la présence de son légendaire fleuve comme vous savez, ne furent-ils pas des paramètres fondamentaux quant à son originalité ?

 

Ainsi, cette localisation…

Ne serait-elle pas un des éléments qui fonda la stabilité du pays ? Car finalement ne fut-ce point une contrée (Analogie à un trou noir !) qui syncrétisait tout ce qui pouvait provenir de l’extérieur en l’assimilant au sein de ses propres paradigmes ? Nous parlons bien ici d’ "égyptianisation", car progressivement les caractéristiques exogènes de/des éléments assimilé(s) diminuèrent jusqu’au point finalement de disparaître, finissant tout naturellement dans la cosmologie.

 

Une façon finalement de s’enrichir :

- Culturellement,  

- Economiquement,

- Théologiquement aussi en cette assimilation de divinités levantines par exemple,

- N’oublions pas cette émigration d’hommes, de femmes. Il nous faut nous souvenir éventuellement des Hyksôs,

- Techniquement également et ce à travers certain art dit métallique que visiblement nos anciens ne possédaient pas tant que cela, à l’origine,

- …

 

A cet effet, rappelez-vous…

 

Nous sommes au cours du deuxième millénaire avant l’ère du Christianisme. Et vous aurez bien remarqué qu’il existe peu de sanctuaire consacré au panthéon égyptien au sein du Levant alors que paradoxalement nos anciens égyptiens semblèrent dominer cette contrée !

 

Comment pouvons-nous véritablement expliquer cela ?

 

Cela ne serait-ce point lié à cette acculturation ? Nos anciens égyptiens devaient-ils alors véritablement adulés les divinités locales majeures ? En tout cas, ils ne semblaient pas revêtir l’apparence de leurs cultes et du reste ne changeaient pas non plus leurs propres rites...

 

Ne devons-nous pas prendre aussi en compte le fait qu’ils se retrouvaient très éloignés de l’Iteru si salvateur ? Et d’autant plus d’ailleurs de leur famille alors que paradoxalement elle représentait une sorte de clé de voûte de leur société.

 

Djehoutyhetep et sa famille !
Nouvel Empire, 18e Dynastie.

Source / Louvre.edu / Erich Lessing


Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?

 

Souvenez-vous de :

- Chypre…

- La Phénicie…

- De l’Ougarit…

- Des principautés Syro-Palestiniennes…

- Et de celles de la côte Levantine…

 

Visiblement leur posture sembla bien différente ! Nous ne sommes plus véritablement dans un processus d’assimilation, d’acculturation.

Et dans certains cas nous serions mêmes plutôt dans la conservation de certaines apparences relatives au pouvoir. Peut-être à la manière d’une sorte d’indicateur social ?

 

Ainsi...

Quant à leur tour ils assimilaient, certains caractères égyptiens, et bien cette fois-ci cela se voyaient !

Moins stables certainement…

Plus changeant probablement…

Les Levantins furent visiblement d’une bien plus grande versatilité !

 

A cet effet rappelez-vous :

- Du fameux temple "aux obélisques" de Byblos,

- Et bien sûr des représentations quant aux divinités qui y furent découvertes. Leur apparence d’origine fut parfaitement conservée !

- Et que dire alors de ces princes de Sidon qui furent inhumés au sein de sarcophages véritablement égyptiens ? Ces derniers correspondaient en vérité à une réutilisation puisque les chercheurs y auraient observé que les Levantins auraient rajouté, dans leur langue d’origine, leur propre identification ! D'ailleurs, ils conservèrent aussi les titres, ceux correspondants au premier propriétaire !

 

N’oublions pas la Nubie !


Peut-on véritablement la comparer au Levant en ce qui concerne en tout cas les interactions avec Kemet ?

Bien évidemment, nous ne le pouvons pas ! Car en ce qui concerne cette contrée il y aurait bien eu une parenté culturelle.

Dominant…

Dominé… Et parfois d’ailleurs, les rôles s’inversèrent véritablement !

 

Souvenez-vous d’un certain Charles Bonnet à Kerma lorsqu’il mit en évidence une sorte de coexistence et ce sous une domination égyptienne évidente !

Furent-ils à pieds d’égalité ?

Une culture indigène ?

Y avait-il un rapport inversé ?

Il fut même un temps où d’aucuns supputaient qu’il était question d’un "élève imitant son maître" ! (?)

 

Il fut donc un temps ou les princes Kouchites étaient les maîtres de Kemet, leur empruntant même leur signe quant au pouvoir ! En reprenant cette théocratie égyptienne, voulaient-ils peut-être conquérir une certaine légitimité vis-à-vis de Kemet ?

En tout cas...

Cela ne les empêcha pas de conserver et sous cette apparence égyptienne, leur propre culture !

Alors, souvenez-vous de la brillante Méroé ainsi que du grand Empire Romain…

 

Alors à suivre prochainement...    

 

"Quand on étudie le passé,
il est impossible de ne pas jeter

un regard sur l’avenir’"
Arnold Toynbee

 

Clé de VIE

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet...  

-  ...

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

       • Sources...

 

Midant-Reynes, B., La nécropole prédynastique de Kôm el-Khilgan (Delta oriental du Nil)

 

 Midant-Reynes, Tristant, Rowland, Hendrickx, L’Égypte pré- et protodynastique. Les origines de l’état. Predynastic and Early Dynastic Egypt. Origin of the State. Toulouse (France). 5-8 sept. 2005.

 

Jean-Loïc Le Quellec, Pauline de Flers et Philippe de Flers : "Peintures et gravures d'avant les pharaons : du Sahara au Nil" Paris, Fayard, 2005, ISBN 2-2136-2488-7.

 

      Sitographie...

 

Wikipedia   

 

http://www.archeonil.fr/index.html

 

http://rupestre.on-rev.com/page2/page2.html

 

      •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique...

 

Clé de VIE

Aphorismes...   

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...    

 

"Ce n’est pas parce que les choses nous semblent inaccessibles que nous n’osons pas ;


c’est parce que nous n’osons pas
qu’elles nous semblent inaccessibles"

Sénèque 

 

"L'éducation

est l'arme la plus puissante

pour changer le monde".

Nelson Mandela

 

 

aimé

 

Vie, santé, force (v.s.f.).

                                                                            

 Vie, force et santé.

 

« Ce que nous faisons dans la vie, résonne dans l'Eternité »

 

"Ce que nous faisons dans la vie,

 

résonne dans l'Éternité" 

 "J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qui reste à découvrir."Georges Moustaki était d'origine grecque, né à Alexandrie, et aimait particulièrement la France...
 "J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qui reste à découvrir."Georges Moustaki était d'origine grecque, né à Alexandrie, et aimait particulièrement la France...
 "J'ai appris que ce qu'on croit avoir acquis n'est qu'une partie infime de ce qui reste à découvrir."Georges Moustaki était d'origine grecque, né à Alexandrie, et aimait particulièrement la France...
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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Paradigme Égypte Antique
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:50
ânkh et sa newsletter consacrée à l'activité du mois de mai 2015...

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Bonjour,    

 

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du site d'Aimé j-c...

 

 

"Quelque précautions que nous prenions

en effet

pour éviter tout anachronisme,

 

nous interogeons nécessairement le passé

 

en fonction du regard

et

des questions

que nous portons sur notre temps"

Michel De Jaeghere...

Journaliste...

Historien...

 

Dans la zone du temple,
les archéologues auraient donc découverts des perles de la 18e dynastie.
 Source / Gebel el Silsila Survey Project

 

Nous sommes bien en mai 2015...

Parlons de M. Mamdouh Eldamaty.

Ainsi selon le ministre des antiquités, certains chercheurs dont le Dr Maria Nillson et le Dr John Ward Eldamaty de l'Université de Lund auraient trouvé les bases d'un temple et ce au sein des fameuses carrières du Gebel el-Silsile. D'ailleurs elles ont été particulièrement utilisées puisqu'une grande quantité de grès semble être issue de cet endroit, pour la construction de temples.

Au nord d'Assouan...

C'est une gorge rocheuse entre les villages de Kom Ombo et d'Efou où le Nil se rétrécit avec de hautes falaises en grès...

 

"La plus ancienne phase de construction du temple a été faite en calcaire,

ce qui est unique dans une carrière de grès,

et

pourrait signifier un changement officiel

de la construction en calcaire

vers

une construction en grès."

Nilsson.

 

Kheni...

Khenou...

Nous serions au cours du Nouvel Empire, sur la rive orientale du Nil avec cette "bâtisse" mesurant aux alentours de 35,2 m sur 18,2.

 

Ainsi…

Entre 1906 et 1925, ce temple malheureusement fut trouvé particulièrement détruit (Etat de conservation faible !) et aurait été attribué à l’époque Ramesside ! Souvenons-nous à cet effet du légendaire Ludwig Borchardt et ce en 1934.

 

Ce temple sera par la suite complètement délaissé, oublié à nouveau !
Ce fut alors Nilsson et John Ward qui le découvrirent après me semble-t-il, avoir étudié un plan, non publié du reste, de l’égyptologue Peter Lacovara !

Deux fragments de blocs de grès peints semblent y avoir été découverts démontrant ainsi qu’il est fort probable que le plafond du temple fut de nature étoilée !

 

Ce qui est intéressant quant à cette découverte, c'est que cela démontre l'importance du site et ce sous un autre angle que celui des carrières de grès ! 

 

Un lieu de vie finalement et, de toute évidence, sacré...

Fut-ce relatif à la pratique des cultes effectués par les travailleurs ?

Les activités furent-elles liées au Nil ainsi qu’aux légendaires inondations ?

Ne serait-il pas question aussi du netjer Sobek ?

 

"Pour le moment,

nous ne savons pas à qui le temple était dédié."

 

 

"Nous pensons qu'il marquait

le commencement des carrières de la rive est. 

 

Nous espérons que davantage de fouilles archéologiques

 et

de recherches

nous permettrons d'en savoir plus"

Dr Maria Nillson.  

 

Visiblement, il y aurait au moins quatre ères successives représentées par 1500 années, à savoir celles de :

Thoutmôsis / Hatchepsout (cf. quelques fragments de calcaire décorés avec une iconographie caractéristique de cette période).

Amenhotep III (cf. cartouche...),

Ramsès II (cf. cartouche...),

- Et pour finir finalement par celle dite Ptolémaïque tardive et Romaine ancienne.

