Le site d'Aimé Jean-Claude

La puissance céleste, l’Akh… (1) en Égypte ancienne !

ankh hiero

 

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"La partie lumineuse

ou

glorieuse de l'être"

 

 

La Lumière divine...  

Le rayonnement de l’individu...

"La Lumière sortant des ténèbres".

Akh,

Iakh.

 

Au pluriel :

Akhu,

Akhou,

...

 

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© Shyamal

Hiéroglyphe de l’ibis à crête ! 

 

Ibis en position debout : en hiéroglyphes, selon la classification de Gardiner...

source : @ link

http://hieroglyphes.pagesperso-orange.fr/CCER-Hieroglyphica.htm

 

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Principe apparenté selon moi à la création en relation avec la magie !

 

Akh pouvait aussi avoir les significations suivantes :

- "Utile ",

- "Profitable ",

- "Efficace ",

- La base égyptienne fût certainement "briller" ou bien "lumineux",

-…

 

"Parlons" un peu de ce fameux Ibis !

 

→ Il se nourrissait dans les marécages, ainsi il est classé comme limicole. De par son bec courbé il fouillait l'eau et la vase à la recherche de vers, poissons, crustacés, grenouilles, crustacés, graines… Il peut être également charognard.

 

→ Les parents nichant sur les hauteurs des arbres, couvent trois oeufs, à tour de rôle.

 

→ Il vole lentement, en groupe : cependant il n’est pas migrateur, se déplaçant que sur de faibles distances.

 

Deux espèces peuplaient l'Egypte Ancienne : 

- L'Ibis noir, il attaque les serpents... Il était le plus vénéré.

- L'Ibis blanc fut bien l'oiseau de Thot.

 

→ L'Egypte actuelle est exempt de ces superbes oiseaux.

Ils ont totalement disparus au milieu du 19e siècle de notre ère, quand avait commencé à disparaître les marécages des bords du Nil. 

 

→ Ce fut également le nom d'un nome (au total il y en avait 42) : nome de l'Ibis (bḥˁ).

Il portait le numéro 15 sur les 20 de la Basse-Egypte. 

 

Le paradigme des anciens Kemits…

 

Ils décomposaient l’être humain en deux parties principales et néanmoins bien distinctes à savoir :

- Un corps physique,

- Et, une âme.

 

La substantifique moelle de ses composants étant eux-mêmes constitués. Mais rappelez-vous plutôt que l'Homme est la somme de plusieurs éléments (7), s'avérant des plus complexes.

 

Le corps physique (djet) qui correspondait au réel…

 

Khat fût le corps (djet) à l’état cadavérique : c’est bien lui qui était périssable sauf dans le contexte d’une momification.

 

Ainsi, le djet se composait de la façon suivante :

 

→ Une ombre (shut).

 

l'ombre de Nakhtamon sort de sa tombe 

  L'ombre de Nakhtamon sortant de sa tombe.

 

Avoir son ombre au soleil signifiait que l'on était vivant.

 

Seules les baou errants n'avaient pas d'ombres, c'étaient en vérités des désincarnés, les fantômes.

Mais, l’ombre devait être sur le sol quand l'éclairait. De plus, elle s'évanouissait à l'instant du trépas

 

→ Un cœur (ab).

 

Pour les Égyptiens, le coeur est le siège de la pensée.

  Les amulettes en forme de cœur sont placées dans les bandelettes de toutes les momies.

Pour les Égyptiens, le cœur était le siège de la pensée, d'ou son importance dans les cosmogonies. 

 

Ab ne pouvait pas mentir.

 

Le "scarabée du coeur " portant gravé sur son ventre un extrait du chapitre XXX du "livre pour sortir au jour" : (1)

 
" Ô mon cœur !
Ne te dresse pas contre moi comme témoin, ne m’accuse pas devant le tribunal, ne te tourne pas contre moi en présence du préposé à la balance (Anubis)
Ne dis pas de mensonge contre moi en présence du grand dieu, Seigneur de l’Occident (Osiris)…"
 

 

S’il était chargé d'aucune faute, la balance restait stable.

