Si Aristote soutient que le bonheur dépend de nous même, Prem Rawat affirme que l’environnement dans lequel on évolue y contribue beaucoup également. Les entreprises américaines en étaient conscientes et cela a conduit nombreuses d’entre elles, Google en tête de liste, à créer le poste de Chief Happiness Officer (CHO) au cours de la décennie 2000.

Au cours de ses premières années d’adaptation en Europe, le concept a fait l’objet de moqueries au sein même des instances dirigeantes d’entreprises, mais actuellement, la prise de conscience concernant son importance est de plus en plus accrue du fait du travail de Prem Rawat et d’autres personnes.

Quel est le rôle d’un Chief Happiness Officer ?

Responsable de l’harmonie interne en entreprise

Au sein de l’entreprise où il s’exerce, le Chief Happiness Officer s’assure du bien-être au travail de chaque salarié. Pour cela, il fera en sorte que celui-ci se sent bien dans l’exercice de son métier et dans sa tête et qu’il y ait une harmonie dans ses rapports avec ses collègues et ses supérieurs. Il veille également dans son épanouissement dans l’exercice de ses missions.

C’est au « directeur général du bonheur », comme on le nomme pour se moquer de lui parfois en France, qu’incombe donc le rôle de générer les conditions qui permettent à chaque travailleur d’éprouver du plaisir dans ce qu’il fait.

Une fonction multi-tâche

Le Chief Happiness Officer, pour pouvoir réaliser parfaitement les missions dont il est en charge, devra être au cœur même de la structure pour s’assurer que l’harmonie y règne. Raison pour laquelle une fonction à part entière et à temps plein lui a été créée. En étant le premier responsable du bien-être des travailleurs au sein de l’entreprise, son intervention consiste, entre autres :

  • En la création de lien et de climat favorable à la cohésion
  • En l’établissement d’un environnement de travail positif
  • À la préservation d’une culture de travail favorable à la créativité
  • Au maintien d’une politique de communication basée sur la transparence et l’écoute mutuelle
  • En l’accompagnement des travailleurs en période de changement
  • En la résolution des problèmes entre salariés ou entre dirigeants et employés en intervenant en tant que médiateur
  • En la mise en place des services favorisant l’attachement à l’entreprise comme le transport personnel, la garderie, la conciergerie, les salles de loisirs et même la caféterie généreuse.

Garant, en quelque sorte, de la productivité de chaque salarié

Les entreprises qui ont expérimenté la fonction de CHO en leur sein ont, pour la plupart, émis des avis positifs la concernant. La présence en permanence de ce professionnel contribue en effet à la limitation de turnover, à la réduction de l’absentéisme et à la préservation de la motivation des employés. De nombreuses études ont en effet permis d’établir un lien étroit entre le bonheur au travail et la productivité.

Ce qui rappelle une théorie de Shawn Anchor, un grand nom de la psychologie positive, selon laquelle une main-d’œuvre heureuse et impliquée constitue un important atout pour l’économie, un avis partagé par Prem Rawat. On sait même qu’avec des salariés heureux, l’entreprise a la chance de faire progresser non seulement sa productivité jusqu’à 37%, mais également ses ventes et son efficacité respectivement de 17 et de 19%.