 

Clé de VIE

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

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Effigie de la reine Mouttouya…

Vase canope découvert dans son hypogée.

Source / Lien

 

Il est particulièrement difficile de déterminer la date du début de cette 19e dynastie que fonda comme vous savez Ramsès I. Puisque nous ne connaissons pas avec suffisamment d'exactitude la durée du propre règne d'Horemheb, le dernier souverain de la 18e dynastie comme vous savez.

 

Ainsi...

Trois dates sont bien couramment avancées pour l'avènement de Ramsès II, le fils de Séti I.

1304...

1290...

Et 1279 avant l'ère du Christianisme, soit finalement un battement de vingt-cinq années !

 

Quant au règne de Séti I, le sujet de notre thématique, après lui avoir longtemps prêté une durée de quinze voir seize ans, les chercheurs subodorent aujourd'hui qu'il n'a pas duré plus de dix ou onze ans ! Cela ferait donc remonter son avènement aux alentours de 1294, 1280 ou 1269...

 

Nous venons de l'entrevoir, le consensus n'est pas encore véritablement atteint ! Il en va de même d’ailleurs quant aux guerres de Séti I.

Ainsi...

Il nous faut signaler que tout le monde n'est pas d'accord non plus aujourd'hui avec la réalité de sa campagne Libyenne. Certains égyptologues faisant remarquer que le problème Libyens n'avait pas pu apparaître dans l'histoire de Kemet avant le règne de Méremptah, le successeur comme vous savez de Ramsès II.

Il est vrai que sous le terme de "Libyen" devait se cacher une multitude de peuples. Ce mot même semble être apparu sous l'ère hellénique. Notons d'ailleurs qu'aujourd'hui encore et ce au sein de l'oasis de Siwa certains d'auteurs mentionnent toujours le terme de berbère (Imazighen) : une dénomination très ancienne puisque nous pouvons remonter, grâce à une certaine palette libyenne, jusqu'à l'ère prédynastique !

 

Souvenez-vous, leurs dénominations évoluèrent au cours de l'histoire :

 

- Les peuples de la mer,

 

- Libou : à la peau blanche, blond, les yeux bleus (Si nous nous référons par exemple à Jean Servier, Oric Bates,...)...

Libpu fut d'ailleurs la désignation des grecs vis-à-vis de tous les Berbères.

 

- Tjehenu, si nous pensons à la palette de Narmer,

 

- Tjemehu,

 

- ...

 

Des incertitudes...

Il en demeure également quant à ce personnage quelque peu énigmatique, celui qui aurait pu être un héritier potentiel en la personne de Méhy...

 

Voici un libyen qui aurait été visiblement prisonnier.

Il est en bronze incrusté d'or et d'argent.

Nous sommes au sein du règne de Ramsès II.

 Musée du Louvre

Source / Guillaume Blanchard / Lien

 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------

 

A group of Asiatic peoples...

Perhaps the future Hyksos ?

1900 BC from the tomb of a 12th Dynasty.

 Khnumhotep II under pharaoh Senusret II at Beni Hasan. 

Source / Lien

 

Souvenez-vous de la fameuse "Table de Karnak". Elle se trouve exposée au musée du Louvre sous cette dénomination de "Chambre des ancêtres". Elle reprend visiblement la liste de ce qui pourrait bien être celle de tous les pharaons depuis l’origine jusqu’à la fin de la 17e dynastie !

Son principal intérêt pour nous aujourd’hui résiderait dans le fait qu’il y figurerait les souverains de la Deuxième Période Intermédiaire.

 

Ainsi...

Le fondateur même de la 12e dynastie, Amenemhat I, devait certainement essayer de protéger les frontières orientales d’autant plus qu’il semblerait bien qu’elles ne furent pas très sûres !

 

Est-il alors possible d’envisager qu’à cette époque l’état manquait de bras ?

 

Et ce pour :

- Ses grands travaux…

- L’exploitation même des carrières…

- Mais également pour les mines…

- La noblesse quant à elle semblait également recherchée de la main d’œuvre, comme par exemple des domestiques.

- Y avait-il suffisamment de marins pour les ports du delta ?

- Ce dernier lieu devait du reste nécessité maints commerçants, y en avaient-ils assez ?

 

Est-il véritablement possible, d’être arrivé à un point tel de mauvaise gestion, que cela provoqua un manque évident de main d’œuvre ?

 

Ceci pourrait bien expliquer, que peu à peu, insidieusement peut-être d’ailleurs, une communauté importante quant à leur nombre, s’installèrent au sein même du delta !

"Les faux amis"…

Les Hyksôs…

Heqa Khasout…

Que d’aucuns d’ailleurs dénommèrent "les princes" pasteurs ! ( ?)

 

D’origines sémitiques bien probablement…

Hourrite également…

Les Hyksôs furent visiblement un "mélange" de peuplades, qui certainement déjà devaient être bien nombreux au sein du delta, au cours de la 13e dynastie.

 

Ainsi…

Un certain chef Hyksôs, Salitis, sembla s’appuyer sur ses compatriotes déjà bien installés afin de prendre le contrôle du delta au détriment du pharaon Néhésy. Il occupa alors Memphis et se fit même couronner pharaon au sein de la cité d'Avaris près de Tanis !

D’ailleurs le récit de Manéthon, rapporté par un certain Flavius Josèphe dans son Contre Apion, sembla bien rapporter ce conflit ! Ce récit ne fut-il pas du reste quelque peu exagéré ? Le coup d'Etat "légal" fut rendu certainement possible du fait du délitement de l'autorité royale égyptienne.

 

Alors Salitis pilla visiblement Memphis sans pour autant la détruire ! (?) Et ils ravagèrent tout spécialement les nécropoles royales ! (?)

 

De plus...

Les Hyksôs passèrent des accords avec les cité-Etats de l'ouest du delta tout en s'efforçant de diriger le reste de la Basse-Egypte par l'intermédiaire des communautés asiatiques, déjà bien implantées.

La Moyenne-Egypte grâce à la collaboration finalement de certains Egyptiens…

Et la Haute-Egypte des Thébains par des traités prévoyant le paiement d'un tribut mais également la mise en place de garnisons (Comme celle de Gebelein par exemple).

 

Les pharaons Hyksôs ajoutèrent alors une partie de la Palestine à l'Egypte pour former un important royaume !

 

Les princes Thébains finir par reprendre le dessus, ce que nous allons entrevoir au sein de cet article…

 

Statuette Hyksôs.

Source

 

Clé de VIE

 

fleche_detouree.jpg   Lire l'article en ligne…

---------------------------------------------------------------------------------------------------

 

"L’héritage ne se transmet pas,

 

il se conquiert"

 André Malraux (1935)

 



201141221757_chapeau_felicitation_ssc-copie-2.gif

 "On ne doit jamais écrire que de ce qu’on aime.

 

L’oubli

et

le silence sont la punition

qu’on inflige à ce qu’on a trouvé laid ou commun,

dans la promenade à travers la vie"
Ernest Renan

  lhp3.jpg

 

 

  aimé

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible,

 

 

alors ils l'ont fait"

 

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Diverses
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 21:30

 ankh hiero 

 

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Dalle calcaire...

Relief sculpté et peint...

On y voit bien pharaon accomplissement un rite pour le netjer...

 Temple d'Ahmôsis I.

Abydos.

Musée de Manchester

Source / Lien

 

Nous sommes bien en cette fin de la Deuxième Période Intermédiaire, et plus précisément au sein du retour des princes thébains.

Fort de leur domination au Moyen Empire, ils ne furent pas demeurés inactifs.

Ainsi...

La 17e dynastie qui régna à Thèbes dès la disparition de la 13e (Celle-ci compta pas moins de 453 ans!), prépara en quelque sorte sa revanche tout en payant son tribut aux Hyksôs et en acceptant probablement des garnisons ennemies sur son territoire.

 

Ainsi après les règnes :

- D'Antef V,

- De Réhotep,

- Des Sébekemsaf I et II,

- De Djehouty,

- De Saoudjen,

- Des Nebiryeraou I et II,

- Des Antefs VI et VII,

- De Senakhenrê,

- De Séqenenrê Taâ II,

- Et enfin de Kamôsis... Ainsi, dans leurs sépultures implantées à Dra Abou el-Naga, les pharaons furent ensevelis en de vastes cerceuils appelés richis ("Plumes") creusés à même le roc et surmontés parfois de petites pyramides en brique.

 

 

Voici une vue de cette nécropole de Dra Abou el-Naga !

Située au Nord-Ouest du temple de Séthi I.

Source / Lien

 

La situation à Thèbes fut devenue certainement très fragile : depuis l'occupation Hyksôs, elle ne pouvait plus commercer ni avec la Phénicie, ni d'ailleurs avec la Syrie-Palestine.

Elle était également coupée des ressources aurifères nubiennes par les princes de Kerma qui furent remontés jusqu'à la première cataracte.

 

Ainsi :

- Au sud...

La frontière se situait à Eléphantine, à Assouan.

- Et au nord...

A Cusae, juste au sud de la future Tell el-Armana / Akhet-Aton.

 

Les thébains s'efforceront cependant de redresser la situation au sud. Ils recruteront même des mercenaires nubiens, redoutables guerriers comme vous savez, puis mobilisèrent les gouverneurs autonomes égyptiens et ce entre Thèbes et Assouan ! Ceux d'el-Kab...

D'Hiérakonpolis...

Et même d'Edfou. Ils commencèrent certainement à tester la résistance des garnisons Hyksôs en terre Thébaine comme à Gebelein et puis plus au nord.

 

Préambule... 

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !

 

Pour en savoir davantage sur Ahmôsis I, le libérateur, je vous convie donc à suivre les liens : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment !  

 

Qu'avons-nous donc découvert, sur ce sujet, dans les précédents articles ? 

 

Tout un programme... !

Que nous venons simplement d'effleurer ici... 

 

→ Article n°1 : Ahmôsis et les cheikhs du désert oriental !


→ Article n°2 : quand les Hyksôs occupaient le delta !

 

→ Article n°3 : Ahmôsis, quand la reconquête militaire fut décidée...

 

Voici quelques éléments constitutifs d'un bracelet en or

au nom d'Ahmôsis !

Il fu découvert sur la momie du pharaon Kamosé, son frère.

Antiquité égyptienne, au Louvre, niveau pavillon sully...

Source / Greudin

 

Plan de l'article...