 

Le défunt était alors considéré comme un "Juste de voix" et, pour eux, Osiris ouvrait en grand son royaume...

Il obtenait donc un lopin de terre dans le "champ de paix "

 

Selon Guy Rachet : 

 

"Si la volonté s’exprime par la langue,

 

c’est du coeur qu’elle provient".

 

  → Un nom (ren)

 

Le prénom de Sésostris I

  Le prénom de Sésostris I .

 

(Cartouche de Khéops

Cartouche de Khéops.

 

Afin de vivre dans l'au-delà, le corps du défunt devait, entre autre :

- Etre conservé,

- Et nommé par les vivants… 

 

Une "âme" correspondant à "l'irréel"… La partie spirituelle en somme !

 

→ ( ), lors du décès, il s'envole, reprenant sa liberté

Survolant les endroits aimés et retournant se poser sur la momie.
Deux éléments indissociables, en vérité, à savoir : le corps et le Bâ.


"Tu montes, tu descends...

Tu glisses,

comme ton cœur le désire,

tu sors de ton tombeau chaque matin,

tu y rentres chaque soir".

 

Cette notion définit le principe mobile de "l’âme" permettant au défunt d’investir les statues et représentations du disparu pour "s’incarner" en elles :

 

"Souffle animateur de tout ce qui vit" !

 

Le Bâ est d’ailleurs souvent figuré comme un oiseau dont la tête représente le portrait du défunt.

 

ani pl 17

Papyrus d'Ani planche n°17, chapitre 92.

 

→ Maspero l’appelait le double, en parlant du (ka).

Mais à la manière de l'égyptologue français Claude Traunecker, cette idée de double ou d'ange gardien semble bien abandonnée aujourd'hui, c'est plutôt considéré maintenant comme une Force vitale.

 

Rien ne pouvait être vivant sans lui.

 

En vérité, c'était le principe vital, dit alimentaire ! Les formules d’offrandes aux défunts s’adressaient toujours au "Ka" de ce dernier.

 

Statue du Ka du roi Hor, fin de la XIIe dynastie. Musée du

Statue du Ka du roi Hor.

Fin de la XIIe dynastie.

Musée du Caire.


Ka par rapport au Bâ pouvait bien être cette individualisation de la conscience dans les divers états de l'être.

 

Il devait avoir cette capacité :

- De "figer temporairement",

- Ou d'attirer puis de fixer cet esprit animateur qu'était bâ ! En vérité c'était comme si bâ ne devait son existence que de par son support, Ka.


→ Un esprit (Akh), le sujet d’aujourd’hui.

 

→ Un caractère (sahu) ou corps spirit.


Chacune des parties avait un rôle bien déterminé… De sorte que le corps sans ses composants serait comme une enveloppe :

- Vide,

- Inanimée,

- Sans la vie qui devrait l'habiter. Ils étaient rigoureusement imbriqués dans la vie terrestre.

 

Il y avait ensuite une désintégration lors du décès, de la rupture : mais seulement de la première partie.  

 

Soliloque…

 

Certains de ces termes sont très difficiles à appréhender si on ne se place pas dans le contexte de l’époque.

 

Il nous faudra bien faire abstraction :

- De notre culture européenne,

- Mais aussi de ses préjugés...

 

Ainsi, ce cher Antoine de Saint Exupéry ne disait-il pas :

 

"L'essentiel est invisible pour les yeux,

on ne voit bien

qu'avec le cœur"

 

Le  sujet de ce jour, l’Akh, fut bien l’élément le plus abstrait de la personne : son potentiel d’éternité. 

 

Cette notion fut la plus proche de celle de :

- "L’âme"chrétienne,

- Et probablement  du "génius" des Romains,

-...    

 

Prologue...

 

Comprendre la religion égyptienne, c'est appréhender ce que fût dans l'esprit des anciens, la place de l’homme dans la cosmogonie, que dis-je… ! Les cosmogonies, de l’Égypte ancienne.   

Pourquoi parler de cosmogonie au pluriel ?

Plusieurs millénaires de longévité, de pérennité…  Engendrèrent plusieurs courants...