 

Ahmôsis I...

 

→ Rappelons-nous, les fameux Hyksôs...

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile !

 

La grande victoire d'Ahmôsis...

 

Kemet fut alors réunifiée !

 

Dague portant le nom Ahmôsis...

Elle est exposée au Royal Ontario Museum de Toronto !
Source / Lien

 

Ahmôsis I...

 

Ouadjkhépérou

"Aux devenirs grandioses"

ˁȝ ḫpr w

Nom d'Horus.

 

Tetmestou

"Celui aux belles naissances"
 twt ms w t

Nom de Nebty.

 

Tjestaouy

"Qui lie le Double Pays"

ṯs tȝ.wy

Nom d'Horus d'Or.


Nebpehtyrê

" Râ est le Seigneur de la  Force"

nb pḥty rˁ

Nom de couronnement.


Iahmès, Ahmose

"La Lune l'a mis au monde ou la Lune est née"

ỉˁḥ ms

Nom de fils de Râ.

 

"Né de Iâh" comme vous savez, il participa ainsi à la fondation même de la légendaire 18e dynastie : savez-vous qu'elle dura pas moins de 263 années !

 

D'ailleurs...

La 17e (151 années d'existence !) comme la 18e dynastie semblaient bien avoir été dirigées par la même lignée royale, c'est-à-dire celle des princes Thébains.

 

Quant à cette différence de dynastie, ne serait-ce point due à une certaine rupture ? Celle qui engendra finalement la reconquête du nord de Kemet.

 

Et cela se fit bien certainement sous une dure sujétion, contrainte, et ce tant à la fois matérielle que morale,..., provenant des fameux "faux amis" que furent les Hyksôs !  C'est bien ainsi que leur occupation a été maintes fois décrite, comme un événement extrêmement traumatisant pour le peuple égyptien. Cependant, il me semble que cela n'est pas toujours très clair, c'est-à-dire quant au point de vue des Égyptiens contemporains, ceux qui vivaient sous leur contrôle...

 

Rappelons-nous, les fameux Hyksôs...

 

Ils furent bien ce peuple d’envahisseurs venant comme vous savez de Canaan et ce durant la Deuxième Période Intermédiaire (vers 1 650 à 1 550 avant notre ère).

Visiblement il semblerait qu'ils furent des sémites poussés par des Indo-Européens…

 

Des "faux amis" en quelque sorte...

Ils envahirent le nord de Kemet ! Un terme qui proviendrait probablement d'un hasard phonétique ! Apophis est traduit du grecque : les Hyksôs, de véritable Apophis Humains !

 

Ils établirent ainsi une capitale dénommée Avaris, dans le delta du Nil devenue par la suite Pi-Ramsès sous le grand Ramsès II. Elle sera alors abandonnée par la suite et plus précisément vers 1080 avant notre ère, au profit de Tanis, qui fut du reste véritablement toute proche : quelques mètres !
Elle serait devenue aujourd'hui Tell el-Daba...

Heqa khâseoue domina donc pendant deux dynasties en régnant ainsi pas moins de 108 ans sur le royaume d'Égypte.

 

char-hittite

 

Char Hittite.

 Source 

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile !

 

Le souverain Hyksôs devait certainement connaître l'habileté de Kamôsis. Tout comme d'ailleurs ceux de ses propres soldats, galvanisés qu'ils furent certainement par leur succès vis-à-vis des Nubiens !

Par la même occasion, il devait probablement imaginer leur nouvel enthousiasme. Celle du genre "Qu'il ne savait pas que s'était impossible, alors ils l'ont fait"...

 

Deuxième Période Intermédiaire.

Les zones vertes (clair et foncé) forment approximativement le domaine de Kamosé à son avènement !

Source / Joël Guilleux /Antikforever.com

 

Ne devait-il pas alors craindre le fait que nos anciens puissent avoir retrouvés une certaine valeur combative ?

Fut-ce pour ce genre de raison que les fameux Hyksôs semblèrent éviter le combat en rase campagne ?

Ne se réfugièrent-ils pas alors au sein de leur cité fortifiée, leur capitale, Avaris ?

 

Les arrières gardes Hyksôs furent en tout cas balayées par les troupes de Kamôsis qui atteignirent Avaris, en y réalisant un siège.

Nonobstant...

L'armée égyptienne sembla bien démunie paradoxalement au fait qu'elle refoula l'ennemi loin vers le nord puisqu'elle n'arriva pas à prendre la cité : le symbole même de cette occupation étrangère. Un très long siège débuta dès lors !

 

On imagine la fin particulièrement violente de Kamosé !

A droite, son frère Amhôsis...

Source / Lien

 

A son tour, Kamôsis trouva la mort au combat !

 

Il fut alors remplacé à la tête de l'armée par son propre frère, Ahmôsis comme vous savez. Ce dernier, dont la nomenclature signifiait "La lune est née", devait être un bien jeune prince : certainement peut-on même l'imaginer de fait énergique, brave et ce à l'image de son aîné...

 

Cependant il devait avoir au moins les qualités qui convenaient pour entreprendre une guerre de siège : ne devait-il pas être patient et méthodique ?

Ahmôsis avait également la chance d'avoir à ses côtés un homme de guerre confirmé en la personne d'Ahmès. Un général, qui avait derrière lui une longue carrière, alliant je le suppute intelligence, expérience et bravoure. Ce fut donc sous sa direction que commença le siège d'Avaris !

 

La grande victoire d'Ahmosis...

 

Bien peu de détails semblent nous être cependant parvenus jusqu'à nous au sujet de cette campagne. Nous savons qu'elle fut longue et bien difficile et qu'elle sera couronnée de succès, du côté de nos anciens bien évidemment.

Après des mois...

Peut-être même faisant suite à plus d'un an de siège, Avaris finira par tomber. Cela devait représenter une très grande victoire, remportée par Ahmôsis, ses prédécesseurs bien sûr et ses soldats.

 

Le jeune général, qui voulait certainement balayer à jamais toute trace de cette présence étrangère sur le sol égyptien, ne se contenta pas visiblement de prendre cette capitale ennemie.

Il fit un nouveau siège et cette fois-ci devant une seconde place forte des Hyksôs à savoir Sharouken ; nous sommes alors dans le sud-ouest de la Palestine. La ville résista visiblement trois ans avant la capitulation, mais cette fois-ci, le danger d'invasion était totalement conjuré !

 

Dans le même temps...

Ahmôsis fit entreprendre une véritable épuration à travers le territoire récemment libérés afin de châtier nos anciens Égyptiens qui auraient pu collaborer avec les Hyksôs.

Parallèlement...

Il organisa une expédition punitive en Nubie dans le but d'anéantir toute velléité future, comme une alliance avec un éventuel ennemi de l'Empire Égyptien.

 

Amhôsis rentra de fait à Thèbes, cette ville aux cent portes, sa cité, auréolé de la gloire du libérateur.

Il fut alors couronné pharaon.

 

C'est probablement lors de cet avènement qu'une nouvelle dynastie, la 18e, fut proclamée... Ce fut en tout cas une autre ère qui commença alors, le début du Nouvel Empire qui allait s'épanouir dans la paix.

 

Kemet fut alors réunifiée !

 

Ainsi...

Nous rentrons en quelque sorte en cette ère de la réunification des Deux-Terres ! Ce qui signa visiblement la fin de cette époque dite de la Deuxième Période Intermédiaire ! L'effondrement d'une ère représente le prélude à bien d'autres évènements, et là en l'occurrence, au Nouvel Empire.

Notons cependant...

Le pharaon Ahmôsis arriva à chasser les Hyksôs que bien tard au cours de son règne : il devait être aux alentours de l'an 18 ! Les alliés des fameux Hyksôs, ceux du sud, s'affaiblirent aussi considérablement, à tel point qu'une partie du pays de Kouch redevint une "colonie" égyptienne !

 

Souvenez-vous...

De cet hypogée, celui d'un autre Ahmosé, un soldat d’el-Kab, une petite cité de la Haute-Égypte, et qui visiblement avait son père au service de Séqénenrê Taâ II : il provenait d'une noble famille.

 

Aussi, ce soldat Ahmès, fils d'Abana, nous aurait laissé des inscriptions sur les murs de son hypogée au sein même d'el-Kab, Urk. IV 3,2-5,2, publié par Lepsius (Denkmäller III, 12)...

 

→ C'est un des seuls documents relatant l’expulsion de Hyksôs d’Égypte ainsi que les campagnes militaires des premiers souverains de la 18e dynastie.
 

→ Au sujet par exemple de la cité d'Avaris, la capitale Hyksôs, qui fut en fait assiégée par les troupes Thébaines. Les attaques semblèrent provenir visiblement à la fois de la terre comme du fleuve...

La cité finit par être prise par le pharaon Ahmôsis I, comme nous venons de le voir, fondant par la même occasion la légendaire 18e dynastie !

 

→ ...
 

→ Il mentionna également Sharuhen, située comme vous savez en Palestine. Nous sommes alors en plein désert du Negev, entre Rafa et Gaza.  Elle fut véritablement le dernier bastion ennemi : elle sembla du reste ne céder qu'après trois années de siège !

Il semblerait du reste, que cette peuplade, les Hyksôs, aient totalement disparu de la documentation après la prise de Sharuhen (?)

 

Ainsi...

Kemet n'avait-elle point récupérée les frontières équivalentes au Moyen Empire ?

 

Dixit Ahmès fils d'Abana :

(Notons au passage que l'hypogée N°5 d’el-Kab a été réalisée par le nomarque Paheri pour son grand père, Ahmès-fils-d’Abana)
 

"Quand sa Majesté s'en retourna vers l'aval,

son cœur était en joie :

par ses mérites et sa force,

elle avait conquis les pays du sud et du nord"

 

Quelques tranches de vie intéressantes...

Le soldat Ahmosé précisa qu’il suivait à pied le char du souverain Ahmôsé. Ce fut certainement la première fois qu’il est fait mention de chevaux et de chars par nos anciens Égyptiens.

Ce fut ainsi qu'il sembla combattre près d'Avaris et fit même visiblement des prisonniers ! Croyez-le, il coupa même des mains ! Cela lui permit d'être récompensé en recevant l’Or des Braves...

Alors, à suivre...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

img1.jpg

Ihamès = Ahmose...

Ici nous sommes en présence d’Iahmès Sapaïr...

Fils de Sequenenrê-Taâ...

Et de la reine Âhhotep I...

Frère d'Ahmôsis I...

Ce dernier étant le fondateur de la 18e dynastie....

Source / lien 

 

Sapair2.jpg

Détail du pagne, Ỉˁḥms Sȝpȝỉr...

    Statue d'Iahmès Sapaïr...

Le prince Iâhmès.
Vers 1550 avant notre ère, fin 17e dynastie...
Calcaire autrefois peint, incrusté, et doré !
Il s'agit peut-être du futur pharaon Ahmosis ?

© Musée du Louvre / C. Décamps / Louvre E15682.

Source / Lien

 

  http://antikforever.com/Egypte/Dyn/Images/Dynastie%2011-17/hyksos04.jpg

  Char royal Hyksôs.

Musée du Caire.

Source

 

http://ferrelljenkins.files.wordpress.com/2009/06/horse_skeleton_tel-daba-t.jpg?w=500&h=345 

Squelette de cheval Hyksôs découvert à Tell el-Daba !
Les chevaux ont été introduits en Égypte par les Hyksos.

L'emplacement de la sépulture près du palais du roi Hyksos Khayan suggère que cette jument était un animal de compagnie du roi.

Photos © : Archäologisches Österreichisches Institut (OAI) Kairo...

Source

 

http://www.imageshotel.org/images/dwfineart2009/archeo3dd.jpg
 Statuette pouvant être un cheval Hyksôs !
Le style correspond à la Mésopotamie mais est aussi compatible avec l'Égypte...

© Sculpture en bronze.
Hauteur 50 mm - Longueur 65 mm
Épaisseur 20 mm - Poids 87 gr
  I ou II millénaire avant JC.

 

EGINT2SCUHYKSOS002

  Voici des amulettes Hyksôs en forme de scarabée !

Source

 

Les "guerriers Hyksos" …

Au retour d'une bataille victorieuse…

Se devaient de montrer les mains droites coupées à leur souverain afin de réclamer leur récompense...  

 

hands.jpg

 Source

 

http://resources3.news.com.au/images/2012/08/11/1226448/144311-hands.jpg

Several severed hands uncovered in a pit at Tell el-Daba !

© Axel Krause 

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Ahmôsis I, le libérateur...   

 

-  La grande victoire d'Ahmosis I,

- Voici deux Femmes particulièrement influentes.  

- Sous son règne, une tempête exceptionnelle

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

       • Sources...

 

Nicolas Grimal : Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.    

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dominique Valbelle, "L’Egypte ancienne, les secrets du Haut-Nil" 

 

Audran Labrousse et Jean Leclant :

- Les Reines Ânkhnespépy II et III (fin de l'Ancien Empire) : campagnes 1999 et 2000 de la MAFS, De Boccard, Paris, 2001.

 

Silke Roth :

- Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 2001.

 

Ipouser, Les Admonitions d’un Sage, cité par J. Pirenne dans Histoire de la civilisation de l’Egypte ancienne, tome I, Editions de la Baconnière, 1961.

 

Cheikh Anta Diop, Civilisation ou Barbarie, Editions Présence Africaine, 1981.


Claude Vandersleyen, Iâhmès Sapaïr, fils de Séqénenrê Djéhouty-âa (XVIIe dynastie) et la statue du Louvre E 15 682, Safran, 2005 (ISBN 2-87457-002-8)

 

      Sitographie...

 

Wikipedia   

 

      •Taggé avec :

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique...

 

Clé de VIE

Aphorisme...   

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...    

 

Voici quelques paroles du sage Ptah-Hotep... 

Les maximes de la parole accomplie de Ptah-Hotep sont philosophiquement représentatives des besoins, désirs et espoirs de la classe-Etat dominante ainsi que les probables plaintes de l’oasien, de ceux de la classe-peuple exploitée. 

 

Voici donc quelques phrases écrites il y a 4 500 ans, avec cette nécessité d'un caractère lucide, ferme et accompli...

 

 

"Connais ceux qui sont à tes côtés

et

tes biens dureront ;

 

ne sois pas faible de caractère envers tes amis ;

 

Ils sont une rive cultivable qui reçoit l’inondation,

elle est plus importante que ses richesses.

 

Car les biens de l’un peuvent échoir à l’autre.

 

La vertu du fils de l’homme lui sera utile ;

 

une nature accomplie sera un mémorial." 

 

aimé

 

Vie, santé, force (v.s.f.).

                                                                            

 Vie, force et santé.

Il fut ce rédempteur, ce sauveur, ce libérateur des Deux-Terres : Ahmôsis, un siège bien long et difficile... (4) En Égypte ancienne !

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 20:20

ankh hiero  

 

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Menmaâtrê "Que demeure la Vérité de Rê"

Nom de couronnement.

 

Sethy-Merenptah "Celui du dieu Seth, l'aimé de Ptah"
Nom de Fils de Râ.

 

Fut-il véritablement ce que d'aucuns suggèrent, à savoir, le redresseur de Kemet ?

 

Ainsi :

- L'Amourou avançait de façon bien inquiétante et ce jusqu'en Galilée...

- Le Hatti était au moins à Qadesh et de plus devait presque atteindre Damas.

- ...

 

Alors que le Mitanni semblait bien s'être effondré !

Ainsi...

Le fils de Ramsès I commença son règne par le fait de repousser les bédouins du désert Libyque, et ce à l'ouest bien évidemment.

Puis il sera contraint de pacifier en quelque sorte le Nord du Sinaï.

Et enfin, il remontera jusqu'à Megiddo, fonçant visiblement sur des adversaires levantins.

 

Et que dire de la grande épouse royale, Touy ? Elle le devint d'ailleurs bien avant que ce haut personnage puisse monter sur le trône d'Horus ; probablement lorsqu’il occupait le poste de vizir sous le règne de son père.

Mère comme vous savez de Ramsès II, elle sembla avoir tenu un rôle politique éminent auprès de son époux et probablement avec son fils également.

 

Très belle prise de vue !

Nous sommes au niveau du 3e pylône du temple d'Amon-Râ de Karnak.

Séthi I guerroyant.

SourceNeithsabes / Lien

 

Séti I fut pourtant infatué de sa grandeur, il multiplia visiblement les constructions monumentales :

- Le temple des millions d'années en l'honneur d'Osiris.

- Le cénotaphe.

- L'osireion à Abydos.

- Le temple funéraire de Gourna, le plus septentrional de la nécropole thébaine, et ce avec de splendides bas-reliefs du pharaon et de son fils Ramsès II.

- Le temple évidemment de Kanark (Au niveau de la grande salle hypostyle en remplaçant l'allée processionelle d'Horemheb, entre le deuxième et le troisième pylône, dotée de 134 colonnes et ce sur près de 6 000 mètres carrés.).

 

Vue aérienne de la grande salle hypostyle Karnak

et

l'Obélisque de Thoutmosis II.

Crédit : Werner Forman Archive / N. J Saunders

Source

 

- Le palais d'Avaris,

- Les obélisques d'Héliopolis,

- ...

 

Préambule...

Un petit rappel de ce que nous avons déjà traité sur ce sujet...

Si cela vous est nécessaire !  

 

Pour en savoir davantage sur ce pharaon Séti I, je vous convie donc à suivre les liens (en jaune) : ceux-ci correspondent à des articles édités précédemment ! 

 

Qu'avons-nous donc découvert, à ce sujet, dans les articles précédents ? 

 

→ Article n°1 : plaçons Séti I au sein de ses contemporains… 

 

→ Article n°2 : ses frontières de l'Est furent menacées...

 

→ Article n°3 : il mena une campagne éclaire...

 

→ Article n°4 : le temple dédié à sept divinités...

 

1907848 877311108975770 5069256252848471306 n

Séti I

faisant une offrande au netjer Amon-Râ !

Temple d'Abydos...

Voyez ce rouge (Desher) ce fut bien une couleur ambivalente tout au long de l'histoire égyptienne !

La couleur fut associée aux déserts...

Deshret aux "terres rouges"...

Source Lien

 

Plan de l'article...    

 

→ Séti I...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !)...

 

Alors souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine"…

 

Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance...

 

Méhy, cet énigmatique héritier...

 

Cependant...

 

Toutefois...

 

Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I...

 

 vallée des rois

La Vallée des Rois...

 

Séthi I...

 

Ne devait-il pas être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône d'Horus, celui laissé bien prématurément par son propre père, Ramsès I ?

Ce dernier fut d'ailleurs le fondateur de la 19e dynastie comme vous savez.

 

Le règne de Séthy I est particulièrement passionnant car il semble reposer sur trois bases d'importances :

- Celle bien sûr du Nouvel Empire et plus spécifiquement si nous nous rapportons à Thoutmosis III et Aménophis III,

- L'art amarnien en particulier resta toujours pérenne finalement et ce sous moult aspects,

- N'oublions pas l'élaboration de cette dynastie ramesside, qui à n'en pas douté, puisa ses propres racines sur la "refondation" d’Horemheb.

 

Visiblement...

Le pharaon, sujet de cette thématique, grandit au sein d'une tradition militaire !

Ne devait-il pas être alors fort vaillant ?

Brave... ?

"Conquérant", peut-être pas tant que cela d'ailleurs... ? Il sembla du reste débuter sa carrière sous le pharaon Horemheb qui bien certainement l'envoya vers les frontières de l'Est de Kemet ! N'oublions pas à cet effet, cette présence, celle d'un des ennemis pérenne vis-à-vis de l'empire, du moins à certaine époque, c'est-à-direr les Hittites ! Souvenons-nous...

Ils sembleraient même avoir été quelque peu oubliés, voir pratiquement négligés en tout cas, et ce, au cours d'une partie de la 18e dynastie !

 

Cela fut probablement un des paramètres qui conduisit à une sorte de révolte, celle des pays vassaux de l'Égypte !

D'ailleurs, ne fut-il pas logique finalement qu'ils puissent tenter de s'affranchir de la tutelle de pharaon ?

Pour cela, ne jouèrent-ils pas de cette carte maîtresse, celle du Hatti ? Nous sommes donc en cette ère de la 19e dynastie au sein de cette révolte et ce dans la vallée de Bet Shean !

Beït Shéan...

Beit-Chean...

Beit Chéan...

Bet She'an...