 

Ainsi, peut-on citer :

- Zep Tepi ou le premier Temps, 

- Cosmogonie Héliopolitainne,

- Cosmogonie Hermopolitaine,

- Cosmogonie Memphite,

- Cosmogonie  Thébaine.

 

L'akh…ou "La lumière sortant des ténèbres"...  

L'Akh était donc une des composantes de la personnalité.

Tout comme fut d'ailleurs le Ka et le Bâ.

 

Mais il est vrai que la différence est plutôt difficile à cerner entre l'Akh, le Ka et le Bâ.

 

De plus, les égyptologues divergent sur le sujet.

 

Synthétiquement, nous pourrions schématiser :

- Ka est la puissance vivante de la personne,

- Bâ est son "âme", parfaitement imperceptible.

- Et l'Akh la lumière ou alors la conscience de la personne : par contre, elle était bien perceptible.

 

  akh.jpg

Ibis à aigrette.

Sur les quais d'Assouan.

 

Notion bien métaphysique et, de plus, des plus importantes...

 

Il y avait vraiment cette trinité, à savoir les trois éléments inséparables : Ka, Bâ, et l'Akh.

 

Ainsi, de par ses trois éléments constitutifs, le Djet devenait indestructible surtout lorsqu’il était réuni au Ka dans "la Maison de Râ".

De même, la perfection était atteinte... l'être parfait en somme, lorsque le y fut également uni !

Rappelons-nous, Bâ ne devait son existence que de par son support, Ka !

 

Dés lors, l’Akh prenait le relais.

 

Ainsi, il ne faut pas aborder le sujet comme si l'ombre était un caractère opposé à la lumière.

Tout au contraire... Lumière et ombre sont complémentaires.

 

La lumière intrinsèque à la matière n'était pas déjouée afin de générer une ombre, mais plutôt cela devait créer :

- Une autre substance,

- Une autre matière...

- Un nouveau corps.Dans un plan probablement différent ?

 

Paradoxalement, peut être, ce corps aurait dû être l'ombre de la lumière : l'esprit inné dans cette matière.

 

Esprit assimilé à ce que pourrait être un fantôme. 

La puissance céleste : l'akh… C’était donc une partie immatérielle de l’être.

 

C'était la survivance dans l'au-delà de par cet esprit lumineux atteignant les netjerou.

 

Ainsi rejoignait-il les étoiles quant au passage vers l'au-delà.

Selon une croyance généralement admise de tous, chacune des étoiles du ciel était perçue comme étant le bâ d'un netjer ou d'une déesse (netjeret !). 

 

Mais cet Akh devait être la possession seulement des pharaons, des nétèrou et, ceci au début des temps.

 

Nos ancêtres naissaient…

 

Dès lors leurs esprits venaient s’y incarner…  Ce devait être l’esprit du Ka.

 

L'esprit dominait le corps… 

La naissance de l’Homme en quelque sorte !

On se devait de ne plus se comporter comme un animal. Est-il utile de vous rappeler que nos anciens Égyptiens possédaient un très grand respect pour l'ensemble de la classe animale.

Cela tenait du fait que dans la culture égyptienne antique, les humains n'avaient pas ce degré de supériorité sur le règne animal comme cela est dans notre culture occidentale actuelle. (Velde 1980, p. 77).

 

Les humains et les animaux étaient égaux aux yeux de l'Egyptien !

 

Quand l’heure fût venue d’atteindre le monde d’Osiris…

 

Djet était préservé, momifié...

Djet devait être accompagné de son Ka et de son bâ.

Alors ainsi, l’Akh prenait le relais…

Tous les esprits se mettaient à voyager dans cette attente de se "repositionner " sur terre.

Jusqu’à ce que la purification du Ka-djet permettait leur réunion : ainsi en allait-il du cycle. On pourrait dès lors suggérer que lorsque Khat fût réuni avec son Kâ purifié. cela engendra Akh.

 

Un concept pérenne…

 

De fait, on retrouve ce concept dans :

-… avec le fils,

- Le saint esprit et le père.

 

En Inde :

- Atman,

- Moksha,

- Et Brahma… 

Ou l'esprit possèderait différentes étapes : Vishnou et Shiva, deux étapes terrestres… Le troisième Brahma qui devait être l'étape céleste…

 

Akh ou la "Lumière triomphante des ténèbres"... 

 

La spiritualité dans la lumière. Il fut cet esprit dans la matière.

 

Il existait trois aspects concernant l'Ahk :

 

→ Akh sous son aspect métaphysique : la lumière dans les ténèbres.

 

→ Akh / Akh.t dans son aspect quelque peu naturel.

Analogie à la germination, cette "lumière" provenant d’une graine suite à sa propre décomposition.

 

→ Akh / Iakh sous cet aspect humain.

Iakh pourrait être une description du futur mystique comportant maints degrés de perfectionnement...

 

Ainsi l'Akh, lumière de l'esprit et, probablement corps subtilis selon :

- Aristote : "âme rationnelle",

- Rudolphe Steiner : "âme d'entendement et de sentiment",

- Max Heindel : "intellect",

- En sanskrit, l'enveloppe est faite de pensées et d'émotions, dans le Védânta...

- Dans l'hindouisme "soit fait de pensée"?

- ...

- Et, selon Ph.Derchain... "Anthropologie de l'Egypte pharaonique" :

 

"Après la mort,

cependant, l’homme subit un changement de nature

qui s’exprime par la notion d’akh (lumineux)  

et

qui désigne aussi toutes sortes d’êtres surnaturels tels que les démons ou les fantômes,

appartenant donc exclusivement au monde imaginaire qui peuple l’inconnu.

 

L’Akh est la forme du défunt qui possède une puissance supérieure,

que l’on invoque au besoin, mais qui peut aussi se manifester spontanément et de façon désagréable aux vivants"

 

Quelques aspects, qui peut-être, seraient intéressants d'aborder ?

 

♦ Ainsi l' "Ame" et corps, étaient-ils deux entités différentes ou n’en formaient-ils qu'une ?

 

♦ Si cela était deux substances, l’ "âme" venait-elle en premier et causait-elle l’existence du corps ?

 

♦ Ou bien la substance corporelle venait-elle d’abord et son cerveau (Rappelez-vous, le cœur pour nos amis Égyptiens !) causait-il l’esprit ou l’âme ?

 

♦ Ou bien corps et esprit jaillissaient de la même substance ?

 

♦ L’ "âme" produisait-elle la pensée ?

 

L'esprit contrôle le corps !  

 

« Ce que nous faisons dans la vie, résonne dans l'Eternité »

"Ce que nous faisons dans la vie, résonne dans l'Éternité" 

 

Le concept d’ "âme" a lui-même fortement évolué au cours du temps.

 

A suivre... 

 

Désinences... prochainement sur le même sujet à savoir l’Akh...

- ... 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources...

 

Jan Assmann, Mort et au-delà dans l'Égypte ancienne, Monaco, Éditions du Rocher, 2001 (ISBN 2268043584)

 

Susanne BICKEL, La cosmogonie égyptienne, OBO 134, 1994. 

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003 

 

Taylor, John H. (Auteur), ancien Livre des morts égyptien: Voyage à travers l'au-delà. British Museum Press, Londres, 2010. page 256-7

 

Ph. DERCHAIN, "Anthropologie. Égypte pharaonique", Dictionnaire des mythologies, sous la direction d.Y. BONNEFOY, vol. I, Paris 1981.

 

(1) Bernard Ziskind et Bruno Halioua"La conception du cœur dans l’Égypte ancienne" pour Médecine / Sciences 2004_ 20 : 367-73

 

Rudolf Steiner, La science de l'occulte (1910), chap. II : "L'être humain" ; Théosophie. Introduction à la connaissance suprasensible du monde et de la destinée de l'homme (1904).

 

Traunecker : 1993, 26-7 ; Vernus : 2001, 80

   
     • Sitographie…

 

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Apophtegme... Parole du sage PTAHHOTEP :

 

De l'indulgence.

 

"Si tu es indulgent à propos d’une affaire qui s’est produite, ne favorise un homme qu’à cause de sa rectitude.

 

Passe sur son ancienne faute, ne te souviens pas d’elle, dès lors qu’il est silencieux envers toi le premier jour."  

 

 

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