Beth Shean en Israël, fut bien l'une des villes les plus anciennes d'Orient ! Ainsi, nous sommes sur la rive sud-ouest du lac de Tibériade, à Beth-Shean, un lieu ou Seti I fit ériger une stèle en l'honneur de ses victoires avant de poursuivre visiblement sa marche vers le nord : à Quadesh, nous sommes sur l'Oronte, il se heurtera comme vous savez aux Hittites.

 

Visiblement...

Même si pharaon était de nature bien guerrière, Séthi I ne fut-il point contraint quand même à prendre les armes ?

A organiser une campagne militaire et ce jusqu'en Amourrou...

 

Ainsi...

Au cours de la première année du règne de Séthy I, autour de 1294 avant notre ère, pharaon se mit en conquête de cette région. Cela finit du côté de nos anciens par une victoire totale. Il établit "une sorte de domination égyptienne" en terre de Canaan ! Séthy I "semblait" alors posséder la région, celle qui correspond aujourd'hui à Israël comme vous savez.

Et propagande oblige, ces combats seront relatés sur le mur Nord de la salle hypostyle de Karnak, qu'il fit bâtir certainement à cet effet. Nous pouvons alors y admirer le siège de la citadelle de Dapour...

Nonobstant...

Pharaon fut-il à peine de retour en terre divine, celle de Kemet bien sûre, que le prince de Qadesh concocta une nouvelle alliance !

...

 

On peut "aisément imaginer" les objectifs qui traversèrent l'esprit de Séti I :

- Garantir les routes commerciales égyptiennes,

- Percevoir davantage encore de taxes pour l'état central,

- Il va même ré-ouvrir les puits du Sinaï comme ceux d'ailleurs de Nubie ce qui rendra les ressources économiques, celle que l'Egypte avait bien perdues et cela depuis longtemps !

- Maintenir bien évidemment la sécurité de la vallée du Nil,

- ...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !)...

 

Voici un sceau véritablement de facture égyptienne.

Il est du reste recouvert d'or !

Il semble avoir été fixé à un anneau et probablement d'ailleurs utilisé afin de sceller des documents... (?)

 

On y découvrit la nomenclature du pharaon Séthy I ! Le sceau comporte même l'Uraeus ailé...
 

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Bague en or...

Chevalière au nom du pharaon Séthy I.

© Clara Amit / Israel Antiquities Authority.

Source / Lien

 

"Le nom de Séti sur le sceau

symbolise la puissance

et

la protection,

ou

la force du dieu Râ, le dieu du Soleil,

une des divinités les plus importantes du panthéon égyptien"

Edwin van den Brink...

 

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Source / Lien

 

"L'Uraeus ailé [cobra],

protecteur

du nom du pharaon,

ou

du souverain lui-même,

est clairement visible sur le sceau."

Edwin van den Brink...

 

Des objets similaires auraient été d'ailleurs trouvés dans certaines dernières demeures exhumées à :

- Deir el-Balah,

- Bet Sh'an qui furent bien des centres administratifs égyptiens.

 

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© Autorité des Antiquités Israéliennes...

Source / Lien

 

De pharaon, souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine"…

 

Nous sommes bien au sein de la belle vallée des Rois au niveau de l’hypogée de Séti I !  Et ce autour de 1 305 à 1289 avant l’ère du Christianisme…

Ainsi...

En suivant l’exemple de ses prédécesseurs, le nouveau pharaon sembla avoir choisi l’emplacement de son hypogée ! Cela devait représenter probablement l’un des plus importants chantiers de son règne, mais évidemment pas le seul comme vous savez !

 

Prêtres…

Architectes…

Scribes…

Vizirs… Tous devaient bien certainement participer à situer l’emplacement idéal de cette dernière demeure !

Pharaon validait-il ensuite cet emplacement ?

Ou alors l’imposait-il… ? En tout cas, et ce avec certitude, le jeune souverain devait accomplir le rite des fondations !    

 

Etant donné la magnificence réalisée, ce souverain, comme bien d'autres certainement, devait désirer un somptueux hypogée !

Référons-nous à ses dimensions.

Sa qualité...

La richesse quant aux ornements picturaux,

...

 

Vous pourrez ainsi y découvrir notamment des litanies :

- De Râ,

- Du "Livre pour Sortir au Jour",

- Celui également du Livre des Portes,

- Du rituel de l'ouverture de la bouche,

- Du Livre de la Vache Merveilleuse,

- Ainsi que des scènes astronomiques et ce dans la chambre funéraire,

- Des représentations de Séthi I avec des déités,

- D'autres encore, avec le souverain seul,

Ainsi, quelle ne devait pas avoir été la surprise, l'admiration même en 1817 lorsque le légendaire Giovanni Bastita Belzoni découvrit cette magnificence, cette "Chapelle Sixtine de l’art égyptien"

 

Nonobstant…

Les pilleurs de tombes avaient fait leurs œuvres !

Ce qui du reste, je vous l’accorde, n’enlève rien quant à notre admiration vis-à-vis de certains décors que vous pouvez d’ailleurs voir au musée du Louvre, et n’oublions pas aussi celui de Florence… Quelques éléments furent détachés des parois, ce que vous me permettrez peut être, de déplorer… ! Comme vous savez, ceci fut réalisé à la suite d’une expédition dont fit partit Champollion lui-même, une composition franco-toscane, et ce de 1828 à 1829.

 

Souvenez-vous aussi, de cette grande salle funéraire, vous apprécierez alors certainement l’Amdouat !

Les barques sacrées…

Les différentes heures de la nuit…

Le netjer Râ bien évidemment, naviguant…

...

 

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Source Lien

 

Ainsi Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance...

 

Et ce bien sûr, à part le futur et légendaire Ramsès II...

Le couple royal semble alors avoir eu une fille, nommée Tia, qui épousera visiblement un haut dignitaire de la cour...

 

En fait...

Il subsiste un mystère de plus !

Ce dernier semble tenir à la présence d'un énigmatique personnage répondant au nom de Mehy (MHj) au sujet duquel beaucoup croient qu'il aurait été le premier prince héritier de Séti I...

 

On voit souvent en effet ce mystérieux Mehy représenté sur les reliefs du pharaon Séti I, notamment sur ceux relatant ses premières campagnes militaires... 

 

Parfois, nous subodorons que Ramsès II chercha à justifier sa légitimité et ce dans ses premiers textes !

Serait-ce vraiment à cause d'un autre prétendant au trône qui pourrait être ce Mehy. Il apparaît derrière le char royal sur des reliefs du mur nord de la salle hypostyle de Karnak.

 

Mehy, cet énigmatique héritier...

 

Ainsi...

Certains spécialistes semblent penser, à tords ou à raison du reste, qu'il serait le fils ainé de Séthi I !

D'aucuns vont même supputer que le prince, le futur pharaon Ramsès II, l'aurait fait assassiner afin évidemment de supprimer toute conccurence ! (?)

 

Et si nous nous référons à :

Breasted...

Méhy serait même représenté six fois !

Une sorte de prince aîné...

- Murname...

Il serait alors un haut fonctionnaire !

- Claude Obsomer...

Méhy n'aurait eu aucun rôle particulier dans une bataille.

Il aurait été cependant un des commandants des troupes…

Flabellifère avec certitude…

- ...

 

Ce personnage mythique deviendra même l'un des héros de la fabuleuse saga des Ramsès de M. C. Jacq et ce, souvenez-vous, sous le nom de Chénar, frère de Ramsès...

 

Cependant...

 

D'autres pensent qu'il y aurait en fait une confusion entre le fameux Mehy et un prince appelé Neb-ekhaset-net, que l'on pourrait voir au sein de bas-relief du fameux temple de Karnak, mais qui visiblement n'aurait pas joué de rôle dans une éventuelle succession sur le trône d'Horus !

Cette probabilité est bien celle qui est actuellement retenue.

 

Toutefois...

 

Qu'il fut :

- Mehy,

- Ou un autre...

 

Projetons-nous maintenant à Karnak...

Nous sommes devant une représentation d'un combat contre les fameux Tjéhénou. Nous y voyons effectivement le prince Ramsès (Khéred répât). Quant à son père, le pharaon Séti I, il harponnait visiblement un ennemi ! En vérité la représentation de Ramsès semble bien avoir été substituée par celle du flabellifère Mehy.

Ainsi selon cette auteur, Julie Masquelier-Loorius, ceci devait certainement vouloir démontrer au peuple que le "dauphin" outre le fait qu'il fut formé aux arts de la stratégie, de la tactique, des opérations militaires, le fut tout autant quant à ses capacités à conduire le pays !

 

La présence même de ce mystérieux personnage, relevé à plusieurs reprises près du souverain tend cependant bien à nous démontrer qu'il devait jouir d'une importance considérable et ce, à la cour de Séti I !

 

Qui était-il exactement ?

Un mystère de plus, un de ceux qui demeure encore aujourd'hui !

 

La thèse du frère semble trés contestée !

 

Mehy le fils ainé de Séti I ?

Un favori ?

Ou alors... ?

 

Voici un poème au sujet de Mehy, dans le papyrus Chester Beatty :

 

Source / Lien

i

Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I...
 
The Royal name of King Sethi I as "Son of Ra"
(That is the Birth-name)
written in hieroglyphics inside the cartouche,
Stẖj mry n Jmn ,
"He Who belongs to Seth, the Beloved of Amon" Detail from the ceiling of the Great Temple of Amon-Ra at 'Ipet-sut'
 

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Statue du pharaon Seti I...

19e dynastie vers 1294 - 1279 avant notre ère... 

© Keith Schengili-Roberts

Source / Lien

Séti I.

 

 

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Le visage de Séti I !

Statue d'albâtre...

Elle est colossale et aurait été trouvée à Karnak !

Source / Lien

 

Voici aussi la fameuse liste des cartouches royaux érigée par Séthi I.

    19e dynastie...

Abydos.

 

speos1.gif

Pakhet est coiffée du globe solaire !

Et Séthy I offrait ici une libation

et

une fumigation à la netjeret Pakhet...

P3ḫ t.

© J.L. Chappaz et S. Bickel

 

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Temple de Seti I...

Abydos.

Source 

 

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Séthi I.

Détail de la peinture de son hypogée dans la Vallée des Rois.
La netjeret Hathor accueillait Séthi I...

Musée du Louvre...

Son temple à Thèbes ouest.

Source / Lien

 

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Admirez...

Temple de Sethi I.

Abydos...

Source / © Danielle Discours.

 

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Détail d'un relief d'Abydos, celui du fils du pharaon Séthy I !

Ramsès II !
Nouvel Empire 19ème dynastie.

Source / © Mohamed Bakier

 

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Séti I.

  Source / Lien 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière


Galina A.Belova, TT320 and the history of the royal cache during the twenty-first dynasty, page 73-80, Egyptology at the dawn of the twenty-first century 1, Le Caire, 2003. 

 

Carl Nicholas Reeves, Richard H. Wilkinson, The Complete Valley of the Kings, Thames and Hudson, London, 1996

 

Alberto Siliotti, Guide to the Valley of the Kings and to the Theban Necropolises and Temples, A.A. Gaddis, Cairo, 1996 

 

 

Et plus particulièrement :

 

"Séthi I" de Julie Masquelier-Loorius, Flammarion 2013.

 

Claude Obsomer, "Ramsès II" en page 57 à 59.

 

E. Hormung, "The tomb of pharaoh Seti I" Artemis et Winkler, 1991.

 

Wolfgang Helck "l'Encyclopédie de l'égyptologie" IV 1982 SP 4 et 5.

 

The Temple of King Sethos I at Abydos, Volume I: The Chapels of Osiris, Isis and Horus.

 

Sitographie...

 

Wikipedia

 

Lien

 

http://drhawass.com/blog/press-release-tunnelseti-i-tomb

 

Taggé avec :  

 

Parcours thématiques...

 

Les dynasties...

 

Pharaons et Personnalités en Égypte antique...

 

Clé de VIE

Aphorisme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...

 

 

"Vivre,

 c'est naître lentement :

 

il serait un peu trop aisé

 

d'emprunter des âmes toutes faites !"
Antoine de Saint-Exupéry.

Pilote de guerre en 1942...

 

 

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Il fut brave et conquérant, Séthy I et l'énigmatique héritier Mehy... (5) En Égypte ancienne !

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 21:44
ânkh et sa newsletter consacrée à l'activité du mois d'avril 2015...
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Bonjour,    

Veuillez trouver ci-dessous les dernières publications du site d'Aimé j-c...

 

 

Ainsi...

Au mois d'avril...

N'avons-nous pas eu droit à de belles découvertes et quelques nouvelles aussi ?

 

Comme par exemple :

- La dernière demeure du pharaon Khaba de la 3e dynastie, au sein de Quesna...

- Un mur blanc déterré à Memphis...

- Ruines de l'époque hellénistique démolies à Alexandrie...

- Khéphren, fermé pour rénovation...

- ...

- Et cette chapelle de Nectanebo I à Héliopolis...

 

German-Egyptian excavations at Heliopolis 2015.

Source

 

Voyez ce bloc baigne dans l'eau...

Source  / Lien

 

Une équipe de fouilles germano-égyptienne semble évoluer au sein d'un chantier au temple solaire d’Héliopolis, il serait daté de plus de 2300 ans : cette dernière rappelez-vous, se trouve actuellement en-dessous d'un quartier moderne dénommé Matariya...

Jwnw Iounou se localiserait bien au sein de la partie Nord-Est de la métropole du Caire !

 

Onou-Iounou devrait se situer de nos jours au niveau de trois quartiers du Caire, à savoir :

- Aîn-ech-Chams,

- Matarieh,

- Et de Tell el-Hisn,

 

Héliopolis :

"C'est l'endroit où,

selon la mythologie égyptienne,

le monde a été créé,

le centre théologique

et

religieux de l'Égypte"

Raue

 

En ce lieu, les chercheurs y découvrirent il y a sept années de cela :

- Un temple de Ramsès II et ce près de l'obélisque de Sésostris : pas très étonnant finalement puisque Héliopolis fut bien considérée comme la cité des obélisques !

- Les ruines d'un temple d'Aton,

- ...

 

Vous l'aurez évidement bien remarqué grâce à la photo de présentation, nous sommes en présence d'eau, car les fouilles se situent aux alentours de deux à trois mètres de profondeur : en-deçà de la nappe phréatique ! Alors, notons au passage que son niveau quant au sous-sol est en train d’être abaissé et ce afin que les archéologues puissent reprendre les fouilles.

 

Ainsi...

Cette découverte se situe au niveau de la partie inférieure d’une chapelle royale parfaitement inédite quant à ce lieu et érigée au cours de la 30e dynastie !

 

"C'est la première fois

qu'une chapelle est découverte sur le site du temple"

Le ministre Mamdouh al-Damati.

 

Nous sommes bien sous le règne de Nectanebo I : 380 - 340 avant l'ère du Christianisme ! Comme vous savez, ce souverain fut bien le fondateur de la dernière dynastie ! Du moins celle qui précéda la conquête de Kemet par les Perses, les Grecs fondant celle des Ptolémée, les Romains,...
 

Nous voici donc :

- Avec ce très beau bloc de basalte âgé de 2400 ans qui visiblement devrait porter la nomenclature du cartouche du pharaon.

- Une base de statue a été également mise au jour.

Précisons à cet effet ce que le directeur égyptien de cette mission, M. Ayman Ashmawy, semble subodorer qu'elle représenterait le pharaon Merenptah de la 19e dynastie, l'un des fils de Ramsès II comme vous savez : il faisait visiblement une offrande à une netjeret.

- Il y aurait aussi maints niveaux d’occupations qui semblent d'ailleurs comporter de nombreux artefacts comme des poteries,...

Les chercheurs semblent pouvoir ainsi remonter jusqu'à la prédynastie !

- N'oublions pas ce très grand mur en briques crues concernant ce temple : quinze à dix sept mètres de large, vraiment impressionnant !

De puissants murs d'enceinte...

Fut-ce afin de pouvoir ériger maints temples à l'intérieur ?

De s'isoler davantage du monde réel ?

Des tempêtes de sable ?

D'atteindre une certaine perception de la pureté ?

- ... ?

 

Ces dernières découvertes seraient visibles, entreposées au musée, celui qui est en plein air, à Matariya.

 

" La "rareté"

de ce type de découverte s'explique par le fait que les pierres du temple solaire d'Héliopolis ont été utilisées

pour la construction du Caire islamique,

fondé au Xème siècle,

et notamment la célèbre citadelle de Saladin

aujourd'hui l'un des principaux sites touristiques de la capitale égyptienne,

érigée en 1176"

Ayman al-Ashmawy.

 

Nonobstant...

Rappelons-nous que cet endroit, ce lieu même des fouilles, correspond à une zone qui progressivement disparaît en raison des constructions, bien modernes celles-ci ! N'oublions pas non plus...

Que même si le haut dirigeant du pays à comme pour objectif d'ériger une nouvelle capitale, la présente continue à croître. De plus, si ma mémoire est correcte, il y a bien ce problème des déchets...

 

Source / Lien

4,400-year-old statue of Egyptian pharaoh found Belgian archaeologists announced the discovery of lower part of a royal statue showing the name of King “Sahure”, second King of the 5th Dynasty in the Old Kingdom, on April 28, 2015 [Credit: Egyptian Antiquities Authority]

Read more at: http://archaeologynewsnetwork.blogspot.fr/2015/04/4400-year-old-statue-of-egyptian.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+TheArchaeologyNewsNetwork+(The+Archaeology+News+Network)#.VUoH85M2OUn
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4,400-year-old statue of Egyptian pharaoh found Belgian archaeologists announced the discovery of lower part of a royal statue showing the name of King “Sahure”, second King of the 5th Dynasty in the Old Kingdom, on April 28, 2015 [Credit: Egyptian Antiquities Authority]

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Clé de VIE

 

 

En espérant que vous prendrez autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

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Vous connaissez :

- La fête de Pâque…

Remarquez que nous sommes au singulier, c’est alors la fête juive !

Passover est au sein d’un calendrier lunaire (Le mois commençant au jour de la pleine lune et le jour juif s'amorce alors à la tombée de la nuit…), elle doit normalement débuter autour du 15 nisssan… Une fête qui devrait durée de 7 à 8 jours.

- Et celle au pluriel, la célébration de Pâques, une festivité chrétienne !

Easter...

 

Alors...

L'article que je vous propose est simplement une façon de trouver quelques racines dans notre passé fort lointain quant à Pâque et Pâques...

 

Aussi, souvenez-vous de Sham el-Nessim !

Nous sommes bien à un niveau bas du Nil ainsi que le lundi qui suit la journée copte orthodoxe de Pâques.

Une fête vieille d'au moins 4 500 ans.

"Hume la brise"…

"Sens la brise de printemps"…

"Respire l'odeur du Zéphyr"…

 

Ainsi, Pâques est bien célébré par les Coptes !

Catholiques…

Orthodoxes…

Une fête qui je vous assure, rassemble l'ensemble du pays !

Le lundi de Pâques…

Le grand jour…

Celui de Sham el-Nessim.

 

Des racines qui remontent comme vous savez, à l'antiquité ! De plus elle serait parfaitement liée à "shemou"…

La fête du printemps...

L’équinoxe de printemps donnait lieu à cette célébration bien particulière !

Le commencement de la création…

Les pharaons ne la dénommèrent-ils pas la fête "Chamus" ce qui du reste voulait probablement correspondre à la "Résurrection".  Et cela ne devint-il pas, à travers les coptes, "Cham" ? 

Puis "Nessim" devait faire appel à l'arrivée du printemps !

 

Ainsi...

Cham el-Nessim demeura bien jusqu’à l'époque arabo-musulmane…

 

"Une coutume appelée "Shemm en-Nessem"

(Ou l'odeur du Zéphyr)

est observée le premier jour du printemps.

 Tôt dans la matinée,

de nombreuses personnes en particulier des femmes,

 brisent un oignon et le sentent ;

et au cours de la matinée un grand nombre de citoyens se promènent dans les villes ou dans les campagnes,

ou partent en bateau,

généralement vers le nord,

pour prendre l'air,

ou,

comme ils l'appellent, l'odeur de l'air,

qui en ce jour est réputé avoir un effet bénéfique.
 

Ils choisissent de déjeuner à l'extérieur, au bord ou sur le fleuve."

1834…

Edward William Lane…

"Les us et coutumes des Égyptiens modernes !"

 

Aussi…

De nos jours…

Nous pouvons bien affirmer qu’elle se fête par tous les habitants de ce beau et grand pays, dans les espaces verts et plus souvent encore au bord du Nil…

Chrétiens…

Musulmans…

"Respirer l'odeur du Zéphyr" au bord du Nil !

Les fleurs décorant les barques…

Les poissons salés, mulets gris demeurent malgré la perte du caractère religieux ! Avant, ils furent bien donnés en offrandes aux netjerou !

Comme la laitue,

Les oignons verts,

On pouvait aussi offrir des fleurs de lotus à ceux que l’on aimait !

Les habitants se parent alors de nouveaux habits…

Ils décorent aussi les fameux œufs…

 

 

 

Clé de VIE

 

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nefertiti-pizza2.jpg

Le netjer Chaï...

Il devait porter un plateau de pain...

Une divinité à tête de serpent qui devait personnifier le destin !

Ainsi, présentait-il au netjer Osiris des offrandes...
Nous sommes aujourd'hui au fantastique temple d’Edfou...

 Source / © Pierre-Olivier Simon, ancien restaurateur, Louvre / Lien

 

On vit bien le netjer Chaï au sein des textes de la 18e dynastie et ce au cours de la psychostasie ! De fait, sa présence ne définissait-elle pas l'issue même de la pesée du cœur ?

 

Ne personnifiait-il pas également le destin ? Celui relatif à la fortune par exemple, qu’elle fut d’ailleurs bonne ou alors bien mauvaise !

 

De plus…

Ne fut-il pas une sorte de figuration quant à la fécondité ? Nous savons de lui qu’il avait au moins un parèdre, peut-être à la manière d’une contrepartie féminine et ce en cette netjeret Rénénoutet.

J’en profiterais du reste afin de vous rappeler qu’être "parèdre" ne signifiait pas pour autant être une épouse ou même une compagne ! Souvenez-vous de ce lien conjugal qui pouvait éventuellement s’ériger entre deux entités. Et forcément en cette antiquité et en ce pays même, ils devaient s'être choisis mutuellement ! Et savez-vous que cette union conjugale n’avait pas de fondement religieux !  

 

Ainsi…

Il avait d’autres parèdres, non des moindres et toujours liés finalement avec le destin ! Ils furent visiblement en relation avec l'accouchement comme ce fut le cas de la netjeret Meskhenet…

D’aucuns supputent que notre netjer serait même à l'origine de l'Agathodémon grec.

 

Nonobstant et peut-être paradoxalement au fait :

- Qu'il fut lié au destin,

- Qu'il fut un "bon démon" puisque relatif à la subsistance du pays,

- A la psychostasie,

- A la fécondité, aux parturientes,

- Que d'aucuns subodorent qu'il fut le protecteur du foyer, des vignes, des récoltes,

- Qu'il avait même quelques légendaires parèdres,

- ... Chaï ne fut que bien rarement représenté, et cela plus spécifiquement encore au sein des périodes les plus anciennes.

 

Visiblement...

Nous devrons attendre les papyrus funéraires du Nouvel Empire (Exemple celui écrit par le scribe Ani,...) afin que Chaï puisse prendre effectivement place au sein des scènes de la psychostasie. 

 

De fait...

Il est bien difficile finalement de le reconnaître, s'il n'y avait les textes et les légendes pour le mentionner !

 

renenoutet.jpg

Renenoutet, un serpent nourricier !

  Parèdre de Chaï...

 

Clé de VIE

 

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Peut-être difficile à observer...

Cependant regardez bien, et ce sur la face avant,

nous pouvons y voir deux représentations du netjer Iounmoutef.

Ils encadrent des cartouches de Ramsès II

et

deux textes qui sont du reste légèrement différents.

Nous voici donc au sein d'un temple Nubien de la 19e dynastie.

Ouad-es-Seboua...

Et les sphinx de la première cour.

Source / Copyright (c) Robert Rothenflug  / Lien

 

 

Un prêtre Iounmoutef...

Le "pillier se sa mère"...

 

Ce netjer ne fut-il point finalement une sorte de modèle, bien divinisé, celui des prêtres Sem ?

Ainsi...

Iounmoutef ne fut visiblement pas un titre ordinaire sacerdotal mais bien davantage, un netjer. En quelque sorte, un modèle divin quant aux prêtres-Sem qui apparaissait sous la forme de "Iounmoutef" !

 

Ainsi, ne portait-il pas, comme le fit ce genre de prêtre :

- Une peau de félin ?

- Et que dire de cette coiffure : elle semblerait même avoir été élaborée avec une boucle de cheveux ?

 

Ne représentait-il pas aussi cet Horus qui fut, comme vous savez, le successeur du souverain lui-même, devenu un Osiris ? Cela aboutira comme nous le verrons au cours de cette thématique à Hor-Iounmoutef...

 

Ne devait-il pas également, à ses débuts tout du moins, se situer au sein même de la dernière demeure du défunt ?

Au sein même du culte funéraire...

Alors on le vit très proche des fils d'Horus comme d'ailleurs des fameuse âmes de Pe et Nekken.

 

 

En vérité...

Iounmoutef semblait effectuer certains rites de purifications et même l'un de ceux relatif à l'ouverture de la bouche ! Il le fit visiblement en tant que fils du souverain défunt.

Parfois même...

Et comme vous l'aurez compris, nous pouvons remarquer au sein des hypogées royaux des représentations de ce netjer ! Il pouvait alors prendre l'aspect du souverain lui-même !

 

Pharaon officiait alors de façon bien magique :

- Et ce, étant donné notre thématique, sous la forme d'Iounmoutef,

- Ou alors sous celle d'une de ses autres variantes, comme nous l'avons entrevu, à savoir Hor-Iounmoutef,

- Ajoutons également Kamoutef, le fameux "Taureau de sa mère" : un lien fut effectivement fait entre jwn (pilier) et k3 (taureau) ...

- ... En fait, je subodore même que les divinités mentionnées furent considérées comme des variations divines de pharaon ! Je suppute donc que les déités en question devaient assurer le culte du défunt royal dans le cas de figure, ou dans la réalité terreste, il ne fut pas honorer, ne le fut plus,...

 

 

Si nous voyons ce netjer relativement bien représenté au sein des dernières demeures, paradoxalement peut-être, il semblerait que cela ne fut pas véritablement le cas quant aux temples !

 

Quelques exceptions existent cependant comme avec :

- Les quelques socles de colosses,

- Ou alors de sphinx,

- Et certains temples royaux...

 

Au sein de ceux-ci, rappelez-vous :

- Nous pouvons voir notre netjer acccompagner évidemment d'autres divinités et ce au cours de certains rites de purifications (Rituel de l'ouverture de la bouche,...).

- Souvenez-vous plus concrètement peut-être de Ramsès II lui-même ! Et ce bien évidemment vis-à-vis de son propre père Séti I à l'intérieur de la fameuse salle hypostyle de Karnak...

 

 

Ainsi, vous l'aurez fort bien remarqué...

Un prêtre pouvait avoir bien des dénominations ! Nonobstant, tous semblaient avoir au moins un rôle identique : celui de réveiller le défunt !

Il devait être bien là afin de provoquer en quelque sorte l'union, celle qui coexistait lors de l'équilibre du corps vivant, et ce avec tous les éléments que je qualifierais d'immatériels.

Ce fut ainsi qu'Iounmoutef fit certains gestes, pratiquement d'appels, d'incitations à la réunion,... ! 

 

Des gestes qui finalement consistaient :

- A lever le bras en direction du défunt, du pharaon présentement,...

- Quant à son autre bras, il restait bien le long de son corps, mais tenait la fameuse patte, celle bien évidemment de sa peau de félin ! Vous serez alors à même de voir ce genre de scène au temple d'Ouadi-es-Seboua avec Ramsès II.

En fait...

Ce geste d'appels fut bien dérivé du verbe "njs",..., mot comme vous savez qui devait bien vouloir dire appeler, servir,...

 

 

Voici le fameux temple d'Ouadi-es-Seboua.

En Nubie...

Ramsès II.

Source / Lien

 

Clé de VIE

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"L’héritage ne se transmet pas,

 

il se conquiert"

 André Malraux (1935)

 



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 "On ne doit jamais écrire que de ce qu’on aime.

 

L’oubli

et

le silence sont la punition

qu’on inflige à ce qu’on a trouvé laid ou commun,

dans la promenade à travers la vie"
Ernest Renan

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  aimé

 

"Ils ne savaient pas que c'était impossible,

 

 

alors ils l'ont fait"

 

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Aimé Jean-Claude Le site d'Aimé Jean-Claude - dans Diverses
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:13
 
 
Déité-fils,
 
personnifiant le sentiment filial !
 
 
Suite à l'épreuve des portes...
Le défunt aurait été introduit auprès des différents djadjat, les netjerou du monde funéraire.
Chapitre 18.

Planche XII du papyrus d'Ani.

 

Nous voici bien au sein du "Livre pour Sortir au Jour"...

Et ce, face à une sorte de concept lumineux s'opposant à l'oubli, à la rupture totale, à la mort physique,... ! Ainsi, le défunt ne devait-il pas chercher à voyager dans la barque du netjer Râ ainsi qu'à traverser le fameux royaume d'Osiris ? Une version nocturne de l'astre diurne en cours de régénération...

 

Nonobstant…

Il est vrai que vous aurez l'occasion de rencontrer cette dénomination de "Livre des morts"... 

C'est tellement erroné...

Alors, souvenons-nous du contexte de son apparition. En 1842, le grand égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch ("Livre des morts") un papyrus qui sera bien conservé au musée égyptologique de Turin. Il aurait ainsi effectué la première des traductions... Cette mauvaise nomenclature sera ensuite conservée et aura finalement la vie "dure" ! Nonobstant, nous devons quand même noté qu'au sein de la littérature égyptologique moderne nous rencontrons bien souvent la juxtaposition des deux titres.

"Livre des Morts"...

"Livre pour Sortir au Jour"... Ce dernier correspond en fait à la totalité des textes que l'on a trouvés près des défunts ! Ils auraient été visiblement attribués à son accompagnement, pour le voyage dans l’au-delà. Précisons cependant qu'il demeure moult exemplaires du "Livre pour Sortir au Jour" et qu'ils sont bien loin d'être identiques les uns aux autres ! Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les bénéficiaires choisissaient les formules qui leurs convenaient le plus et ce probablement en fonction de ce qu'il pouvait s'offrir. N'oublions pas que ces manuscrits représentaient un réel et important investissement et que cela ne devait pas être vraiment négligeable.

 

Cependant...

Serait-il possible d'y voir une toute autre explication quant à sa compréhension ?

Comme par exemple, de la magie funéraire...

Nos antiques ancêtres à savoir les habitants de Kemet, pourraient bien avoir dénommé ce manuscrit "Sortie à la lumière du jour"... Ainsi, en les lisant, ne pouvons-nous pas y voir quelques allusions au fait qu'ils s’adressaient bien à des vivants ?

Une lecture qui devient alors dès plus fascinante ! Nonobstant, elle pourrait tout autant vous paraître bien désordonnée, pouvant même avoir pour effet de vous désorienter, de vous décourager, de...

 

Mais finalement de cela, il ne faut pas véritablement s'en étonner :

- Il semblerait bien que nous ne possédons pas encore la clef quant à sa probable vraie lecture,

- Nous ignorons visiblement encore la démarche qui devrait y être appropriée !

- ...

 

sortir-au-jour.jpg

 

"Sortir

pendant les heures de la lumière solaire

représente

le désir suprême du mort

de s'unir

au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"

 

Cependant ne nous méprenons pas !

Les Égyptiens antiques n'étaient pas du tout obsédés par la mort, bien au contraire.

Ils adoraient la vie ! L'importance de Râ est du reste bien là pour nous le démontrer.

 

Des expressions qui furent simplement et véritablement un symbole à la vie :

sortir-au-jour-copie-1.gif

Iounmoutef
Voici la représentation d'un prêtre Iounmoutef !
Nous sommes au registre supérieur.
 
Nous pouvons y observer deux guides munis de la mèche de cheveux fixée à leur tête ainsi que la fameuse peau de félin couvrant le corps :
- Iounmoutef est bien situé au niveau du registre supérieur,
- Le prêtre Sameref quant à lui, est au niveau inférieur.
 
Tous les deux devaient visiblement personnifier le devoir du fils quant à exécuter les rites funéraires du père !
 
Quant au défunt lui-même...
Ne devait-il pas énoncer un hymne au netjer Osiris ?
 

Plan de l'article...    

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

 

→ Cette main protectrice...

 

→ Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire...

 

Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste !

 

Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?

 

Ainsi son côté funéraire...

 

Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils...

 

 

Vous aurez remarqué sur cette représentation, comme d'ailleurs tous(tes) les netjerou(t) du grand panthéon égyptien, que le netjer Iounmoutef portait lui également ce gorgerin à savoir le collier ousekh. Il marquait en quelque sorte cette grandeur, celle partagée à la fois par les divinités mais également par pharaon !

 

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

Iounmoutef...

Iunmutef...

Immutef...

Immoutef...

iwn-mwt.f...

Le "Pilier de sa mère"...

 

Il était donc une sorte de symbole quant à l'enfance parfaitement exprimé du reste en cette fameuse mèche ! Il portait également une sorte de pagne que nous ne pouvons pas véritablement voir et cela en raison d'une peau de panthère sacerdotale qui le recouvrait !

 

Alors souvent, comme bien d'autres déités, notre netjer devait changer de formes, de représentations si vous préférez :

- Parfois il était anthropomorphe,

- Il prenait même la forme d'un faucon,

- Souvent vêtu à la manière d'un prêtre Sem.

C'est-à-dire au moyen d'une peau de félin : celle-ci représente parfaitement la marque du sacerdoce, c'est-à-dire de l'engagement d'Iounmoutef en tant que prêtre. Augure divin bien évidemment... D'ailleurs précisons qu'au Nouvel Empire, cette peau de félin, indiquait toujours une fonction sacerdotale !

- Sans oublier bien sûr la fameuse tresse de l'enfance que vous connaissez bien : elle descend sur l'un de ses profils.

- ...

 

Cette main protectrice...

 

Dans la représentation ci-dessus...

Vous aurez certainement remarqué que notre netjer avait une main tendue vers l'avant.

Ne serait-ce point là un signe de protection ?

 

En tout cas, Iounmoutef le faisait effectivement !

En fait...

Il veillait sur les défunts et ce à la manière probablement d'un prêtre ou même d'un fils aimant, respectueux,... !

 

Ainsi...

Iounmoutef nous rappelle combien il fut important qu'un défunt soit à la fois entouré et bien évidemment, protégé.

 

Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire...

 

Il fut effectivement vénéré depuis l'Ancien Empire !

Nous sommes alors au sein du 9e nome de la Haute-Égypte : celui de Min, wn mnw, l'une des 42 divisions administratives du pays ou si vous préférez, l'un des 22 de cette Haute-Égypte.

Aussi rappelez-vous...

De cette agglomération, qui vit naître le pharaon Aÿ ! La légendaire cité d’Ipou (ipw), de Khent-Menou, de Panapolis, d'Akhmîm, d'akhmîmique chez les Coptes,..., elle fut en son temps la plus importante de ce nome !

Une cité qui était comme vous savez en relation avec l’Horus l’enfant ! Un élément d'intérêt et que nous serons à même de voir au cours même de cette thématique...

 

Voyez le 9e nome, il se situe juste au-dessus d'Abydos (Nome 8), en bas de la carte :

 

Source / Lien

 

Plus précisément...

Iounmoutef serait issue d'une localité dénommée Iteb (" Itb ") !

L'actuel Edfa...

Je me souviens bien de ce village ! Nonobstant, il est très paupérisé aujourd'hui pour ne pas utiliser un qualificatif bien moins délicat et ce localisé près de Sohag : en vérité nous sommes à 6 km environ, si ma mémoire est correcte...

 

sohag.jpg

Source / Lien

 

Sohag-2.jpg

Voici Sohag…

Localisée au sud d'Assiout…
Sur la rive gauche du Nil…

Source / Lien

 

Ainsi, géographiquement, nous sommes là avec deux cités jumelles à savoir :

- Sohag,

- Et la fameuse Akhmîm ! Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire !

 

Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste !


Nous sommes bien au sein du cadre funéraire. 

 

N'aurait-il pas été une sorte de modèle pour les prêtres Sem ? Et ce dans le rôle du fils du pharaon ! Une métaphore probable quant au fils du défunt, lié certainement aussi à cette fameuse mèche dite de l'enfance...

Bien évidemment...

Il ne fut pas le seul netjer à la porter, cette mèche, rappelons-nous les quelques jeunes déités comme Khonsou, Ihy,...

 

Ainsi...

Notre netjer devait bien participer à l'accomplissement des rites funéraires.

 

Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?

 

Nous l'avons bien entrevu, Iounmoutef, comme d'autres divinités d'ailleurs, avait :

- Une peau de félin,

- La mèche de l'enfance,

- ...

 

Alors...

Afin de le distinguer plus facilement parmi certains netjerou qui peuvent parfaitement lui ressembler, il y a le fait qu'Iounmoutef tenait dans sa main gauche une patte, celle de sa peau de léopard  !

 

Nonobstant...

Il "semblerait" que les égyptologues n'expliquent pas encore véritablement quel sens cela devait bien revêtir ?

 

Cependant...

Je vous dévoilerais bientôt mon analyse, une éventuelle explication, qui devrait apporter toute la lumière !

 

Ainsi son côté funéraire...

 

Un rôle qui pourrait finalement permettre de mieux comprendre sa propre nomenclature, sa double significations en fait car il semble avoir été à la fois :

- Le fameux "pilier du ciel",

- Et également le fils du défunt... Celui même qui soutient sa mère car vous l'aurez bien compris elle était devenue veuve !

 

Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
 

Il semblerait que notre Iounmoutef fut alors lié à Horus le jeune !

On le mentionne alors comme Hor Iunmutef...

Hor-Iun-mutef...

Ḥr.w-JWN-mw.t = f... D'ailleurs, à cet effet, souvenons-nous de la découverte de 6 étiquettes de momies et ce à Edfa ! Elles permirent visiblement de conclure qu'elles étaient pratiquement les seules mentions certaines du netjer Horioumoutef dans l'onomastique égyptienne en cette ère Romaine.

 

Notre netjer débuta bien au sein de l'Ancien Empire et sembla donc avoir perduré jusqu'à une époque fortement avancée, celle dite Romaine !

 

Iounmoutef semble même être devenu un des épithètes d'Horus et, ne lit-on pas parfois qu'il devait être considéré comme un "purificateur divin".

 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils...

 

Vous l'avez remarqué avec sa mèche sur le côté, la jeunesse lui était intrinsèque.

Jeune certes, mais prêtre avant tout : sa peau de félin portée par-dessus sa tunique ainsi que son pagne nous le montre bien !

 

Fort de ces deux caractères...

Et quoique dés plus discret au sein de cette mythologie, Iounmoutef n'en fut pas moins assez représenté dans l'onomastique égyptienne au sein de scènes représentant bien certaines tranches de vie.

 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils !

Pieux...

Fidèle... Je subodore même qu'il était de ceux dont finalement chacun de nos anciens devaient souhaiter avoir, comme fils, bien entendu ! Celui-là même qu'ils aspiraient pour la rupture inévitable, le trépas venu !

Car comme vous savez pertinemment, cela devait être bien indispensable le fait que le fils puisse honorer la dernière demeure ! C'était même de l'ordre de l'essentiel quant à la survie du défunt...

 

Vous l'aurez ainsi compris...
Iounmoutef fut finalement l'allégorie d'un divin fils ! Une entité idéale en somme car toujours là afin de soutenir les proches mais également le défunt...

 

Nous sommes au sein de la chapelle de Séthi I.

Iounmoutef

présente une longue liste d'offrandes

et ce au pharaon qui est assis devant une table d'offrandes.

Source / Lien

 

Source / Lien

lhp3

 

Alors...

A suivre pour de prochaines avancées et ceci quant à la connaissance de cette entité divine fort méconnue... !

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

Désinences... Prochainement sur le même sujet... Le netjer Iounmoutef...    

 

- "Le pillier de sa mère",

- Le deuil, temps d’obligation…

- Soutien de famille,

- Un guide pour le défunt,

- Hor-Iounmoutef et Kamoutef,

- L’annonceur royal,

- ...

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003


Erich Lessing et Pascal Vernus, "Les Dieux de l'Égypte" Imprimerie Nationale, Paris, Octobre 1998 - En Anglais, Traduction Jane M. Todd, The gods of ancient Egypt, George Braziller, Octobre 1998.

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte 

 

Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001.